Ensemble disons « Allez l’ecureuil » à Olivier Medjigbode

 

Hello je sais que c’est la période la CAN  et que tout le monde est préoccupé par la victoire des écureuils, ne vous en faites pas je le suis aussi. Mais comme on a l’obligation d’être champion partout  je viens vers vous afin qu’ensemble nous poussions un écureuil du cinéma : Olivier Olabode Medjigbodo.

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Olivier Olabode Medjigbodo

Olivier est un  jeune réalisateur béninois  spécialisé dans les documentaires. Il a été formé à l’institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA-BENIN) en réalisation Cinéma et TV, il a  réalisé en 2014: AVO (Le Rituel) un  court métrage de 13min, en 2018 il a réalisé le  film documentaire Sur les traces du Raphia Hookeri. Ce que j’aime chez Olivier c’est qu’il est convaincu de la richesse du Bénin. Pour lui, Le Bénin est tellement riche culturellement  que jamais on ne pourra finir de faire des documentaires sur notre pays.  Il a d’ailleurs ardemment travaillé sur le projet de diffusion de film béninois sur l’ortb dont je vous avais parlé ici.

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Affiche du film Talibé, Co-réalisé par Olivier Medjigbodo.

Olivier est bon, ce n’est pas moi qui le dit. C’est sa sélection à   l’« International Documentary Masterclass « Interdoc » » c’est un évènement qui  est organisé par le Independent Film Center “Filmart” depuis 2011 en Serbie. Chaque  année, 10 jeunes réalisateurs dans le monde sont sélectionnés et on les aides à perfectionné leur futur projet de film documentaire.  C’est une opportunité unique pour tous ceux qui souhaitent développer leurs compétences en documentaire- scénarisation et réalisation de documentaires de création.  Alors sur les milliers de dossier reçu on peut être fière de dire qu’un jeune béninois fait partir des 10 meilleurs jeunes réalisateurs du monde.

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Olivier sur un plateau de tournage.

On peut le dire ou laisser cette raison de fierté rester un rêve. Pourquoi ???? Olivier n’est pas en mesure de financer à 100% son voyage. Il doit prendre en charge son transport et son visa pour la Serbie   qui lui revienne à un peu moins de 2 millions de franc CFA. Je vous demande donc de l’aider en contribuant financièrement à son voyage.

Nous croyons en nos footballeurs ??? Croyons aussi en nos cinéastes et soutenons-les.

Pour aider Olivier : Contactez le sur le 00229 96551330

Ou écrivez-nous via la page facebook de Ecranbenin ou via notre mail info@ecranbenin.net nous transmettrons fidèlement.

 

 

Lucie Memba Bos, la fée du cinéma camerounais

Hello par ici !!! C’est le dernier article  de l’année. J’ai choisi à Ecranbenin de vous présenter à la fin de chaque année, une femme cinéaste qui m’a marquée. Après Vero Beya Tshanda l’année dernière, je nous emmène au Cameroun pour découvrir la fée du cinéma du 237. Et ce n’est pas moi qui la traite de fée, c’est son surnom.

Bonjour la fée camerounaise. Présente-toi pour mes lecteurs stp.

Merci à Ecranbenin  d’avoir pris la peine de m’inviter. Je suis Lucie Memba Bos, actrice et productrice camerounaise. Je fais des films en anglais et en français.

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Lucie était membre du jury au festival migration d’Agadir 2018

 

 

On parle beaucoup de toi en tant qu’actrice mais très peu toi comme productrice et c’est cette casquette qui m’intéresse. Alors, comment passe-t-on d’actrice à productrice ?

L’actorat est ma première casquette. J’ai commencé comme actrice. Puis film après film, j’ai constaté que la production était réduite et pas régulière au Cameroun.  Je  me suis dit qu’il ne fallait pas attendre à chaque fois qu’on m’appelle pour travailler et alors, j’ai décidé de produire des films dans lesquels je pourrai me mettre en valeur, avec des personnages qui me parlent véritablement. C’est comme cela que je suis passée d’actrice à productrice.

En tant que productrice, quelles sont les œuvres que tu as à ton actif ?

Mon premier bébé en tant que productrice s’appelle Paradis. Il a  été tiré de la série Paradis sur laquelle j’avais déjà travaillé. J’ai coproduit ensuite  Ntanapi, qui a eu le prix du meilleur film camerounais et de la meilleure actrice au festival Ecran noir en 2014. Mon label de production LMB production a également coproduit le premier film de guerre camerounais  la Patrie d’abord  de Thierry Ntarmak, dans lequel j’ai également joué le rôle principal.

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La Patrie d’abord fut nominé aux trophées francophones du cinéma 2017

 

 

Concrètement, qu’est-ce que le rôle du producteur sur les projets ?

Le producteur, c’est celui qui se bat pour trouver les moyens humains, financiers, techniques et même spirituels. Le producteur doit aider le film à passer de l’écriture à la réalisation. Il doit trouver tous les moyens dont le projet a besoin pour se matérialiser.

 

Est-ce difficile de trouver l’argent pour les films ?

(Rire) Absolument, surtout dans le contexte africain. C’est difficile partout dans le monde, Hollywood, Bollywood mais c’est pire en Afrique centrale parce qu’on n’a pas une véritable industrie, un canal de distribution des films ; du coup, les investisseurs n’ont pas envie d’y mettre de l’argent puisqu’ils ont peur de la rentabilité du film et c’est logique. Mais avec de la volonté et de la passion,  on arrive à se battre pour pouvoir produire des films. Et je crois que progressivement, nous deviendrons aussi géants que nos voisins du Nigéria qui ont commencé petitement.

Quelles doivent être les qualités d’un producteur ?

Question difficile parce que je crois que les qualités sont personnelles.  Mais je pense qu’être smart, être capable de convaincre les sponsors et de trouver les fonds sont les caractéristiques que tous les producteurs doivent avoir en commun. Le producteur porte une grande casquette, toute la chaine dépend de lui, donc il doit rentabiliser pour faire vivre son équipe. Il doit aussi avoir une bonne ligne éditoriale.

Quelle est la ligne éditoriale de LMB prod ? Ou es-tu ouverte à toutes sortes de projets ?

Je suis ouverte à toutes sortes de projets porteurs. Je travaille sur des projets qui parlent parce qu’un film qui ne vous parle pas finit dans le tiroir et ce n’est pas la place d’une œuvre d’art.

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On voit bien qu’elle aime l’art

Si un jeune béninois ou africain a un projet et est à la recherche d’un producteur pour son film, comment te contacte-t-il ?

A cause des difficultés financières, je ne produis que les films dans lesquels je joue.  Lorsque la boite de production grandira, je les produirai avec beaucoup de plaisir et ils pourront me joindre en passant par toi, Ecranbenin.

Dernière question : imagine toi séquestrée par des individus, ils serrent ton cou, tu vois la scène ? Et là ils te disent « Lucie, aujourd’hui tu dois choisir entre l’actorat et la production ».

(Rire) Ton schéma est bizarre hein. Question piège ! Je choisirai l’actorat parce que c’est un métier qui me passionne et dans lequel je m’épanouis. Je l’aime, c’est mon premier amour.

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Lucie et moi à la fin de l’entretien

Crédit photo: Page FB Lucie Memba Bos

FIFF COTONOU 2019 CALL FOR ENTRIES

The ECRANBENIN association has the honor to bring to the attention of  professionals women filmmakers that the registrations  to the 1st edition of the International Women’s Film Festival of Cotonou are open from september 13th  to 17th  2019.

The selection has two main sections:

  • the official competition section of short films which is reserved for films by African women directors

NB: No film more than two (02) years of age on May 31, 2019 will be selected.

  • the out-of-competition section which is open to women’s filmmakers’ films from around the world:

– films addressing the problems women face;

– films highlighting the know-how or the path of a woman to inspire other women.

 

Any registration for the selection implies the acceptance of the terms and conditions of the first edition of the Cotonou FIFF https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Registration files are receivable at the email address at fiffcotonou@ecranbenin.net

FIFF COTONOU

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APPEL A FILMS FIFF COTONOU 2019

L’association ECRANBENIN a l’honneur de porter à la connaissance des femmes professionnelles du cinéma que les inscriptions pour la sélection des films de la 1ere  édition, prévue pour se tenir du 13 au 17 septembre 2019 , sont ouvertes.

La sélection comporte deux sections principales :

  • la section compétition officielle des films courts-métrages qui est réservée aux films de réalisatrices africaines

NB : Aucun film de plus de deux (02) ans d’âge au 31 Mai 2019 ne sera sélectionné.

  • la section hors compétition qui est ouverte aux films des cinéastes femmes du monde :

–  films abordant les problèmes auxquels les femmes sont confrontées;

– films mettant en exergue le savoir-faire ou le parcours d’une femme afin d’inspirer les autres femmes.

 

Toute inscription à la sélection implique l’acceptation des conditions et du règlement de la 1ere  édition du FIFF Cotonou https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Les dossiers d’inscription sont recevables à l’adresse électronique  au fiffcotonou@ecranbenin.net au plus tard le 31 Mai 2019

FIFF COTONOU

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Ciné229Awards 2018: Les nominés

Le Ciné 229 Awards est une soirée, organisée par l’Association Terre d’ébène, au cours de laquelle , les acteurs du cinéma béninois sont célébrés. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. L’édition 2018 va se dérouler le 8 décembre prochain au CanalOlympia Wologuede. En attendant voici la liste des nominées dans les 16 catégories. Votez dès maintenant pour votre réalisateur préféré en  cliquant sur ce lien

1- MEILLEURE AFFICHE DE FILM (Documentaire)

  • Fidèl Hounhouede
  • Olivier Medjigbodo
  • Boris Kouakou
  • Prudence AdoukonouMULTI-PANEL - AFFICHE DOCUMENTAIRE.png

2- MEILLEURE AFFICHE DE FILM  (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • Beaucejour Akodjenou
  • Marie-Pierre Dossou

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3-  INTERPRÉTATION FÉMININE

  • Idayatou Ibrahim
  • Marielie Dangnivo
  • Mazidath Bello MULTI-PANEL - INTERPRETATION FEMININE.png

4-  INTERPRÉTATION MASCULINE

  • Julio Avanhoun
  • Thomas Chakla
  • Josué Otou

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5- MAQUILLAGE DE FILM

  • Leyla Adje-Chabi
  • Emeuraude Houenon
  • Eunice Adande
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6- MEILLEUR MONTAGE (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Bilal Bababodi
  • Boris Kouakou
  • rudence Adoukonou

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7- MEILLEUR MONTAGE (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • George Gougnon
  • Elodie Guedeme

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8- MEILLEURE MUSIQUE DE FILM (Fiction)

  • Esaie Dakossi
  • Didier Guedou
  • Raunad Sagbohan

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9- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Documentaire)

  • Eudon Houessou
  • Alain Nounagnon
  • Marcelin Alosse

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10- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Fiction)

  • Lariaus Honvo
  • Geff Atindegla
  • Abraham Hounkanrin

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11- MEILLEURE RÉALISATION ( fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc Francisco

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12- MEILLEURE RÉALISATION (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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13-MEILLEUR SCENARIO  (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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14- MEILLEUR SCENARIO (Fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc FranciscoMULTI-PANEL - SCENARIO FICTION.png

15-  MEILLEUR SON (Documentaire)

  • Amoureck Hounleba
  • Gaetan Akpasso
  • Marcelin Alosse
  • Hugues Bossoudaho

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16- MEILLEUR SON (Fiction)

  • Didier Guedou
  • Constant Tevoedjre
  • Jean-François Amehounkpe

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Voilà les nominés de l’édition 2018 du ciné229Awards. Vous aimez le travail de l’un d’eux? soutenez le en votant sur ce lien

Témoignage : J’ai occupé le poste de scripte sur une fiction

Le weekend dernier le réalisateur béninois Yaovi Amehounkpe m’a invité sur son plateau. Il m’a proposé le poste de script. Je savais que j’allais vous parler de ce poste à travers une interview avec une vraie scripte afin qu’elle nous explique en quoi consiste son job. Je le ferai mais en attendant, je partage avec vous  ce à quoi mes trois journées de tournages ont ressemblées.
Conférence de production
La veille du tournage, Le réalisateur a réuni l’équipe technique, il nous a expliqué pourquoi il a voulu de nous dans son équipe, ce qu’il attend de chaque personne et comment les trois jours de travaux vont se dérouler. Il m’a mise en relation avec Céline Atcho qui a occupé ce poste sur plusieurs plateaux. Céline m’a donc expliqué mes taches, elle m’a présenté comment on remplit la fiche de script et tous ce que je devais faire en tant que script.
 


Le job de script
Etant un film à petit budget j’avais en charge le clap également. Le matin, je notais toutes les séquences à tourner afin que le réalisateur se concentre sur ses acteurs. Je notais les informations de chaque séance sur le clap et j’annonçais après chaque REC (mis en marche de la caméra). Dès qu’on finit de tourner une séquence je note dans ma fiche de script si le son et l’image étaient bons. Ceci permet au monteur une fois le tournage achevé, de savoir qu’elles sont les prises qui sont exploitables et celles qui ne le sont pas. Le script est donc la mémoire du tournage, il doit savoir si toutes les séquences ont été tournées,  est ce que les dialogues prévues dans les différentes séquences sont respectées, est ce que le raccord est juste (Cliquez ici pour comprendre la notion de raccord au cinéma) et quelle est la qualité des séquences tournées.
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Je dois claper avant chaque scène


L’expérience
Au début j’avais un peu flippé n’étant pas sur mon territoire (mon truc c’est le documentaire) mais l’équipe de tournage a été vraiment sympathique avec moi. Il n’y a pas eu de discrimination. Les régisseurs  se sont assurés qu’on soit bien logés et nourris et que la cohésion règne dans l’équipe. On a donc au-delà du tournage passé d’excellents moments de blagues et de détentes à Dogbo (commune ou à lieu le tournage)
 

 
Le film
Je n’ai pas le droit dévoiler le film tant qu’il n’est pas sorti mais n’ayez pas peur nous aurons l’exclusivité. Je peux juste dire que c’est l’histoire d’un garçon béninois qui a été éduqué par un expatrié. Une fois âgé, le jeune homme essaie de retrouver ses parents biologiques.  Le film a connu la participation du célèbre acteur béninois Alexis Adadji  alias Tonton J et de certains autochtones de Dogbo qui à la fin m’ont fait gouter le Sodabi (alcool traditionnel béninois)  de Adja. La ligne éditoriale du blog n’étant pas culinaire je n’en dirai pas plus.
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Selfie avec Tonton J et Florida Zossoungbo (assistante caméra)


Des bisous

Festival de Cannes: la membre de jury Khadja Nin en 12 dates

Le festival de Cannes bat son plein en France depuis le 8 mai dernier et un jury de huit personnes a été constitué, pour apprécier les 21 longs métrages en compétition. Dans ce jury, on retrouve une seule africaine en la personne de Khadja Nin, chanteuse Burundaise. Je vous propose donc quelques dates essentielles de la vie de la seule jurée ne venant pas de l’univers du cinéma :
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27 juin 1959 : Jeanine Rema Ntiruhwama a vu le jour. Elle a 7 frères et sœurs et est la fille de l’ancien ministre Jean Ntiruhwama. Petite, elle chantait déjà dans la chorale ;
1973 : au moment de former son groupe, elle choisit le pseudo de «  Ka Jeanine » qui signifie « petite Jeanine », pseudo qui devient avec le temps Khadja Nin ;
1975 : Agée de 16 ans seulement, elle quitte son pays pour aller étudier au Zaïre (ancien nom de la République Démocratique du Congo) ;
1976 : Elle rencontre son futur mari. Elle part avec lui dans la forêt pour s’occuper des lodges pour les touristes. Elle devient maman cette année-là ;
1980 : Avec sa famille, elle immigre en Europe. Son mari décède peu après et elle enchaîne plusieurs petits boulots pour subvenir aux besoins de son fils. Plus tard, elle se marie avec Jacky Ickx, pilote automobile belge. Ils vivent entre Monaco et le Mali ;

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Khadja Nin et son époux Jacky Ickx ©reporters


1985 : Elle rencontre le célèbre musicien Nicolas Fiszman qui s’éprit de sa voix. Les deux travaillent sur ses morceaux;
1992 : Son premier album voit le jour et connaît un succès fou. Elle chante dans les langues de son pays : le Swahili et le Kirundi.
1994 : Son second disque «  Ya Pili » naît. Elle donne de nombreux concerts ;
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1996 : TF1 fait de son troisième album « Sambolera » le tube de l’été. Ceci donne plus de visibilité à la diva burundaise ;

2002 : Khadja Nin quitte la scène musicale. Elle s’engage dans le social, lutte pour la paix ainsi que pour le droit des femmes ;
2007 : Elle se produit au Burundi. Le pays vient de connaitre la guerre civile. Dans son pays, elle marche toujours pieds nus.
2018 :Khadja Nin est membre du jury du prestigieux festival de film de Cannes aux côtés de Cate Blanchett, Lea Seydoux, Kristen Stewart et plusieurs autres professionnels du cinéma.
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Crédits photos: – ©page Facebook Festival de Cannes
-©Reporters
-©AFP

Nicole Dadjo, maquilleuse  de cinéma : « C’est un terrain quasi vierge »

Nicole Annick Dadjo est esthéticienne et maquilleuse sur les plateaux de films et exerce le métier depuis plusieurs décennies. Elle a été maquilleuse sur tous les films de Prince ogoudjobi (le réalisateur de la série Deuxième chance qui passe actuellement sur A+) et a également travaillé sur plusieurs autres productions béninoise, burkinabé, anglaise ; etc. Nicole enseigne le maquillage dans les écoles de cinéma. Elle m’a invité à suivre un de ses cours, l’interview a été réalisée juste après.
 
 
Nicole, qu’est-ce que le maquillage plateau et en quoi diffère-t-il du maquillage simple ?
Le maquillage plateau est un maquillage qui se fait au cinéma. Il tient compte du scénario. Quand le maquilleur reçoit le scénario, il le lit, fait son propre dépouillement et crée des maquillages en fonction de ce qui est écrit dans le scénario.  Il fait des effets au besoin, réalise le maquillage en fonction de l’éclairage du plateau et du lieu du tournage. Il faut donc avoir des notions de cinéma, être créatif, être rapide et avoir de la finesse alors que dans un maquillage simple on se contente juste de maquiller le sujet selon l’évènement.
Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce métier ?
Au début, je détestais le maquillage. Je ne me maquillais même pas. Puis j’ai eu un boulot et dans la boîte, le maquillage était exigé. Plus tard, je me suis intéressée au cinéma et j’ai travaillé sur la production du film  Voyage à Ouaga . Sur le plateau, j’ai rencontré une grande maquilleuse qui s’appelle Amy Zouré. J’ai été fascinée par son travail. J’ai donc décidé de faire du maquillage plateau. Je me suis inscrite pour la formation à Paris-Bénin Esthétique et  j’ai ensuite bossé sur le tas pendant deux années. J’ai notamment travaillé sur les plateaux du réalisateur nigérian Tundé Kelani. Après, j’ai complété ma formation dans une école française à Arras. A tout ça, s’ajoutent les livres que j’achète, les recettes que je teste.

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Du miel, du café et d’autres ingrédients secrets pour fabriquer le faux sang pour les plaies


Quel est le projet sur lequel tu as eu du plaisir à travailler ?
J’éprouve du plaisir sur tous mes projets mais mon préféré reste Le retour du roi mais le film n’est pas encore sorti. J’aime ce projet parce que j’ai vraiment fait du progrès côté création. Je me suis surpassée et ça me rend vraiment fière.
Parlant fierté, qu’est-ce qui te rend vraiment fière dans ton métier ?
Je suis fière quand je finis mon travail sur un plateau et les gens disent « Waooh ! Le maquillage est beau. C’est vraiment réussi…»  ça me rend très fière. L’autre chose qui me rend fière, c’est partager ma connaissance avec les personnes que je forme.
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Un étudiant content après qu’on ai réalisé sur lui un saignement du nez et un hématome ? il devait pleurer normalement pour faire le jeu mais trop content du résultat il a tout le temps rigolé


En maquillage que réussis-tu le plus ?
Les plaies (rire) je les réussis, et à chaque fois, j’arrive à créer une nouvelle technique de plaie. Je crée aussi des matériels locaux parce que c’est cher d’importer des trucs d’Europe. Je n’utilise plus le latex par exemple mais je continue de faire des plaies. Je fabrique moi-même les pâtes à modeler.
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Elle adore réaliser les plaies. Pendant le cours ses élèves ont eu droit à plusieurs techniques, celle de la pâte à modeler, celle du coton, celle de la cigarette…


Qu’est ce qui serait assez fort pour te dissuade d’exercer ton métier.
(Longue réflexion) je ne sais pas. Je n’ai pas encore trouvé un truc qui réduit mon amour pour le maquillage plateau. J’ai du plaisir à maquiller.
Quelles écoles recommanderais-tu à quelqu’un qui voudrait embrasser cette carrière ?
Au Bénin et en Afrique, je n’en connais pas vraiment. Je lui recommanderais de se faire former sur le tas d’abord et ensuite compléter sa formation en Europe. Mais si la personne dispose de moyens, elle peut directement aller dans une école en Europe. Je recommande aussi de se faire former en esthétique parce que c’est important de connaître la peau sur laquelle on veut travailler afin de ne pas irriter les gens. il y a aussi Youtube aujourd’hui elle pourra voir les tutoriels. Il faut aussi faire beaucoup de stage afin d’avoir la main.
Ok !trouve-t-on  vraiment du travail dans ce domaine ?
C’est un terrain assez vierge. Il n’y a pas beaucoup de maquilleurs dans l’industrie donc c’est vraiment facile d’avoir à faire. De plus, avec toutes les écoles de formations en réalisation, c’est sûr qu’il y aura de plus en plus de tournage.
Dernière question pour toi, les maquilleurs sont-ils bien payés sur les plateaux ?
Le maquilleur est payé au même titre que les autres techniciens. 50 milles franc CFA la journée. Mais au Bénin ce n’est pas toujours ça.
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Nicole montre la réalisation d’un maquillage du jour à ses étudiants


 
 
 

Huguette Goudjo, Costumière de cinéma et fière.

Huguette fait partie des perles du cinéma béninois. Assez discrète, on n’entend pas vraiment parler d’elle. Moi je l’ai découvert en discutant avec le producteur congolais Rufin Mbou Mikima. Il m’a dit : « le Bénin a de très belles personnes dans le cinéma. Je travaille d’ailleurs avec une chef costumière du Bénin pour le second long métrage de Françoise Ellong,  que je produis au Cameroun ». J’étais stupéfaite : une costumière béninoise ? difficile d’y croire. J’ai alors décidé de mener ma petite enquête sur cette dame et ce que j’ai découvert est juste époustouflant. Son CV est une merveille et elle s’impose, peu à peu, comme une figure importante du cinéma africain. Elle a été costumière sur L’œil du cyclone de Sékou Traoré (2015), Vindicte de Ange-regis Hounkpatin (2016), Walay de Berni Goldblat (2017), Cessez le feu de Emmanuel Courcol (2017), ou encore Kuntak de Françoise Ellong (2018),entre autres. Elle est actuellement au Bénin et j’ai sauté sur l’occasion pour la rencontrer, afin de vous faire découvrir le métier de costumière de cinéma.

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Rufin Mbou Mikima et Huguette Goudjo


Qu’ est ce qu’ une costumière de cinéma ?
C’est une technicienne du cinéma qui s’occupe, surtout au moment de la préparation du film, de gérer les costumes, de parler avec le réalisateur et de comprendre sa vision, dans le but de décider du costume qui ira à chaque acteur du film.
Je crois que costume, ici, signifie vêtement. Est-ce à dire que le costumier est un couturier ?
Oui. Quand on est costumier, on doit forcément avoir la base, le B-A BA de la couture. Moi je dessine parfois les croquis de ce que je veux, pour aider le styliste.
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Huguette costumière sur le film l’œil de cyclone avec l’acteur Burkinabé Rasmané Ouedraogo


Où as-tu appris ce métier ?
Sur le tas. Après mon bac, je suis entrée à l’université où j’ai commencé le secrétariat, mais je n’aimais pas ça. Je ne me voyais pas assise derrière un bureau. Et quand je suivais le journal avec ma mère les soirs, je lui disais : « tiens, cette journaliste est mal habillée » et ma mère me refoulait, genre « toi tu sais quoi des habits et du style ». Avec le temps, j’ai compris que je voulais évoluer dans un domaine ayant un lien avec les habits et j’ai fini par choisir le métier de costumière. J’ai reçu des cours en ligne de costumières françaises et c’est ainsi que je suis devenue costumière.
Te rappelles-Tu de ton premier film ?
C’était en 2008. Dix ans maintenant. C’était « Deuxième bureau » de Sanvi Panou. J’ai été sollicitée par un technicien de Laha Productions pour prendre le scénario. J’ai flippé parce que c’était mon baptême de feu et je n’avais que mes cours, appris dans des documents. Je n’avais ni coach ni mentor. Je me demandais si je serais à la hauteur. En fin de compte, j’ai réussi ce test et il n’y a eu aucune erreur de raccord. J’étais fière de moi. Après cela, le réalo m’a rappelée pour faire la série entière. J’ai été très chanceuse et cela m’a servi de publicité car, la série est diffusée sur certaines chaînes tv de certains pays sous-régionaux
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Huguette costumière sur le film béninois « le retour du roi » réalisé par Roger Nahum


Tu sais, je me promène souvent sur les plateaux des réalisateurs et je ne vois pas vraiment de costumière. Le métier te fait-il vivre ou chômes-tu souvent ?
(Rire) C’est vrai que ce métier est très saisonnier. Tu peux chômer pendant six mois avant d’avoir un nouveau contrat. Mais au Bénin, on ne travaille presque jamais parce que la qualité des œuvres n’impose pas, encore, la présence d’un costumier. Il y a beaucoup de postes qui ne sont pas sollicités sur les plateaux dont celui de costumier. Donc, on est obligé d’avoir des contacts à l’étranger et d’aller bosser sur les projets hors du Bénin.
Il est vrai que c’est ton gagne-pain mais, en toute honnêteté, ne penses-tu pas qu’on peut se passer de ce poste, surtout sur les petites productions ?
Cela est impossible si tu veux avoir un bon résultat. On dit souvent que les postes du cinéma sont complémentaires, donc quand un poste manque, on le ressent sur la version finale du film.
D’accord. Parlons cash à présent. Les costumiers gagnent-ils gros sur les plateaux ?
(Rire pendant un bon moment) Cela dépend de votre contrat. Mais sur une bonne production, le costumier peut être à 50 milles francs par jour et ça, c’est quand il veut bosser gratis, parce que c’est un travail épuisant. Maintenant, si le tournage est long, vous pouvez négocier sous forme de forfait et avoir 4-5 millions pour 30 jours. L’autre chose, c’est que sur les productions, on joue souvent le rôle de costumier et d’habilleur, qui est normalement un autre poste du cinéma. Cela fait que notre cachet est vraiment un forfait.
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Huguette a travaillé sur le film « Kuntak » de Françoise Ellong. Le film n’est pas encore sorti


Si un jeune a envie de suivre tes pas, que doit-il faire pour devenir costumier ?
Je le prends tout de suite avec moi. Au Bénin, je n’ai jamais vu une personne s’intéresser à ce métier. Je n’ai pas d’assistant donc je pourrai le prendre avec moi afin de partager mes connaissances avec lui. Je l’emmènerai sur mes plateaux, au Bénin ou à l’étranger, pour qu’il puisse s’exercer. Je recommanderais quand à ces jeunes, qui ont envie d’embrasser cette carrière, de voir des films, de faire attentions aux costumes et à tous les détails qui y figurent, selon le personnage, etc..
Huguette, c’est la fin de l’entretien que je te laisse conclure..
Merci Cornélia. Je vais simplement dire que j’aime mon métier, j’adore ce que je fais. Et je voudrais partager ceci avec toutes les personnes qui travaillent dans le cinéma : «  il faut être humble ». Quand on n’est pas humble, on n’est pas compatible avec le cinéma.
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Huguette et moi. On a passé un bel après-midi


Crédit photo: Huguette Goudjo

Guy Kalou nous dit tout sur le métier d’acteur de cinéma

Il s’appelle Guy Kalou. Il est ivoirien, acteur de cinéma, producteur et depuis quelques temps, réalisateur cinéma. Il a fait une visite flash au Bénin, et étant l’un des meilleurs acteurs francophones (c’est mon avis), je l’ai rencontré afin de lui soutirer tous les secrets pour être bon acteur. L’interview a duré environ une heure et c’était « G E-N I- A L ». On a beaucoup rigolé et Guy faisait tout le temps la comédie. Je crois que c’est pour me rappeler que j’étais devant un acteur de cinéma. Trêve de blabla, voici l’interview.
 
Bonsoir Guy. Comment avez-vous découvert l’actorat ?
Par hasard. C’était en 2005, je bossais dans une entreprise de cosmétique et au détour d’un déjeuner avec une amie, j’ai vu une affiche de casting. Elle m’a incité à y aller vu que j’ai l’habitude de les faire rigoler au bureau. J’ai tenté ma chance. C’était mon premier casting. Environ dix jours après, on m’a appelé pour me dire que j’étais retenu pour le rôle principal. Je n’y croyais pas du tout. J’ai même dit au réalisateur qu’il était fou puisque j’avais zéro expérience. L’aventure a commencé comme ça avec le film Le clash. Le réalisateur s’appelle N’goh Raymond
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Et après Le clash, les tournages se sont se sont succédés …
Avec beaucoup de chance, après Le clash, il y a eu Dr Boris, Coup de force conjugal, ensuite Illusion perdue, Exil intérieur , Interprète, Brouteur… J’ai enchainé les tournages ce qui m’a permis de m’améliorer et aussi de me positionner comme acteur de cinéma en Côte d’Ivoire.
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D’après mes lectures sur vous, on vous classe toujours parmi les meilleurs de la Côte d’Ivoire et c’est aussi mon avis. C’est quoi le secret ?
Règle Numéro 1: il faut croire en soi et ne pas devenir acteur juste pour se faire voir. C’est un moyen de s’exprimer et il faut le sentir; je pense qu’on le sent. Lors de votre premier rôle, c’est à vous de déterminer si c’est votre chemin ou pas. Avant de faire une école d’actorat, Dieu doit déposer un petit don en vous. Il faut ensuite professionnaliser ce don en allant se faire former, en allant se frotter à des anciens. Et il faut également garder les expériences que vous enchainez sur les plateaux. Il faut être humble, modeste. On ne donne qu’aux humbles. Et l’humilité vous ouvre des portes. En gros, il y a le don, l’humilié et aller à l’école professionnelle et celle des ainés.

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Guy Kalou sur un plateau de tournage


Un bon acteur, est- ce celui qui peut incarner tous les rôles ?
Pour moi c’est impossible. C’est mon avis. Une personne ne peut pas incarner tous les rôles. Le personnage, avant d’être psychologique, il est d’abord physiologique donc il faut correspondre aux critères physiques. Ensuite, il y a le critère psychologique. On a beau être le meilleur acteur, on ne peut pas faire tous les rôles. Un acteur, qui veut vraiment faire carrière, doit être sélectif. Si vous ne sentez pas un rôle, ne le faites pas, même pour de l’argent. Un jeu d’acteur raté dans un film peut briser une carrière.
Quelles sont les difficultés du job ?
Ici en Afrique, puisque c’est l’aire géographique que je maîtrise , on a plusieurs difficultés. D’abord on n’a pas de boulot tout le temps, donc difficile de vivre uniquement de son métier d’acteur. Après, quand il y a des productions, les budgets sont restreints. Parfois, on joue dans des films car on a envie d’exister ,mais on finit d’exister mais on ne vit pas.
Je suis sûre que tout n’est pas mauvais. Quel est le côté chic de votre métier ?
Le fait de rentrer dans différents personnages. Le cinéma est une arme et c’est d’ailleurs pourquoi je fais uniquement du cinéma d’engagement.
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Comment fait-on pour être un acteur célèbre ?
La célébrité, on ne l’achète pas, on ne la construit pas. Elle vous accompagne selon que vous posez un pas, bien ou pas. Ne venez pas au cinéma pour être célèbre, venez pour être de bons acteurs, des gens qui jouent juste. Ça vous amènera la célébrité.
Crédit photo: Page Facebook Guy Kalou

L’incroyable histoire de Véronique Tshanda Beya.

Avec Vero, On a commencé à travailler sur cet article depuis Aout-Septembre 2017, mais j’ai tenu à le mettre comme dernier article sur le blog pour une seule raison : elle est l’actrice africaine de l’année et il faut clôturer avec elle (lol). On l’a vue sur toutes les chaînes et dans tous les magazines(enfin,ceux qui suivent l’actualité cinématographique) . Elle a interprété avec brio le rôle de Félicité dans le film éponyme réalisé par Alain Gomis. Cette femme forte, drôle et humble, grosse inconnue de tous avant 2017 a une histoire digne d’un conte de fées.
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Avant Félicité le casting…
Etre actrice a toujours été son rêve mais, n’ayant pas eu de soutien, elle a rangé ce rêve au placard. Elle a fait des études de science commerciale et de marketing. Sans boulot, elle a enchaîné de petits jobs, et fait du commerce « informel » dans sa ville Kinshasa. Une amie connaissant sa passion pour le théâtre, lui a proposé de participer au casting du film Félicité et elle a tenté sa chance. Deux mois, après elle n’avait toujours pas eu de suite et s’est imaginé un échec. Elle a finalement été invitée à passer un second casting puis un troisième et un quatrième et a obtenu le rôle principal du film devant des comédiens professionnels. Son incroyable histoire d’actrice commence là.

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Vero Beya pendant le tournage de Félicité


Félicité
Dans le Film d’ Alain Gomis, la belle congolaise incarne le rôle de Félicité, une chanteuse, mère d’un garçon de 16ans. Un jour son fils a un accident. Pour sauver, ce dernier d’une amputation, Félicité se lance dans une quête désespérée à travers la ville. Elle parcourt ses relations pour trouver l’argent nécessaire, elle est parfois prise en pitié, parfois très humiliée. Vero a brillement tenu le rôle, ce qui lui a valu sa fulgurante ascension.
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De la vente de vêtements aux tapis rouges et festivals
Après des séances de répétition, des mois de tournages et de post-production, le film a été présenté pour la première fois à Berlin en Allemagne. C’est le début des red-carpet pour notre star congolaise qui a ensuite enchaîné les apparitions sur plusieurs festivals, des passages à la télé et des interviews. Le film a eu un palmarès de ouf (grand prix du jury à la berlinade 2017, Etalon d’or de Yennenga au Fespaco 2017, nominé parmi les 9 films -sur 91-de la short liste de la catégorie du « meilleur film long métrage » en langue étrangère de la 90è Edition des oscars du cinéma aux Etats-Unis).
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Vero Beya sur Le Walk of Fame


2018…
L’actrice dont l’histoire rappelle celle de Rachel Mwanza (actrice congolaise aussi) a promis ne pas disparaitre des écrans. Elle va continuer dans l’arène cinématographique et aurait des surprises pour très bientôt. 2018 c’est dans quelques jours et on a hâte de voir ce que tu nous réserves Vero.
Crédit Photo: Page Facebook Vero Bea & Félicité

Le métier de Directeur de la photographie en 7 questions

Alain Nounagnon est directeur de la photographie et connaît depuis quelques années, un essor dans le métier. Nanti d’un Master of fine art en gestion de production, spécialité lumière, il travaille dans le cinéma et a déjà collaboré avec des réalisateurs de plusieurs pays. Il a, par exemple, travaillé comme premier assistant Directeur photo avec Kwaku Alston et Hervé Cohen sur, respectivement, « In the search of Voodoo » de Djimon Hounsou (si si, le fameux documentaire qu’on attend tous de voir) et Kids Against Malaria de Jon Fine. Ils sont unanimes : le gars connaît son job. Je l’ai donc rencontré et, devant des boissons fruitées, il m’a parlé du métier de Directeur Photo.
Qu’est ce que c’est que la tâche du directeur photo ?
Le directeur de la photographie ou chef opérateur prise de vue,  c’est celui-là qui est responsable de l’image lors d’une production cinématographique.
La tâche du directeur de la photographie est de veiller, lors d’un tournage, à la qualité technique et artistique de l’image. Le cadreur est là pour exécuter les ordres du directeur photo. Il intervient avant,  pendant et après une production cinématographique.
Avant une production cinématographique,  c’est lui qui définit la caméra à utiliser,  les objectifs,  les angles de prise de vues, les filtres,  les lumières et qui établit le découpage technique avec le réalisateur. Après le tournage, il a l’obligation de suivre le bon déroulement de l’étalonnage afin qu’on ne modifie pas la teinte qu’il a donnée au film.
Mais pourquoi le métier s’appelle Directeur de la photographie alors que le DP n’est pas sur le plateau pour prendre des photos ?
(Rire) j’attendais cette question !!! C’est vrai qu’on a des points communs mais ce n’est pas le même métier. Le DP crée la lumière alors que le photographe peut prendre les photos et les retoucher après. Maintenant, pourquoi la dénomination directeur de la photographie ? Je ne sais pas.

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Sur le plateau du film documentaire Okuta la pierre de Aymar Esse


Avec quelles personnes collabore t-il le plus sur un plateau ?
Le directeur de la photographie travaille en étroite collaboration avec le réalisateur. Il est le chef de l’équipe images. Il dirige les assistants-directeur de la photographie,  les cadreurs, les machinistes,  les électriciens en général et travaille aussi en post-production avec le monteur.
Ne peut-on pas se passer du DP sur un plateau surtout si on n’a pas beaucoup d’argent ?
Il est impossible de se passer d’un directeur de la photographie sur un plateau de tournage.
Mais malheureusement chez nous, ce métier n’est pas du tout connu. Ici par exemple, le producteur te parle de restrictions budgétaires et donc te paye juste pour venir cadrer son film. Et là, par passion, tu es obligé de jouer deux rôles :   celui du cadreur et du directeur de la photographie. De plus, tu as obligation de résultat.
Dois-je comprendre que ce sont les cadreurs qui deviennent DP ?
Pour devenir un directeur de la photographie, le processus normal est de faire une école de cinéma, faire tout au moins un Master 2 en gestion de l’image, spécialité lumière.
Par ailleurs, il est nécessaire de comprendre qu’être directeur de la photographie c’est une question de pratique et d’expériences.
Pour la petite histoire,  avant d’être un chef opérateur de prise de vues digne de ce nom, il faut d’abord être stagiaire de l’équipe image sur plusieurs productions, ensuite être cadreur sur plusieurs productions pendant des années et être assistant-directeur photo sur plusieurs années également afin d’acquérir beaucoup d’expérience. Après l’étape d’assistant, on peut maintenant t’appeler directeur de la photographie. En résumé,  c’est vrai qu’il faut au minimum 5 ans d’ études dans une école de cinéma,  mais pour être un directeur photo,  c’est plus la pratique et l’expérience afin de pouvoir acquérir l’aptitude nécessaire qu’il faut.
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Sur le plateau de tournage de « kids Against Malaria » De Jon FINE


Quel est le matériel du directeur photo ?
Il utilise tout ce qui touche à l’image, les gélatines, les lampes, la caméra, les objectifs,etc.
Est-ce un métier qui paie bien en Afrique ?
(Rire)merci d’avoir précisé en Afrique, car quand les productions internationales viennent ici,  on souffle un peu.  On ne vit pas encore totalement de notre métier,  on vit plutôt par passion pour le métier…

Festival Emergence 2017 : le palmarès

Emergence 2017, c’est complètement fini. C’est à Anoumou Amekudji (critique cinéma), Angela Aquereburu (productrice-réalisatrice), Emerson Ayivor (producteur) et Aymar Esse (réalisateur) qu’ a échu la tâche de récompenser les plus méritants parmi les 23 films en compétition.
Voici le palmarès de la 4ème édition du Festival Emergence :
Meilleur film fiction et Meilleure interprétation masculine : Pile à l’heure de l’Ivoirienne Mariam Doumbouya.
Le film, long de 16 minutes, raconte l’histoire de ZOKO un jeune ouvrier. Un jour, il emprunte la pinasse pour se rendre au boulot. Lors de la traversée, il tombe sous le charme du discours de ZEZE, un tradi-praticien qui vante les mérites d’un produit spécial dénommé ‘’Pile à l’heure’’. ZOKO l’achète en espérant l’utiliser avec sa nouvelle conquête, Bijou. Frustré par ses mésaventures passées, il décide de quadrupler la dose contrairement aux prescriptions de ZEZE. Malheureusement, une fois à l’hôtel, le surdosage provoque une terrible diarrhée qui l’empêche, à son grand désarroi, de concrétiser ses fantasmes. Cliquez là pour voir la Bande-annonce du film.

Meilleur film documentaire : Comme si on a plus de valeur de Clemens de Souza du Togo.
Personnellement, je pense que c’est le meilleur film du festival du point de vue histoire. C’est un documentaire de 26 minutes qui nous transporte dans l’univers des malades mentaux. Le réalisateur promène sa caméra dans les rues de Lomé et nous fait découvrir le quotidien de ces personnes que nous appelons péjorativement « les fous »

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Clemens de Souza (en chemise noire) meilleur réalisateur documentaire


Prix spécial du meilleur son destiné uniquement aux films togolais et meilleure Interprétation féminine : Brigitte du réalisateur togolais Gilbert Bararmna-Boukpessi
Dans le film, Nassiba Tchassanté interprète le rôle de la grande sœur courageuse. Ses parents sont décédés et elle doit se battre pour que son jeune frère survive à un cancer. Pour avoir l’argent nécessaire afin de le sauver, elle se propose comme mère porteuse d’un riche couple. Malheureusement, après l’accouchement elle connaît des complications et meurt en couches.
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Nassiba Tchassanté, meilleure interprétation féminine


Coup de cœur du jury : La peau de caméléon du réalisateur français Remy Jennequin
Ce film peint un militant togolais « caméléon ». Il est à la fois partisan du parti de Faure Gnassingbe et de celui de jean-Pierre Fabre. Il change de couleur et de discours mais un jour il devra choisir.
J’ai trouvé le film assez instructif et drôle avec un excellent jeu d’acteur. Mais je pense que pour un sujet aussi sensible que la politique, le réalisateur aurait pu utiliser des pseudonymes pour représenter les partis et les noms de leurs leaders contrairement au schéma qui nous a été présenté.
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Le preneur de son sur la production reçoit le prix pour Rémy Jennequin


Le prix spécial de la réalisatrice offert par l’association infos ciné est revenu à la réalisatrice malienne Hawa N’diaye pour le film documentaire L’absence.Le documentaire de 13minutes raconte l’histoire d’une jeune fille qui a souffert de l’absence de son père. Ce dernier est plus occupé par les affaires de la mosquée que par sa propre famille.
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Voilà le récapitulatif des vainqueurs de cette quatrième édition du Festival Émergences. Les Écureuils du Bénin n’ont pas eu de prix. Souhaitons leur donc bonne préparation et bonne chance pour la cinquième édition du festival qui est déjà en téléchargement.
 

Marthe-Carmelle Okoumassoun l'écureuil du Bénin au festival Emergence.

Le festival émergence est un festival de court-métrage fiction et documentaire qui se déroule chaque année au Togo. La quatrième édition du festival  démarre demain à Lomé au Togo. 23 films sont en compétitions pour obtenir les précieux lauriers du festival et dans la catégorie des films documentaires, le Bénin est représenté par le film Egba Omondjagoun. Réalisé par Marthe-Carmelle Okoumassoun, ce film dure 12minutes 59 secondes. A la veille de son départ pour Lomé, j’ai rencontré la jeune réalisatrice à qui j’ai posé quelques questions afin de faire découvrir son film au public béninois.

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Selfie de l’équipe de production pendant le tournage


En une phrase, qui est Marthe-Carmelle Okoumassoun ?
C’est une jeune fille qui se bat et qui a une licence en journalisme. Je suis également l’auteure-réalisatrice du film Egba Omondjagoun.
Parlant de Egba Omondjagoun, de quoi traite le film et pourquoi ce titre ?
C’est un documentaire qui parle du clan princier de Dassa. Ce clan n’est pas très connu et même certains fils de Dassa n’y connaissent pas grand chose. J’y ai alors consacré un film. Je l’ai ainsi titré parce que tout le monde dit généralement Omondjagoun mais la vraie appellation est Egba Omondjagoun parce qu’ils viennent de Egba au Nigéria.
A quel moment toi  as-tu découvert les Omondjagoun de Dassa ?
J’ai toujours eu connaissance de l’existence des Omandjagoun de Dassa vu que je suis originaire de cette ville. Mais, je ne savais pas vraiment grand-chose d’eux. Ce tournage a, de ce fait, eu d’abord sur moi-même l’effet escompté. J’ai véritablement découvert ce clan lors de la réalisation de mon film.
Comment s’est conçu le scénario du film et quel est le coût en terme de budget ?
Le film m’a couté un peu moins d’un million. Pour le scénario, j’ai écrit un dossier de production mais arrivée sur le terrain, j’ai fait face à d’autres réalités. J’ai alors travaillé en tenant compte de tous les paramètres présents.
Raconte nous une anecdote qui t’a marquée durant le tournage.
(Rire pendant un long moment) Une anecdote !!!!!! Une chose qui m’a marquée parmi tant d’autres , c’est quand on est allé à Tré. On devait grimper les collines, ça a pris 45min. Nous étions arrivés sur une sorte de clairière. J’étais heureuse d’être arrivée à destination mais notre guide nous a dit qu’on venait de faire la moitié du trajet. Là je me suis mise à pleurer. C’était d’ailleurs ça ma principale difficulté sur ce tournage ; il fallait beaucoup grimper et pour moi qui ne suis pas très sportive, c’était chaud.
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En route pour le sommet de la colline….


Tu défendras les couleurs du Bénin à Lomé dès demain dans le cadre du festival Emergence. Qu’est-ce que cela te fait ?
Je suis fière mais je stresse aussi beaucoup. Ce sont des amis qui m’ont informée de la sélection du film. J’ai ensuite consulté la liste et je me suis rendu compte que j’étais la seule béninoise en compétition. J’avoue que c’est stressant.
Parmi les autres films en compétition, lequel te fait peur ?
Je n’ai pas peur. Si mon film est meilleur à celui des autres, je gagnerai. Dans le cas contraire, je ne gagnerai pas de trophée mais j’aurais gagné en expérience. Je suis personnellement satisfaite parce que cette sélection est pour moi une victoire morale.
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Liste des films sélectionnés pour le Festival émergence 2017


Après Emergence, quel sera le destin du film ?
Ah !!! Je suis retournée à Dassa et on a complété le tournage avec des plans tournés en drone. Donc je vais remonter le film pour lui donner un nouveau visage. Après je vais l’envoyer à d’autres festivals.
Si vous ne pouvez pas vous déplacer jusqu’à Lomé vous voir le film en salle, vous pouvez le voir sur YouTube. cliquez là?????