Les films béninois sur l’ORTB dès le 21 janvier 2019!

Depuis 2017 que le blog existe, ce billet est le premier que j’écris avec beaucoup d’émotion et de fierté. En créant Ecranbenin, le rêve était de donner une bonne visibilité au cinéma béninois. Et, aujourd’hui, ce rêve est en train de devenir une réalité. La télévision nationale du Bénin a non seulement acheté des films béninois mais s’apprête à les diffuser pour le bonheur des téléspectateurs. Voici l’histoire:

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Tout a commencé par ce post

J’ai heureusement (ou malheureusement, ça dépend de qui voit) hérité du surnom « Grande Gueule » sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’un jour, alors que je taquinais des photographes, j’ai écrit un commentaire dans lequel j’ai accusé l’ORTB de ne pas diffuser les films béninois. J’ai alors été approchée par des responsables de la maison.

Au début, je flippais parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me suis donc rendue à la première réunion avec notre maman du cinéma béninois Christiane Chabi-Kao et la pétillante réalisatrice Kismath Baguiri. A cette réunion, loin de me blâmer, la responsable de l’ORTB que nous avions rencontrée était également d’accord sur le fait que notre télé devrait montrer nos productions et a proposé qu’on travaille sur ce projet.

Durant plusieurs mois, des cinéastes béninois et la télévision nationale ont travaillé en symbiose et vous verrez le résultat sur  vos écrans dès le 21 janvier 2019 juste après le journal télévisé de 20h.

Enfin, je pourrai servir une réponse aux nombreux messages que je reçois sur ecranbenin sur où et comment voir un film du Bénin.  Le plus dur est fait, les films béninois vont passer sur l’ORTB le reste est dans le camp des cinéphiles. C’est à vous maintenant de savourer ces films et de me dire surtout quand vous aimez et quand vous n’aimez pas. Progressivement, notre cinéma  prendra corps et dans quelques années, nous brillerons et révélerons notre pays.

Merci à l’ORTB pour cette belle aventure qu’elle permet aux cinéastes de vivre puisque le plus grand bonheur d’un réalisateur, c’est que son film soit vu.

Avec beaucoup d’amour et de fierté, je vous souhaite bon visionnage.

 

FIFF COTONOU 2019 CALL FOR ENTRIES

The ECRANBENIN association has the honor to bring to the attention of  professionals women filmmakers that the registrations  to the 1st edition of the International Women’s Film Festival of Cotonou are open from september 13th  to 17th  2019.

The selection has two main sections:

  • the official competition section of short films which is reserved for films by African women directors

NB: No film more than two (02) years of age on May 31, 2019 will be selected.

  • the out-of-competition section which is open to women’s filmmakers’ films from around the world:

– films addressing the problems women face;

– films highlighting the know-how or the path of a woman to inspire other women.

 

Any registration for the selection implies the acceptance of the terms and conditions of the first edition of the Cotonou FIFF https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Registration files are receivable at the email address at fiffcotonou@ecranbenin.net

FIFF COTONOU

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APPEL A FILMS FIFF COTONOU 2019

L’association ECRANBENIN a l’honneur de porter à la connaissance des femmes professionnelles du cinéma que les inscriptions pour la sélection des films de la 1ere  édition, prévue pour se tenir du 13 au 17 septembre 2019 , sont ouvertes.

La sélection comporte deux sections principales :

  • la section compétition officielle des films courts-métrages qui est réservée aux films de réalisatrices africaines

NB : Aucun film de plus de deux (02) ans d’âge au 31 Mai 2019 ne sera sélectionné.

  • la section hors compétition qui est ouverte aux films des cinéastes femmes du monde :

–  films abordant les problèmes auxquels les femmes sont confrontées;

– films mettant en exergue le savoir-faire ou le parcours d’une femme afin d’inspirer les autres femmes.

 

Toute inscription à la sélection implique l’acceptation des conditions et du règlement de la 1ere  édition du FIFF Cotonou https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Les dossiers d’inscription sont recevables à l’adresse électronique  au fiffcotonou@ecranbenin.net au plus tard le 31 Mai 2019

FIFF COTONOU

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(T) Here Global Festival : Le Bénin à l’honneur cette année.

Le Festival (T)here Global, organisé par l’université Sunny Purchase, à New York aux États-Unis fait un spécial focus sur le Bénin. Cette édition du festival permettra aux New-Yorkais de découvrir le Bénin à travers :
un concert donné par le groupe de musique béninois BIM (Bénin International Musical). Ce groupe réputé pour son mélange de chant vodoun et de modernité va poser ces valises pour la première fois aux Etats-Unis et y faire la promotion du drapeau tricolore;
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la Diva de la musique béninoise, Angélique Kidjo, première femme africaine à figurer dans le magazine Forbes et détentrice de 3 grammy awards animera une communication sur le thème : Artiste comme activiste;
Marie-Cécile Zinsou de la fondation Zinsou, elle donnera une conférence sur l’art panafricain contemporain;
le plasticien béninois Hector Sonon, déjà à New york pour une résidence artistique, qui fera une exposition avec un jeune photographe béninois, Audace Aziakou (Dah Photography).
Plusieurs autres conférences, colloques, goûters africains et autres activités sont également prévus. Des films seront aussi projetés à ce festival et, puisque nous sommes sur un blog cinéma, je vous offre un aperçu des films à voir à l’écran.
In search of Voodoo : Root to heaven de Djimon Houssou.
L’acteur hollywoodien d’origine béninoise, deux fois nominés aux oscars, fait son baptême en réalisation avec ce documentaire, lequel raconte l’histoire originelle du voodoo.
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Wax In the city de Elie Seonnet.
Dans ce documentaire, Flora coquerel (Miss France 2014 et franco béninoise) va découvrir le wax avec une Afrique dynamique, et positive. Elle se promène à Dantokpa, le plus grand marché ouest-africain situé à Cotonou; chez la nouvelle génération de designers Nanawax, Elie Kuame, dans les rues de Paris; en Hollande où se trouve la grande fabrique du wax, au Sénégal, au Burkina Faso,…pour comprendre le WAX.
Les films réalisés par les étudiants lors du voyage d’échange entre les étudians de l’ISMA (Bénin), ceux de Sunny Purchase (USA) et ceux de Ciné Institute (Haïti). Ces films, venus de différents pays et qui abordent des thèmes tels que la recherche de son identité culturelle, la famille, l’amour, la violence et autres, seront présentés au public.
Blanc-Noir et Heureux de Cornélia Glele
Ce film, qui a été produit par l’ISMA et réalisé par moi, sera aussi projeté pour la première fois aux États-Unis. Le film raconte l’histoire d’un photographe béninois, Cyrille Vito, qui va à la découverte des albinos afin de mettre en exergue un côté que personne ne voit jamais, le côté heureux de ces personnes.
(T)Here Global festival aura lieu du 27 au 29 septembre prochain à l’université Sunny Purchase. Si vous désirez en savoir plus, cliquez sur ce lien.   .Vous aurez le programme complet du festival et les détails sur la billetterie.
 

«  Noces précoces » : à voir ce vendredi

Vous n’aviez pas souvent l’occasion de voir des films béninois ? Je vous invite donc à découvrir avec moi ce vendredi 24 Aout 2018  « Noces Précoces ». Le film va connaître sa première projection à l’espace Bluezone Zongo à 17h.
Généralement je vois les films avant d’écrire mes articles mais spécialement pour celui-ci j’ai décidé de ne pas le voir afin de le découvrir avec vous. On fera donc le débriefing ensemble. J’ai donc reçu du réalisateur  Hodonou Childéric le synopsis du film afin que nous ayons une idée de ce qui nous attend le vendredi prochain.
Synopsis :
Marie (Floride Houngbedji)  14ans, en pleine adolescence  a été donnée en mariage au vieux Amoussou interprété par le talentueux James Salanon alias « Major ». La jeune fille est victime de viol venant de son époux et de divers maltraitance venant de sa coépouse Pascaline.
On aura donc affaire à un drame. Le film dure 15 minutes. Le réalisateur, les acteurs et l’équipe technique seront là pour répondre à vos questions et encaisser vos critiques.
Alors je vous dis à Vendredi ????
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Les amis de Tory : Le court métrage qui nous emmène à la découverte du Patrimoine Mondial.

Je partage avec vous aujourd’hui ma découverte de la semaine: Les amis de Tory. C’est une série, de quatre courts métrages réalisés par Ibrahim Tchan et un livre de coloriage pour enfants, que j’ai découvert récemment. Les deux ont été conçus dans le cadre des recherches de ce jeune étudiant béninois mais également afin d’aider les enfants à connaitre, aimer et agir en faveur de la conservation du patrimoine mondial. Ibrahim Tchan a reçu l’aide de ses collègues de l’association du Corps des Volontaires Béninois. Les courts-métrages  durent environ cinq minutes et chaque film nous fait découvrir des sites du patrimoine mondial au Bénin, au Togo et au Mali. Ils sont accompagnés d’une voix off qui, dans un style décontracté, raconte l’histoire du patrimoine puis fait sa description. Sur le compte Youtube de Ibrahim Tchan, on retrouve Les amis de Tory à Tombouctou au Mali.

Emergence 2018 : Le comité veut faire une fête du cinéma en grand.

En décembre dernier, j’étais à Lomé pour le festival émergence, une semaine de bonheur que j’avais partagée avec vous Ici.
L’appel à films pour Emergence 2018, prévu pour se tenir 13 au 18 novembre prochain, est déjà ouvert à tous les jeunes réalisateurs. Vous trouverez le formulaire à remplir sur www.emergencefilmfestival.com

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Les lauréats de la dernière édition du festival émergence


Pourquoi vous devriez vous y intéresser?
-Cinéphiles, commencez à libérer votre agenda dès aujourd’hui pour célébrer à Lomé le cinéma Africain. Il y aura assez de projections de films, autant en compétition qu’en panorama (le festival existe depuis 2014 et a déjà projeté plus de 100 films);
Pour les acteurs ou ceux qui rêvent d’embrasser le métier d’acteur, le festival prévoit une master avec la directrice de casting,française, Fabienne Bichet et la grande comédienne burkinabé Kady Traoré. Vous l’avez déjà vue jouer dans des séries burkinabé tels que Ouaga Love, Trac à Ouaga,A nous la vie…;
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L’actrice burkinabé Kady Traoré


Pour les organisateurs de festivals culturels, il y aura également un atelier sur l’Organisation de festivals avec des Expert tels que Alex Moussa Sawadogo de Ouga Film Lab, André Ceuterick qui a fondé le Festival de Film d’Amour de Mons et le Festival du Film Francophone de Namur et François Akouabou Adianaga qui s’occupe des voyages , de l’accueil et du séjour des festivaliers au FESPACO;
Pour les techniciens de cinéma ou les aspirants techniciens, il y aura une master class sur la réalisation des effets spéciaux. Je vous recommande vivement cette master puisque je rêve secrètement d’un film avec spécial, digne du studio, fabriqué chez nous en Afrique.
Voilà un aperçu de ce que le producteur et réalisateur , Joël M’Maka Tchedjre, prévoit pour cette cinquième édition du festival Emergence et je vous assure d’ores et déjà que j’y serai, avec toutes les personnes qui effectueront le déplacement.
Comprenez-vous maintenant pourquoi le titre Emergence 2018 : Le comité veut faire une fête du cinéma en grand ? N’hésitez pas à partager cet article et surtout, invitez vos amis réalisateurs à déposer leurs films sur le site du festival Emergence.

La série béninoise Ting Tang au cinéma dès le 13 Mai

Pour nous qui rêvons de voir des films béninois de qualité en mangeant du pop corn dans une vraie salle de cinéma, c’est un rêve qui deviendra bientôt réalité. La deuxième saison de la série béninoise Ting Tang sera projetée au public, en avant-première, le dimanche prochain (13 Mai 2018). Pour les personnes qui, comme moi, ont raté la première saison, je vous fais une mise à jour vite fait (je me suis aussi mise à jour).
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« Ting Tang » est une série comique, d’épisodes de 5 minutes, qui se déroule dans un quartier populaire de Cotonou, capitale économique du Bénin. Chaque épisode met en scène le chef de quartier (joué par le talentueux Dragomir) et ses administrés ou présente des scènes entre les administrés eux-mêmes. Dans un style humoristique, ils abordent les problèmes sociaux tels que la cybercriminalité, la pollution sonore commise par les églises, l’immigration clandestine, le sexe et l’argent, l’infidélité et les relations sexuelles intergénérationnelles.

Ting Tang est destiné au grand public et a pour ambition d’occuper le cœur des cinéphiles béninois, au détriment des télénovelas auxquelles les chaines de télévisions nous ont habitués et qui ne reflètent nullement notre quotidien.
Un autre point fort, c’est une série faite par 100% de jeunes. Elle est produite par Kebo Okioh de Claxik Media et réalisée par Kismath Baguiri. Alain Nounagnon a assuré la direction de la photographie et il y a eu avec eux de talentueux techniciens pour garder le clap, la caméra, les micros, les lumières…

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L’équipe technique choc de Ting Tang


Alors, puisqu’une image vaut mille mots, je vous invite à vivre vous-même l’ambiance de la série Ting Tang, au CanalOlympia de Wologuèdè, dimanche prochain à 17h (vous êtes au courant que CanalOlympia ne connait pas l’heure béninoise, n’est-ce pas ?). Les billets sont en vente à 3000 et 5000 Franc CFA au 62196060. A la fin de la projection, n’hésitez pas à me dire, ici en commentaire ou sur la page Facebook Ecranbenin, si vous avez aimé ou pas.
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5 raisons pour aller voir le film Lamb en projection au Bénin.  

 
Le samedi 5 mai 2018 à 19h, le film Lamb, du réalisateur éthiopien Yared Zeleke, sera projeté à l’espace Mayton sis à Abomey Calavi. Vous ne savez pas exactement pourquoi vous deviez voir Lamb ? Voici 5 bonnes raisons :
1– L’histoire  accrochant du film
Ce film, réalisé en 2015 et qui dure 94 minutes, raconte l’histoire d’Ephraïm  un jeune garçon éthiopien de 9ans, qui possède et adore une brebis appelé chuni. Ephraïm et Chuni passent toutes leurs journées ensemble. Après une famine ayant causé le décès de sa femme (la mère d’Ephraïm), le père du petit Ephraïm va en ville pour chercher du travail et confie l’enfant à son frère. Ephraïm n’aime pas cette nouvelle vie chez son oncle. Il décide de retrouver sa liberté le jour où l’oncle lui annonce qu’il devra sacrifier sa brebis pour le prochain repas de fête. Il veut partir et a donc besoin d’argent pour s’enfuir avec sa brebis. Il va enchainer plusieurs petits boulots afin de réunir la somme nécessaire. Va-t-il y parvenir ? Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes.

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Rediat Amare dans le rôle de Ephraim


2– Le décor du film
Le film est beau grâce aux jeux, aux costumes des acteurs mais aussi aux décors. Il a été réalisé dans certains villages éthiopiens et offre aux cinéphiles la nature, les montagnes et une belle végétation. Je vous laisse la Bande annonce du film afin que vous ayez un aperçu de ce que je dis.

3- L’amour entre Ephraïm et sa brebis
C’est un film dramatique, et à l’écran tout se focalise sur l’amour entre un être humain et un animal. Ils sont tellement mignons ensemble qu’après le film, vous vous demanderez si vous donnez autant d’amour et d’amitié à vos amis.  Et ce n’est pas parce que le film est dramatique qu’il fait pleurer, il y a plusieurs séquences qui vont vous faire énormément rire.
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Ephraim et sa brebis Chuni


 
4- La suite de la soirée
Le film sera projeté dans le cadre de la Semaine de l’Europe au Bénin, qui va se dérouler du 04 au 12 Mai 2018. Après la projection, il y aura une Causerie-débat sur le thème « Les jeunes béninois face à l’Europe et au monde: peurs, attentes, et espoirs ». Les échanges seront modérés par Monsieur Fernand NOUWLIGBETO, docteur ès Lettres et un représentant de la Délégation de l’Union Européenne.
5- Le conte de fée derrière le film
Après le film, Yared Zeleke espérait que son film participe à un grand festival tel que Cannes. Mais après l’annonce de la sélection officielle, il a été déçu de ne pas avoir vu son film en lice. Il a, par la suite, été repêché dans la catégorie « un certain regard ». « Une magnifique surprise qui a illuminé ma journée, ma semaine, mon année, ma vie » a-t-il confié au magazine Jeune Afrique. Découvrez ici toute l’histoire de la sélection de son film au festival de Cannes.
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Le réalisateur du long métrage Lamb Yared Zeleke


Crédits photos: Festival de Cannes, Critikat, ALAIN JOCARD / AFP

Fiche du film :
Pays : Ethiopie, France, Norvège, Allemagne
Genre : Drame
Durée : 94 minutes
Productrice: Ama Ampadu
Distribution (acteurs) : Rediat Amare, Indris Mohamed, Surafel Teka

« Ouaga girls» rompt avec les stéréotypes du sexe faible.

Mars, je l’ai dit, est consacré à la femme sur le blog. Je vous fais découvrir aujourd’hui Ouaga girls, un film réalisé par une femme sur les femmes.

Ouaga girls est un documentaire de 83 minutes, réalisé par Theresa Traoré Dahlberg, une jeune suédo-burkinabè. La réalisatrice signe, avec cette œuvre, son premier long métrage, à travers lequel elle nous plonge dans le bleu de huit mécaniciennes en formation à Ouagadougou.
Pourquoi ce film est-il top ?
J’aime les documentaires, mais j’aime encore plus Ouaga girls à cause de l’histoire qui est racontée. Des jeunes femmes venues d’horizon divers, ayant eu des histoires différentes : absence d’une mère pour l’une, maternité trop tôt pour une autre…, chacune des ouaga girls dégage une énergie, une envie de réussir dans le métier choisi, « la mécanique auto ». Dans la discussion, entre les filles du centre professionnel et les hommes qui s’étonnent de voir des filles avec des clés à molette sous des véhicules, on retient qu’il n’y a pas de métier exclusif pour les hommes ni pour les femmes.

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Il n’y a pas de métier exclusif pour les hommes ni pour les femmes


Une femme mécanicienne, on pourrait penser qu’elle perdrait sa féminité, mais ce n’est pas le cas de ces filles, qui prennent soin d’elles. La réalisatrice nous offre même un passage chez la coiffeuse où l’une des futures mécaniciennes se rend belle. La coiffeuse, un peu surprise d’ailleurs, lui jette un «  tes cheveux ne vont pas te déranger ?  », auquel elle répond : «  non, il suffit que j’attrape bien et je ferai mon travail ».
Elles savent aussi s’amuser, entre les potins en classe, les sorties dans les boites de nuit et les concerts. Des filles équilibrées en somme.
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Le film, contrairement à certains films documentaires, n’ennuie pas, les histoires racontées accrochent, les images sont très fluides, le son est également présent avec une belle musique de film, sur laquelle le père de la réalisatrice, Richard Saidou Traoré, a travaillé. On a l’impression, en suivant ce long métrage, qu’on est dans le film et qu’on est caché dans une pièce de laquelle on découvre le secret des huit Ouaga girls. On est partout : à la maison, à l’école, dans les lieux de détente, chez la psychologue, etc. On est même présent pendant les examens et on sait qui essaie de tricher ou pas.
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Bintou une Ouaga Girl et sa petite fille à la maison


La motivation de Theresa
J’ai suivi deux fois Ouaga Girls et, à la fin de la deuxième visualisation, j’ai discuté avec Theresa sur le film. Je sais que les films sur les minorités marchent bien mais je voulais comprendre ses motivations. Elle m’a répondu ceci : « Je suis intéressée par les sujets qui abordent les choix que nous faisons dans la vie. Ce qui se cache derrière nos décisions, comment la société nous influence. J’ai fait un premier film Taxi sister sur un chauffeur de taxi à Dakar. J’ai fait ensuite Ouaga girls que je trouve intéressant puisque ces filles sont comme des pionnières. Elles sont venues à l’école pour différentes raisons. J’ai eu envie de les suivre dans leur quotidien : école, maison, vie nocturne. Je voulais aussi faire un film où je pouvais laisser le cinéma fier, plein d’énergie et plein d’espoir et c’est que je crois avoir fait dans Ouaga girls ».
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Theresa Traoré Dahlberg


Je ne sais pas si ce billet vous a mis l’eau à la bouche mais si vous êtes intéressé et que vous vous trouvez à Ouagadougou ou en France, le film passe actuellement en salle. Par contre, si vous êtes hors de ces deux pays, aucun problème. Vous n’avez qu’à patienter car, il sera bientôt diffusé sur TV5 monde. Je vous dirai quand c’est le moment sur ma page Facebook. Aimez la page pour avoir l’information.  Cliquez ici
 

La mort au coin de la rue, un film de Fidèle Kossou

La mort au coin de la rue est un film documentaire de 26 minutes, réalisé par la journaliste-réalisatrice Fidèle Kossou. C’est son deuxième film après Mon repos, Ma vie, qui était dans la sélection officielle du festival clap Ivoire 2017.

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Fidèle Kossou, réalisatrice


La mort au coin de la rue sera en avant-première le  samedi 3 mars 2018, à l’espace Tchif de Cotonou  à  partir de 19h, et sera suivi d’un débat avec la réalisatrice qui exposera les conditions du tournage.
Le film traite de la vindicte populaire. Loin d’être un documentaire qui ennuie, il est dynamique entre images d’archive, extraits de film et témoignage de personne ayant subi et manqué la mort après une vindicte.  La mort au coin de la rue, c’est beaucoup d’émotions et la réalisatrice a même fait participer le slameur béninois Kmal, pour slamer l’une des histoires. J’avoue qu’il faut avoir une sacrée force pour ne pas fondre en larmes. Hormis les séquences sur la vindicte populaire, il comporte aussi d’autres histoires, comme celles sur le colonel Devy, les disparitions de sexe et sur les vieilles sorcières.

La qualité technique du film est également acceptable. L’image, le son et le montage du film ont été bien faits et, croyez-moi, vous ne verrez pas les 26 minutes passer.  Cependant, pour les personnes sensibles, il y a certaines images à éviter puisqu’on parle de vindicte populaire. Des images illustratives un peu choquantes ont été montrées. Prenez donc vos dispositions.
Les billets du film sont à 1000 francs CFA. Ecranbenin a offert cinq billets à certains de ces abonnés. Il s’agit de :

  • René Atcha
  • Sandra Adjaho
  • Lucrèce d’Almeida
  • Géovanny Laurias
  • Raoul Avadete

 

Festival Lagunimage 2018 : prenez le rendez-vous dès jeudi !

Le festival lagunimage se tiendra du 22 au 25 février prochain. C’est un festival qui a lieu tous les deux ans et qui existe depuis l’an 2000. Il est organisé par l’Association Lagunimage, fondée par la réalisatrice belge d’origine congolaise Monique Mbeka-Phoba. Le festival a connu une pause après l’édition de 2013 et revient cette année avec un éventail d’évènements digne d’un festival de films.
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«  Les métiers de l’audiovisuel et du cinéma » : c’est le thème de cette huitième édition. L’industrie du cinéma offrant plus d’une cinquantaine de métiers, des masters class et des formations sur les métiers du cinéma, qui ne sont pas très connus par ici et qui sont indispensables dans les productions sérieuses, auront lieu durant 5 jours. Si ces formations et master class peuvent vous aider à vous orienter, l’industrie du cinéma béninois ne vous dira que merci.
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Les masters Class
Il y en aura trois :
La première sera animée par Monique Mbeka-phoba. Elle fera une analyse comparée de trois courts métrages, de femmes cinéastes africaines : Sœur Oyo (réalisé par elle-même), Maman ( Maïmouna Doucouré ) et un troisième film réalisé par Akosuwa Adoma Owusu.
Arlesienne Sovi, l’une des meilleurs scripts de la sous-région, fera également une master class sur le métier de script. C’est le moment pour vous de découvrir ce métier, si vous ne le connaissiez pas.
La troisième master class sera animée par Aboubakar Badarou, sur le métier de régisseur au cinéma.

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Monique Mbeka-Phoba ©Brukmer


Les films
Au cours de ce festival, vous pourrez voir gratuitement des films réalisés par des béninois et des réalisateurs d’autres pays.
Vous aurez, par exemple, Bienvenue à Marly Gomont réalisé par Julien Rambaldi, un film dans lequel l’acteur béninois Sylvestre Amoussou a un rôle.
Bande de Fille de Céline Sciamma,Tey de Alain Gomis, La vie de château de Mody Barry, Mary Jane réalisé par le Camerounais Franck Olivier Ndema (qui sera d’ailleurs présent au festival). Cliquez ici pour avoir le programme complet des films à voir.
 
 

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Lieux de déroulement du festival Lagunimage
Les films seront projetés l’Institut Français de Cotonou, à l’espace Tchif, au Festhec, à l’espace Okpara culture, au Parking, à la place du marché de Godomey, au cercle et à l’ISMA.
Les masters class auront lieu à l’ISMA, à Video leader et à l’UPI ESTAC.
N’hésitez pas à vous offrir des soirées ciné en solo, entre amis ou en famille. Et surtout, partagez avec moi vos films coup de cœur.
Je partagerai avec vous le programme journalier du festival sur la page Facebook Ecranbenin

Black Panther : Mon voyage au Wakanda

Quand j’ai reçu l’invitation de Canal + pour voir Black Panther, j’étais un peu réticente pour deux raisons :
1- je ne suis pas vraiment fan des films de super-héros ;
2- je suis depuis un moment focus sur les films africains. Black Panther étant d’origine américaine, je n’étais donc pas vraiment intéressée.
Mais finalement, avec tout le tapage sur les réseaux sociaux et à la télé, je suis quand même allée au CanalOlympia de Wologuede pour voir le fameux film et je peux vous garantir que j’ai été bluffée.
 L’histoire
‘’Black Panther, c’est l’histoire du Prince T-Challa qui revient dans son pays, le Wakanda, pour régner après la mort de son père, le Roi. Le Wakanda est un pays africain isolé et très développé et leur technologie dépasse même celle des USA. Le Wakanda possède le vibranium, un minerai qui leur fournit toute leur puissance. Le méchant du film se nomme Erik Killmonger et est le cousin du roi T-Challa. Quelques années plus tôt, son père avait été tué par le père de T-Challa. Il vivait aux Etats-Unis et rentre maintenant au Wakanda pour prendre le trône. Mission qu’il a réussie. La suite se devine aisément. Un combat s’engage entre lui et T-Challa.’’
J’ai quand même été déçue du dernier combat. Pour ce que je sais des films de super-héros et de guerre, les derniers combats sont ouf, avec de grandes actions et sont généralement longs. Celui-ci était bref et pas si waouh que ça.

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T-Challa VS Erik Killmonger


 Les costumes et décors
Au-delà de l’histoire, ce sont les costumes et le décor du film qui m’ont impressionnés. Les peuples d’Afrique y sont représentés à travers les tenues des acteurs (les Peulhs, les Yoruba, les Maasai, les Himbale, les Touareg, les Ghanéens ; ce sont là quelques tribus que j’ai reconnus).
La nature est verte ; les cases, les arbres et les chutes d’eau sont vraiment identiques à ceux que nous avons en Afrique. La seule différence est que ceux-là ont été construits dans un studio à Atlanta (USA).
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Le Wakanda


Les femmes du Wakanda
Le roi T-Challa a peut-être vaincu son ennemi mais cela n’aurait pas été possible sans les femmes. Elles constituent la colonne vertébrale du film. Trois femmes principalement ont contribué à la mission de T-Challa :
1- Nakia (Rôle interprété par Lupita Nyong’o) : elle est l’amoureuse du roi T-Challa ; et, en tant que telle, elle est avec lui et le soutient dans toutes ses missions, lui apporte ses conseils et se bat quand c’est nécessaire. Elle a une sacrée force.
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Lupita Nyong’o dans Black Panther


2- Shuri : C’est la sœur de T-Challa et le cerveau technologique du Wakanda. Elle possède un laboratoire, fabrique les costumes et gadgets de combat. Elle a même réussi à guérir un blessé par balles en 24heures. C’est l’Einstein wakandaise
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Letitia Wright dans le rôle de « Shuri »


3- Danai Guira : l’actrice américaine et zimbabwéenne, qui a fêté ses 40 ans le 14 février dernier, incarne le rôle d’Okoye, chef des guerrières du Wakanda. C’est grâce à elle que le combat final, entre pro et anti T-Challa, n’a pas dégénéré. Sa devise et celle des Dora Milage (nom de son équipe) est Le Wakanda pour toujours. Elles se battent donc jusqu’au dernier souffle pour leur pays.
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Danai Gurira la générale des Dora Milaje


Voilà ce que je peux partager avec vous après ma visite au Wakanda. Je vous recommande ce film qui passe actuellement dans les salles CanalOlympia. Vous allez aimer.
Crédit photos: Marvel Studios

Appel de dossiers/Formation en acting

Dans le cadre de la journée internationale de la femme (JIF) 2018, Ecranbénin organise une formation en acting au profit de 15 jeunes femmes de 18 à 35ans résidant au Bénin.
La formation se déroulera en deux sessions d’une journée chacune les 24 et 25 mars 2018 à Btech space sis à Casse Auto.
La formation est gratuite et donne droit à une attestation.
Les actrices ou aspirantes actrices intéressées peuvent envoyer à ecranbenin@gmail.com , les documents suivants avant le10 mars 2018:
Formulaire dûment rempli à télécharger ici👉 formulaire d’inscription formation Ecranbenin
Une photo de bonne résolution
Une Biographie
Un CV
 
Ecranbénin a été créé en 2017 et est un blog dédié au cinéma béninois et africain. Cette formation en acting pour les actrices ou les aspirantes actrices se déroule sur deux sessions de deux journées animées par des actrices de renommée internationale permettant aux femmes de travailler leurs jeux d’acteurs, l’appropriation des rôles, le stress… La première journée sera théorique et permettra de connaitre les bases de l’acting et la seconde journée sera pratique. Sur la base d’un scénario, les femmes vont interpréter des rôles afin de mettre en pratique ce qui sera appris le premier jour.
La responsable du projet :
Cornélia Glele
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Trois films africains à voir à la St Valentin

Hello les cinéphiles amoureux ou célibataires ! J’espère que vous vous portez bien. Aujourd’hui, c’est la St Valentin et j’ai voulu, en cette période, voir des films d’amour africains afin de vous les proposer. Durant mes recherches, j’ai compris que les africains n’étaient pas vraiment dans le feeling «  ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Les réalisateurs optent, beaucoup plus, pour un mélange de drame et de romance. Je vous propose donc, dans ce billet, trois films que j’ai vus et qui parlent d’amour
Ben et Ara de Nnegest Likké (Cameroun/USA)
Ce film éthiopien et américain de 84 minutes est un mélange d’histoire d’amour et de religion. Il raconte l’histoire de Ben, un étudiant préparant un PhD en philosophie très poussé vers la raison et d’Ara, (rôle interprété par Constance Ejuma) une jeune femme musulmane qui ne jure que par Allah. La raison ou la foi ou encore l’amour ? Ce film est un mélange de tragédie et de magie. Ce n’est pas pour rien qu’il a remporté autant de prix dans les festivals (Festival international du film panafricain de Canne, écrans noirs, African Movie Academy…).

 
 
 
 Pacte de Joël Tchedré (Togo)
Si vous suivez Pacte, vous ne ferez jamais un pacte de sang, ni avec votre amoureux ni avec personne d’autre d’ailleurs . Dans ce film, on a affaire à un couple, lié par un pacte de sang pour la vie et la mort. La femme meurt et revient hanter son mari « préféré ». Elle est partout et le dérange sans cesse. Exaspéré, il se donne finalement la mort pour la rejoindre. Il dure 17 minutes et a été réalisé par le togolais Joel Tchedre. Le film a participé à plusieurs festivals tels que le FESPACO , le FESTICAB, et le Toukountchi au Niger.

Miranda de Blaise Ntedju (Cameroun)
David est beau et riche mais ne parvient pas à trouver une femme sincère pour l’aimer. Elles veulent toutes de son argent. Il finit par rencontrer Miranda, se déguise en pauvre et prend le nom de Valentin. Les deux filent le parfait Amour. Cependant, la mère de Miranda est contre cette relation. Pour elle, sa fille mérite mieux. Elle tente, sans succès, de la donner en mariage à un riche homme du village. Miranda découvrira plus tard que son Valentin lui avait menti sur sa situation financière et elle le rejette,se sentant trahie. Mais l’amour étant plus fort et sous l’influence de sa mère, elle retourne vers lui. Même si j’ai trouvé un peu brusque cette façon de dire Non et Oui par la suite, ça reste un beau film à voir en couple le 14 février pour ceux qui rêvent d’une soirée cinéma.

Ma liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à me proposer d’autres films africains sur la même thématique si vous en connaissez

« Capoeira », le film de Samson Adjaho sur le puissant héritage africain en avant-première

Le 31 janvier prochain ne sera pas un jour ordinaire à l’espace Tchif de Cotonou. Il y aura, ce jour, l’avant-première du film documentaire «  Capoeira, puissant héritage africain ». Le film est produit par   Mamoudou Fassassi et réalisé par Samson Adjaho qui nous avait parlé il y a quelques semaines du métier de réalisateur. C’est donc pour nous l’occasion d’apprécier le travail de ce réalisateur. J’ai suivi le film en exclusivité et j’ai fait une interview afin de vous mettre dans le bain de ce à quoi vous aurez droit lors de sa projection.
De quoi parle le film ?
Capoeira puissant héritage africain, est un film documentaire de 30 minutes. Il parle du parcours de combattant de Mamoudou Fassassi, contremaitre et pratiquant de la Capoeira. C’est un jeune passionné de capoeira qui a tout sacrifié pour cet art. J’ai voulu aussi relier l’histoire des aïeuls des origines à cette danse qui raconte le vaillant parcours de nos aïeuls.

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Mamoudou Fassassi contremaître de la capoeira


Comment le projet est-il né ?
Je pratiquais une danse, cousine de la capoeira, qu’on appelle le moringue. J’ai créé ensuite une troupe pour cette danse-là. Mamoudou Fassassi faisait partie de mes élèves. Je l’ai trouvé attentif et visionnaire. Je lui ai confié par la suite la gestion du groupe. On s’est revus longtemps après ; Moi étant cinéaste, on a eu l’idée de faire un film sur la danse pour la faire connaître aux Béninois. Dix ans après, il m’a appelé pour me rappeler qu’on n’avait toujours pas fait notre film. On s’est vus et avec une caméra et une lumière, on l’a tourné.
Qu’est-ce que ça fait de faire un film sur le producteur de son film ?
(Rire) Il n’y a pas un sentiment particulier. C’est un film que j’ai co-produit. C’est vrai qu’en tant que producteur, il avait un certain veto mais quand vous avez la même vision que celui qui produit votre film, généralement ça passe. On n’est pas toujours d’accord sur certains points mais en fin de compte, tout s’est bien passé.
L’équipe du film est vraiment restreinte. Est-ce un choix ou une contrainte financière ?
L’une des particularités majeures du documentaire, c’est qu’il ne nécessite pas de gros moyens. Il est vrai que les moyens n’étaient pas suffisants pour le film mais on n’a pas été inquiet puisqu’on ne sort pas le grand jeu pour ce genre de film.
Il y a quelques erreurs dans le film, notamment la variation du son par moment. Est-ce également un choix ?
Oui il y a des erreurs avec le son, ou lors des interviews. On voit, par exemple, un interviewé regarder un peu trop haut et ainsi de suite. J’ai vu ces erreurs et j’ai laissé passer parce que dans ce film on est plus focus sur le message que sur l’aspect technique. Notre ambition, c’est que tous les enfants du Bénin découvrent cette danse qui a un rapport avec nos racines plutôt que d’être attachés au twerk et autres.
Il y a des extraits d’autres films utilisés dans le film. Quels arrangements avez-vous fait avec les producteurs de ces films?
Vous savez, quand vous respectez le droit moral et que vous ne dépassez pas 8 à 10 secondes d’une œuvre que vous citez et qui est en harmonie avec votre œuvre, vous n’avez pas de problème. C’est ce que nous avons fait dans le film. Nous avons utilisé de courts extraits en citant les auteurs.
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Extrait utilisé dans le film


Vous êtes apparu deux fois dans l’oeuvre. Qui a dirigé l’équipe pendant que vous répondiez aux questions de l’interview ?
Je n’avais pas d’assistant réalisateur donc malgré ma position d’interviewé, je dirigeais l’équipe. C’était amusant. Je faisais cadrer et je vérifiais le plan avant de répondre aux questions.
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Dans le second plan du film où on vous voit, vous jouiez à la PlayStation. Quel est le lien avec la capoeira ?
Je m’identifie beaucoup au personnage d’Eddy Gordo, qui est le personnage mythique capoeira du jeu vidéo Tekken. Cette image, c’est pour montrer comment cette danse a évolué jusqu’à atteindre une dimension planétaire. Tous les enfants qui jouent aux jeux vidéo connaissent la capoeira à travers Eddy Gordo. C’est un film qui rassemble toutes les sensibilités pour montrer aux jeunes que ce personnage qu’ils ont l’habitude de voir, transmet la même émotion que ce dont nous parlons.
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Eddy Gordo tekken 6 ©creative uncunt


L’écriture, le tournage, la post-production ont duré combien de temps ?
Toutes ces étapes ont pris environ une dizaine de mois. L’écriture a pris environ deux mois. On a tourné à Cotonou, Dassa, Agoué ; ça a pris un peu de temps. Et la post-production a duré environ 6 mois. On n’a pas bossé sous pression.
Votre film sera en avant-première le 31 Janvier à l’Espace Tchif de Cotonou. Après cette grande projection, quel sera son destin ?
Le destin du film, c’est éventuellement les festivals ; c’est surtout les projections dans toutes les villes et dans tous les villages du Bénin. Faire connaître l’histoire de la capoeira, les chants de la capoeira, les danses de la capoeira à chaque enfant du Bénin. C’est vraiment ça le grand objectif.
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La série béninoise « Deuxième chance » saison 2, sur A+ dès le 21 avril.

Imaginez une classe de niveau primaire ou secondaire avec des élèves de plus de 30 ans ; vous devinez l’ambiance ? C’est cela « Deuxième chance ».
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1684554018266067&id=729977640390381
 
Dans la série, produite avec la participation de la chaîne A+, le réalisateur Prince Ogoudjobi présente une classe de cours pour adultes, fréquentée par une dizaine d’élèves qui n’ont pas eu la chance de terminer leur cycle scolaire. Ces élèves se sont donc inscrits au cours « Deuxième Chance » pour améliorer leur niveau en français.

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Une photo de classe (élèves et professeurs) du cours deuxième chance


J’ai vu quelques épisodes de la série et je peux vous garantir que vous allez exploser de rire. «  Deuxième chance », ce n’est pas comme l’école classique que nous avons fait avec cours magistraux et compos après. Non !!! Ici, on vous enseigne sur la base des expériences vécues par les élèves. Et rassurez-vous, ils vivent de sacrées histoires. Entre les histoires de sexe, de religion, d’argent, de corruption et autres, il y a toujours un nouveau mot à apprendre afin de rentrer chez soi moins bête. Et on bavarde même en classe (pour leurs âges ils bavardent aussi bien que les enfants du CM1). Chaque épisode dure 13 minutes.
Dans la série, on retrouve des acteurs béninois qui nous ont fait nous tordre de rire il y a quelques années, dans d’autres productions. Vous aurez affaire à Zinko Pierre (Eléphant mouillé), Grâce Agnila, Madison Zossoungbo (de la série Nelson et Madison), Alexandre Atindoko (Alèmèdjè) et bien d’autres. On va rire à l’ancienne mais plus devant nos DVD mais plutôt devant A+, qui la diffusera en exclusivité dès le 21 avril 2018.
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Fiche du film
Réalisateur : Prince Ogoudjobi
Scénariste : Jean-Claude Hellequin
Producteur : Prince Ogoudjobi
Durée : 13 min
Genre : société
Type : série TV
Pays : Bénin

 

Festico 2018 : Le festival pour rire, rire et rire

Partagez cet article jusqu’à ce qu’il parvienne au dernier réalisateur spécialisé dans le genre comique.
J’ai découvert depuis peu une nouvelle et belle génération d’humoristes africains sur facebook. Leur mode opératoire : de courtes vidéos qui vous font rire jusqu’à vous arracher parfois des larmes. Et parlant de rire, le Cameroun organise depuis 6 ans déjà un festival pour mettre en valeur les œuvres comiques. Alors cette année, Ecranbenin s’associe à ce festival africain du rire. L’appel à film est lancé depuis un moment et je souhaite la participation de plusieurs réalisateurs africains (il faut que l’Afrique gagne). Donc dans ce court billet, je vous fais découvrir le Festico.
Le Festico, qu’est-ce que c’est?
Le festival international du film d’humour et de comédie de Yaoundé FESTICO (festival des images comiques) existe depuis 2013. C’est un festival destiné uniquement aux œuvres comiques. Cela change un peu du drame auxquels les cinéphiles sont habitués dans les festivals.

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Badges Festico 2018


Particularité de la 6e édition du Festico ?
Cette année, il y aura une distinction spéciale dénommée Jean MICHE KANKAN, qui va récompenser l’ensemble de la carrière d’un artiste humoriste.
De plus, il y aura des projections de films comiques pour enfants en présence des élèves des établissements primaires afin de les initier au cinéma.
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Jean-Miché Kankan, artiste humoriste camerounais décédé le 13 février 1997


Quel genre d’œuvre peut être inscrit au Festico ?
Les drames sont d’office éliminés, on est d’accord. Par contre, les films comiques dans le genre fiction, comédie dramatique, satire, farce, burlesque, humour noir, documentaire, spot publicitaire, magazine, téléfilm, comédie musicale, sitcom, série tv, film d’animation, canular, gag, spectacle de stand up / one man show filmé, pièce de théâtre peu importe la durée, peuvent être soumis au comité de sélection du festival.
Comment y participer ?
Le festival est prévu pour se tenir du 2 au 5 Mai 2018 à Yaoundé au Cameroun. Pour participer, il suffit d’écrire via la boîte postale 2545 YAOUNDE-MESSA / CAMEROUN avec une fiche d’inscription et deux (2) DVD du film, avant le 15 avril 2018. Pour avoir la fiche d’inscription, cliquez Ici et pour obtenir le règlement général Ici.
Si vous avez des soucis, contactez, ecranbenin@gmail.com  ou engoferdinand@yahoo.fr ou encore feliciaasseh@gmail.com .
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Une réalisatrice présente son film durant la dernière édition du Festico


En attendant de vous retrouver à Yaoundé pour savoir quel film nous fera le plus rire, je vous souhaite une belle année 2018, une année pleine de rire et de succès.

5 choses à savoir sur les « CanalOlympia »

La dernière news cinéma au Bénin, c’est bien sûr l’ouverture du CanalOlympia Wologuédè. Enfin les personnes qui n’ont pas eu la chance d’aller dans une vraie salle de cinéma, de voir des films devant des bols de popcorn pourront rectifier le tir. Personnellement, j’ai déjà testé trois salles CanalOlympia (Cotonou, Ouaga et Lomé) et je peux vous rassurer, j’y ai passé d’agréables instants à voir de bons films. Mais bon, j’ai eu quand même un peu froid à cause de la climatisation qui était à fond (comprenez, je suis frileuse).
 
Trêve de bavardage, je vous propose plutôt un court billet des 5 choses à savoir sur les CanalOlympia :
1- C’est une salle de cinéma qui appartient au groupe Vivendi et le nom CanalOlympia est le contracté de Canal+ et de Olympia en référence à la mythique salle de Paris qui appartient au même groupe.
2- Les fondations du premier CanalOlympia, ont été posées le 27 septembre 2015 à Conakry en Guinée et la première salle a été inauguré le 10 janvier 2017 toujours à Conakry.
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3- CanalOlympia existe à Douala (CanalOlympia Bessengue) Yaoundé (CanalOlympia Yaoudé1), Conakry (CanalOlympia Kaloum), Niamey (CanalOlympia Hippodrome), Lomé (CanalOlympia Godopé) Cotonou (CanalOlympia Wologuédé) Ouaga (CanalOlympia Yennenga), Dakar (CanalOlympia Terranga).
4- La comédie dramatique française Primaire  réalisée par Hélène Angel est le premier film a avoir été projeté dans un CanalOlympia
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5- Avec un intérieur capable d’accueillir 300 personnes, Il redonne le goût des films en salle aux cinéphiles des pays qui n’avaient plus de salle de cinéma comme le Bénin Et le Sénégal.
Eh bien,je crois qu’après avoir lu cet article, vous en savez un peu plus sur les CanalOlympia. Mais puisque l’on dit qu’il vaut mieux voir une fois qu’entendre mille fois, ne vous privez pas d’une bonne séance de film seul, en couple, entre potes ou en famille…

Ouverture de rideau pour le Festival Bénindocs 2017

Du 15 au 22 novembre, le Bénin va connaître la quatrième édition du festival «  BéninDocs Festival International du Premier Film Documentaire ». C’est un festival de film documentaire organisé par l’association Africadoc-Bénin. Son but, c’est d’encourager la diffusion des premières œuvres documentaires auprès du public et faire connaître le travail des jeunes réalisateurs.
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Thème de l’édition 4
L’Edition de cette année a pour thème «  Résistance…Entre Ecueil, Survivre en Inventant ». Vous verrez donc des documentaires qui abordent les thématiques « comment faire le pont entre le traditionnel et le moderne, entre le passé et le futur ».
Marraine du festival
Penda Diouf, la jeune Auteure-dramatuge sénégalaise est la marraine du BéninDocs4. Elle a, à son actif, six pièces publiées. Elle a écrit « Poussière », sa première pièce, à 19ans et plusieurs autres pièces qui ont fait le tour du monde. Ses thèmes favoris d’écriture sont le racisme, le sexisme et l’oppression. Il est clair donc qu’elle a des choses à partager avec le public durant ce festival.
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Lieux de déroulement du Bénindocs4
Les films seront projetés à Porto-Novo (au palais des Migan et Aimonlonfidé) et à Cotonou (à l’institut Français et à l’ISMA) selon le programme sur l’image ci-dessous.

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Programme du Festival Benindocs4


Films à voir
Au total 23 films documentaires de création seront projetés au public béninois. Parmi ces films, j’ai trois coups de cœur que je vous recommande vivement.

  • Alpha Blondy, Un combat pour la liberté. C’est un film de 90 minutes (comme un match de foot) réalisé en 2010 par Dramane Cissé et Antoinette Delafin. Le film retrace la vie musicale, spirituelle et politique de l’artiste ivoirien. Il se bat pour la paix en Côte d’Ivoire et en Afrique et son arme, c’est la musique. C’est d’ailleurs le seul documentaire sur l’artiste jusqu’à ce jour.
  • Une démocratie africaine. C’est un film de 72 minutes réalisé en 2016 par Pierre Loti Simo. Dans le film, le réalisateur et son équipe nous emmènent dans un village du Cameroun ou la monarchie a toujours régné pour voir si la démocratie, tel que prônée aujourd’hui, peut cohabiter avec la monarchie. Ils nous font tout simplement découvrir la démocratie monarchique.
  • Marie Curie, Une femme sur le front. Pour les féministes et autres défenseurs de la femme, c’est le film qu’il vous faut. Dans ce film, Alain Brunard nous présente Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie. Elle a été une personne remarquable durant la guerre de 1914. En effet, grâce à sa fille et à l’aide d’un ami médecin, elle a équipé les camionnettes des soldats de matériels de radiographie. Son implication dans la survie des soldats dans cette guerre a rendu populaire la radiographie qui, dans le temps, était banalisée.

Voilà pour mes trois coups de cœurs. Je n’ai pas encore vu tous les films à l’affiche mais je suis sûre que je découvrirai d’autres films tout aussi intéressants que ceux cités. N’hésitez par suivre les projections du Bénindoc4 qui sont gratuites et surtout, partagez avec moi vos coups de cœur ici en commentaire ou sur la page facebook du blog Ecranbenin.