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Ensemble disons « Allez l’ecureuil » à Olivier Medjigbode

 

Hello je sais que c’est la période la CAN  et que tout le monde est préoccupé par la victoire des écureuils, ne vous en faites pas je le suis aussi. Mais comme on a l’obligation d’être champion partout  je viens vers vous afin qu’ensemble nous poussions un écureuil du cinéma : Olivier Olabode Medjigbodo.

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Olivier Olabode Medjigbodo

Olivier est un  jeune réalisateur béninois  spécialisé dans les documentaires. Il a été formé à l’institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuel (ISMA-BENIN) en réalisation Cinéma et TV, il a  réalisé en 2014: AVO (Le Rituel) un  court métrage de 13min, en 2018 il a réalisé le  film documentaire Sur les traces du Raphia Hookeri. Ce que j’aime chez Olivier c’est qu’il est convaincu de la richesse du Bénin. Pour lui, Le Bénin est tellement riche culturellement  que jamais on ne pourra finir de faire des documentaires sur notre pays.  Il a d’ailleurs ardemment travaillé sur le projet de diffusion de film béninois sur l’ortb dont je vous avais parlé ici.

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Affiche du film Talibé, Co-réalisé par Olivier Medjigbodo.

Olivier est bon, ce n’est pas moi qui le dit. C’est sa sélection à   l’« International Documentary Masterclass « Interdoc » » c’est un évènement qui  est organisé par le Independent Film Center “Filmart” depuis 2011 en Serbie. Chaque  année, 10 jeunes réalisateurs dans le monde sont sélectionnés et on les aides à perfectionné leur futur projet de film documentaire.  C’est une opportunité unique pour tous ceux qui souhaitent développer leurs compétences en documentaire- scénarisation et réalisation de documentaires de création.  Alors sur les milliers de dossier reçu on peut être fière de dire qu’un jeune béninois fait partir des 10 meilleurs jeunes réalisateurs du monde.

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Olivier sur un plateau de tournage.

On peut le dire ou laisser cette raison de fierté rester un rêve. Pourquoi ???? Olivier n’est pas en mesure de financer à 100% son voyage. Il doit prendre en charge son transport et son visa pour la Serbie   qui lui revienne à un peu moins de 2 millions de franc CFA. Je vous demande donc de l’aider en contribuant financièrement à son voyage.

Nous croyons en nos footballeurs ??? Croyons aussi en nos cinéastes et soutenons-les.

Pour aider Olivier : Contactez le sur le 00229 96551330

Ou écrivez-nous via la page facebook de Ecranbenin ou via notre mail info@ecranbenin.net nous transmettrons fidèlement.

 

 

« Du Dessin animé à Ouidah » Rencontre avec Jean-Pierre Tardivel

Il y a presqu’un an, je vous racontais ici mon aventure à Ouidah avec de jeunes réalisateurs de films d’animation. Depuis ils ont progressé et l’un d’entre eux, odilon Assou, est sélectionné pour la Talent Durban 2019 en Afrique du Sud. Ils ont également comme ambition de réaliser une série de court métrage de films d’animation. J’ai jugé donc opportun de donner la parole à Jean Pierre Tardivel, l’initiateur de « Du Dessin animé à Ouidah » pour qu’il nous parle de son projet.

Bonjour Jean-Pierre, présente-toi stp.

Bonjour Cornélia. Je réponds au nom de Tardivel Jean-Pierre à l’état civil. Pour faire rapide, j’ai très tôt été attiré par le cinéma et le dessin. Ces deux arts conjugués se concrétisent dans celui du dessin animé.  La chance m’a permis de rencontrer les pères d’Astérix le Gaulois et de travailler dans le studio qu’ils avaient créé à Paris, en 1974 ! J’ai collaboré quatre années avec ces deux génies et des talents prodigieux de l’animation. Puis, ma carrière s’est orientée vers la série pour la télévision (Mondes engloutis, les Kangoo Juniors, Foot de rue, Bask Up…). Une carrière qui me fait voyager en Europe, mais aussi en Chine, et en Inde…

…Mais pas l’Afrique !

C’est en 2003 que je découvre le continent par un premier séjour à Abidjan, séjour que j’emploie à apporter la bonne parole de l’animation ! C’est là que vient le coup de cœur pour le continent, car de cette première expérience, avec les rencontres bénéfiques, s’enchaînent les séjours : Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Burina Faso, Congo Kinshasa et Bénin.

Je reviens sur plusieurs facettes, car à côté de mes activités de réalisateur en dessin animé, formateur et initiateur de projets dans le domaine, j’ai aussi une passion littéraire et j’écris des romans. Entre autres, deux ont paru à Abidjan dans la collection Enigma, chez Nei Ceda.

Parle-nous du projet « Du Dessin animé à Ouidah »

Je viens de dire avoir « prêché la bonne parole » de l’animation en Côte d’Ivoire. L’idée initiale était liée à un constat : pas de production de film d’animation sur place, par manque de connaissance de la technique. L’analyse était certes rapide, car d’autres facteurs entrent en jeu pour produire en audiovisuel, et tu le sais, Cornélia, mais toutefois, notre technique est si particulière que sans une approche pédagogique préalable, elle demeure une sorte d’activité magique, impénétrable ! Donc, j’ai cité les pays où, de rencontres en relations, nous sommes parvenus à concrétiser des moments de formation autour de la technique de l’animation. Je dis des moments, car il faudrait un vrai cursus, comme on les envisage partout sur la planète, sauf en Afrique ! Et là je m’adresse solennellement aux autorités. L’animation, comme la sociologie, l’agronomie ou la santé, nécessite un vrai plan de formation !

Ce que nous faisons à Ouidah, grâce aux aides dispensées par des mécènes à 90% extérieurs au Bénin, c’est une formation théorique de trois mois dans un premier temps et concrète sur une durée plus longue car axée sur des productions locales. En fait nous menons de front la très complexe dualité formation/production.

Et dans ce cadre, nous avons plusieurs projets en « chantier », dont un qui devrait démarrer incessamment. Le lien ci-dessous s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent bien aider à sa concrétisation :

https://www.helloasso.com/associations/atelier-animation-et-recherche-graphique/collectes/serie-dessin-anime-2d-zloopi-et-dito-13-episodes-de-3-minutes

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atelier « Du Dessin animé à Ouidah »

 

 Pourquoi avoir choisi le Bénin pour ce projet ?

Les rencontres ont joué un grand rôle dans mes différents séjours. Si celle de Jean Odoutan, au hasard de mes sorties parisiennes au début des années 2000, m’a permis de m’intéresser à son pays, d’autres ont aussi compté pour m’établir ici. Désormais, je réside une grande partie de l’année à Ouidah.

Maintenant, dans tous les plans de formation que nous avions montés aussi bien à Abidjan, Bamako, Ouaga ou Kin, je suis intervenu en tant que formateur, l’organisation des ces véritables « barnum » était du fait d’autres organisateurs, Gaston Kaboré à Ouaga, Jean-Michel Kibushi à Kin, pour ne citer que ces deux réalisateurs… Ici à Ouidah, j’avoue être le maitre d’œuvre de l’initiative, ce qui suppose d’assumer toutes les démarches pour concrétiser l’atelier, démarches dont je vais épargner les lecteurs, car elles sont assez nombreuses et parfois stressantes…

 Et pourquoi la ville de Ouidah ?

Je vis à Ouidah plusieurs mois par an. Sans reprendre la liste des obligations qu’imposent de concrétiser le studio/école, il était plus évident d’organiser l’atelier dans la ville où je me trouve. Mais par delà ce confort personnel, plusieurs raisons m’ont incité à ce choix.

Une ville comme Ouidah est un lieu de mémoire, un lieu historique propice à la réflexion et sans doute à l’inspiration sur sa propre identité. Ce premier point est, je crois, majeur, car notre technique n’est pas un seul moyen d’agiter des images, mais bien plutôt un véritable véhicule pour faire passer des messages auprès du plus grand nombre. L’animation parle à toutes les couches de la société, elle touche directement, et à travers ce que l’équipe « du dessin animé à Ouidah » sera capable de mettre en scène, c’est l’âme de cette identité qui transparaitra. Et pour y parvenir de manière pratique, dans une petite ville comme Ouidah, on se concentre sur l’objectif de notre projet, car tous réunis en un lieu calme, préservé des pollutions de tous genres que l’on doit supporter dans les grandes villes. De plus, dans le cadre de la décentralisation, notre opération correspond  aux attentes maintes fois répétées par les autorités successives.

 Après une année de mise en œuvre, es-tu fier de ce projet ?

Difficile de répondre à cette question, car la fierté n’a pas de baromètre et demeure une mesure très subjective ! Je répondrais par une anecdote et des constats. Lorsque nous avons dispensé notre formation à Ouagadougou en 2008, nous avions passé le très beau film de Fréderic Back, réalisé d’après une nouvelle de Jean Giono : l’homme qui plantait des arbres. L’histoire d’un homme qui à force d’opiniâtreté est parvenu à reboiser entièrement une région devenue presque désertique.

En 2003, pratiquement pas d’animation en Côte d’Ivoire. Depuis, il existe plusieurs sociétés de production en animation, une association ivoirienne du film d’animation et un festival s’est même créé, dont la 2ème édition vient de s’achever début juin. Au Burkina Faso, le schéma est presque identique. Ouaga est connue pour son festival panafricain, l’animation y a eu sa place méritée lors de sa dernière édition en février de cette année. A Kinshasa, et dans la région des lacs, l’animation commence aussi à fleurir, etc…

Donc, pour revenir à la question, la fierté viendra lorsque l’animation béninoise pourra vivre de son propre talent !

 Qu’as-tu ressenti quand ton poulain Odilon t’a annoncé sa sélection  à Durban ?

Bien sûr, c’est un grand plaisir que d’apprendre une telle nouvelle. J’en suis heureux à plusieurs titres, car je me souviens avoir dit à l’équipe que « par ce métier, vous parviendrez à voyager, dans un cadre, avec des objectifs et non voyager par errance ! »  Cette invitation à travailler à Durban dans le cadre  « Talents Durban Class2019 » est le premier palier de ce que j’ai dit un peu plus haut : la fierté viendra lorsque l’animation béninoise pourra vivre de son propre talent !

On espère beaucoup de cette participation à « Talents Durban Class2019 ».

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Odilon Assou est selection pour la talent Durban 2019

 Vous travaillez sur une série de 13 épisodes de 3 minutes, un crownfunding a d’ailleurs été lancé, peux-tu mieux nous en parler ?

Le crowfunding vient d’être lancé, il y a un mois déjà. L’équipe s’est beaucoup investie au cours de l’année et aussi pour laquelle des participations béninoises nous ont été promises. Un budget relativement important est nécessaire pour parvenir à concrétiser le projet et nécessite de fait plusieurs sources de financement. D’où un appel lancé via la plateforme HelloAsso. Bien entendu toute participation béninoise sera la bienvenue, tant de la diaspora basée en France, que je sais très active, mais aussi de la société locale dont les ressources, pour certains, permettent aisément le coup de pouce attendu !

Et c’est presque un « coup de gueule » que je suis prêt à clamer ici, quand je constate le gâchis financier et les possibilités inouïes que ces dépenses inconsidérées pourraient soutenir.

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 Comment vois-tu le cinéma d’animation au Bénin dans les 5 prochaines années ?

Si je me réfère aux expériences conduites dans les pays cités plus haut, je suis assez sûr que le Bénin peut tirer son épingle du jeu. Les talents sont là : les idées de scénarios, les graphistes, les futurs animateurs… Il manque sans doute une volonté politique (au sens noble du terme), et si j’ai mentionné les pays voisins dont l’expansion du domaine va tambour battant, c’est en partie grâce à une vraie politique audiovisuelle menée par les autorités.

Manque peut-être aussi une volonté du peuple béninois à accepter ses propres talents. J’ai eu vent du fait que la salle Canal Olympia fait recette lorsqu’elle projette les superproductions hollywoodiennes et compte les spectateurs sur les doigts de la main lorsqu’elle programme un film béninois !

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Jean-Pierre, ces élèves et l’artiste béninois Lionel Attere

Berlinale : Guide pour les cinéastes africains

Hello my people!  En février dernier, j’ai pris part à la 69e édition de la Berlinale, l’un des plus grands festivals de film au monde. Je devais faire un article recap depuis un moment mais je réfléchissais sur ce qu’il serait vraiment important d’aborder vu que le blog est focus cinéma africain. Alors, j’ai finalement pensé à vous faire un petit point sur ce que nous les africains pouvons aller chercher à la Berlinale.

1- EFM

L’European Film Market ou EFM est un grand marché du cinéma.  Il ouvre ses portes à plus de 200 stands.  Vous y trouverez des maisons de production, de distribution, des labs, des fonds, des festivals venus du monde entier … Plus de 10000 producteurs sont présents à ce marché. L’idéal serait donc de s’y rendre avec un projet ou un film et avec un but précis. Les plus grandes sociétés de films du monde y sont représentées et participent aux différentes tables rondes, talk et autres.

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L’EFM vu de face. photo EFM 2018 / Oliver Möst

2-  Berlinale Africa Hubs

La Berlinale Africa Hubs est un pavillon installé à l’EFM et qui fait un focus sur le cinéma de l’Afrique Subsaharienne. Dans  ce pavillon, plusieurs panels, présentations et entretiens sont programmés.  Vous y aurez les détails sur les différents fonds et programmes dédiés à l’Afrique. Vous aurez également la chance  de rencontrer des cinéastes africains et de réseauter. Des films africains y sont également projetés en réalité virtuelle (VR)

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Un talk au Africa Hub avec le réalisateur burkinabé Berni Goldblat et le producteur béninois Faissol Gnonlonfin

3-  Compétition

Vous pouvez inscrire votre film dans les différentes sections du festival telles que le Forum, Génération, Panorama, Berlinale spécial and séries, Vue d’ensemble, compétition, Court métrage Berlinale, Native… Vous pouvez aussi y  aller afin de voir les films venus du monde entier tout simplement. La plupart des films sont des premières mondiales donc vous exclusivité garantie.

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Le film Makila de la réalisatrice congolaise Machérie Ekwa était en compétition à la Berlinale 2018 dans la catégorie Forum

4- Berlinale Talent

La Berlinale Talent est un grand programme, dédié aux cinéastes du monde entier, qui propose un coaching mais également des tables rondes, des talents cycles, des speed dating professionnels et des masters class avec des experts mondiaux de haut niveau. L’initiative s’est d’ailleurs étendu dans le monde et en Afrique, vous avez la Talent Durban en Afrique du Sud. L’appel à inscription pour la talent Durban est d’ailleurs ouvert.  Postulez ici.

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Voilà donc une liste non exhaustive de ce que vous pourriez faire à la Berlinale.  Surtout, n’oubliez pas que c’est un festival qui a lieu en février donc en plein hiver et pensez à vous habiller en conséquence.  Restez connecté sur le blog et sur la page Facebook Ecranbenin et le compte Twitter @ecranbenin, je vous dirai quand les différents appels seront lancés.

Merci à Dorothee Wenner, la déléguée de la Berlinale pour les régions d’Afrique subsaharienne  et de sud d’Asie qui a répondu à mes questions afin de me permettre de faire cet article.

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Dorothee Wenner Photo: Pickle

 

 

Cafétéria : Lancement de la sitcom béninoise ce 31 mars 2019.

Hello Ecranbenin people ;

Commençons cet article par un petit cours puisque j’ai utilisé un nouveau mot pas très connu du cinéphile lambda : « Sitcom »

La sitcom ou comédie de situation est une série, souvent de genre humoristique, qui se déroule généralement dans un décor unique. Vous rappelez-vous de Bisso Na Bisso avec Fafa et Freddy sur LC2 ? Voilà, c’est un exemple de sitcom.

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Fafa Rufino de Fafa et Freddy (c)Bossart

Aujourd’hui ce qui nous rassemble, c’est  Cafétéria, le nouveau-né du cinéma béninois. C’est une série de 35 épisodes de 06 minutes créée par Steven Boko  et Arielle Acakpo. Elle raconte le quotidien d’un patron de cafétéria qui  recrute deux employés. Ceux-ci lui causent tout le temps des problèmes mais, malheureusement, il ne peut les renvoyer puisqu’ils lui font du chantage à cause de son vice : celui d’être un coureur de jupons. A chaque épisode on assistera au quotidien des employés de la cafétéria et de leurs clients. Et tout, ceci dans un style humoristique.

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Une scène de Cafétéria

Alors où voir cafétéria ? Soyez parmi les premiers béninois à consommer cette nouvelle série béninoise en venant à la première le 31 mars prochain à 17h à CanalOlympia Wologuede. Les tickets d’entrée coûtent 3000 et 5000 francs et sont en vente au 61 36 24 34.

En attendant de vous retrouver à CanalOlympia, dégustez cet épisode de Cafétéria.

FESPACO 2019 : Deux films d’écoles représenteront le Bénin à ce cinquantenaire.

Du 23 février au 2 Mars 2019, Ouagadougou la capitale du Burkina Faso va vivre les 50 ans du plus grand festival de film et de télévision de l’Afrique. Le Bénin y sera représenté cette année avec seulement deux courts métrages d’écoles, contrairement à l’édition de 2017 à laquelle on était avec 8 films dont 7 en compétition.

A la veille de cette fête du cinéma africain, je vous propose de découvrir les deux films qui vont défendre nos couleurs nationales :

Incompris de Jaures Koukpemedji

Le film raconte l’histoire de Bryan, un jeune bachelier, qui rêve d’être artiste. Son désir est brisé par la volonté imposante et indiscutable de sa mère qui, elle, souhaite voir son fils devenir un médecin. Un bras de fer mère-fils est alors engagé.

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de Giscard Dah Fonton

Satya est une jeune fille de 17ans, orpheline de mère. Elle porte une grossesse de 8 mois dont Mélike âgé de 23ans est l’auteur. Satya vit dans la même maison que sa tante Merveille (interprété par Nadjibath Ibrahim), une jeune femme trentenaire, et Nan sa grand-mère. Merveille nourrit une haine à l’égard de Mélike pour une raison que seules Nan et elle connaissent. Nan demande à Merveille de changer de comportement envers le petit ami de sa nièce. Cette dernière n’y parvient qu’après une série d’évènements qui la renvoient dans son passé.

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Giscard et Jaurès, tous deux étudiants à l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuels ISMA, seront donc nos porte-étendards à ce FESPACO.

Aussi, le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, étalon d’argent de Yennenga (2017), y assistera en tant que président du jury de la section court-métrage et films d’écoles.

Canal+ Benin Ecranbenin

Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou

Alors, si vous serez au FESPACO 2019, on peut s’y retrouver. Il suffit de m’envoyer un mail sur info@ecranbenin.net.  Et quand vous y serez, faites un tour au stand du Bénin au MICA afin de découvrir notre cinéma et ce que nous offrons en terme de tourisme.

Rendez-vous est pris donc à Ouaga Doux Goûts ( Ouagadougou).

 

Formation en jeux d’acteurs:Canal+ dévoile le potentiel artistique de 10 jeunes

La salle de cinéma Canal Olympia a abrité, du 04 au 08 février 2019, une séance de formation en jeux d’acteurs au profil des jeunes désireux. Ils étaient plus d’une centaine à s’inscrire mais seuls 10 d’entre eux ont pu bénéficier de cette formation initiée par Canal +, en collaboration avec le réalisateur Sylvestre Amoussou.

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Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou

Dans ses propos liminaires, Sylvestre Amoussou a rappelé que la tâche n’a pas été du tout aisée, mais que grâce à la volonté de tout un chacun des candidats, cela a été une réussite. Il a profité de l’occasion pour inviter le gouvernement à accompagner le cinéma béninois qui a beaucoup de problème pour son essor:  » J’ai du mal à concevoir que le gouvernement de mon pays ait du mal à faire développer le cinéma mais j’ai foi qu’on aura très vite des nouvelles, surtout avec ces nouveaux visages qui vont bientôt illuminer les plateaux de tournage de films au Bénin et à l’international. J’ai eu envie de prendre des jeunes qui n’ont pas encore assez d’expérience pour leur donner les bases du métier. Beaucoup de gens pensent qu’être acteur, c’est faire le guignol, c’est s’amuser. Non, c’est un métier. Je leur ai appris la technique, le travail vocal, comment s’approprier un personnage, comment faire un travail intérieur et d’autres choses inhérentes à un bon jeu d’acteur. Ils ont l’essentiel et je les aiderai du mieux que je peux à continuer de travailler », a déclaré Sylvestre Amoussou, réalisateur et formateur.

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Après cette formation, ces jeunes acteurs, désormais conscients de l’immensité de la tâche qui les attend, ont promis ne pas abandonner leur formation. Ils devront non seulement se perfectionner, mais aussi rendre sur scène les notions acquises avec professionnalisme. « Ce n’est pas facile de se mettre dans la peau du personnage qu’on est en train de jouer. Et moi déjà cette semaine,  j’ai appris et j’ai retenu comment passer d’une émotion à une autre », a confié Yves René M’Bemba, bénéficiaire.

Pour la responsable de l’institution, l’objectif de ce projet est de détecter, d’éclore et de soutenir les talents africains. « Nous avons décidé, depuis la fin de l’année dernière, de lancer des formations parce que l’Afrique est devenu un continent phare pour le groupe Canal + et qu’il faut savoir redonner où il y a des talents. De plus en plus, nos programmes sont africanisés puisque c’est ce qui fonctionne. il faut donc que les gens se reconnaissent à la télé et pour se reconnaître, il faut des personnes locales qui puissent jouer les rôles pour que vous, vous puissiez vous abonner pour vous reconnaître. Donc c’est vraiment dans la chaîne de notre Adn de pouvoir proposer ces formations. Si on arrive à trouver des partenaires, des structures, des institutions et des ministères qui veulent nous accompagner nous sommes preneurs pour travailler tous ensemble », a martelé Grace Loubassou, responsable chargée des relations institutionnelles.

Sylvestre Amoussou n’a pas manqué de crier son ras le bol par rapport à la non émergence du cinéma béninois et l’accompagnement du gouvernement « C’est la principale raison qui m’a poussé à faire connaître beaucoup de Béninois à travers mon film « L’orage africain » avec lequel j’ai été au Fespaco et qui a remporté l’étalon d’argent. Bientôt le Burkina célébrera 50 ans de cinéma du Fespaco et je suis président du jury dans la catégorie court métrage et films d’écoles ». Et il poursuit en disant  » j’y vais, pas pour dire que le Bénin est pays d’honneur, mais en tant que béninois.  » « J’ai l’impression que c’est quand tu évolues ailleurs que le Bénin te reconnait » a t’il fait savoir. Après une semaine de formation, apprenants et formateurs sont fiers du travail abattu. Un projet que Canal+ va certainement renouveler pour faire éclore d’autres talents du cinéma béninois.

Marina Hounnou (coll)

 

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Photo de famille des jeunes formés

 

Les films béninois sur l’ORTB dès le 21 janvier 2019!

Depuis 2017 que le blog existe, ce billet est le premier que j’écris avec beaucoup d’émotion et de fierté. En créant Ecranbenin, le rêve était de donner une bonne visibilité au cinéma béninois. Et, aujourd’hui, ce rêve est en train de devenir une réalité. La télévision nationale du Bénin a non seulement acheté des films béninois mais s’apprête à les diffuser pour le bonheur des téléspectateurs. Voici l’histoire:

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Tout a commencé par ce post

J’ai heureusement (ou malheureusement, ça dépend de qui voit) hérité du surnom « Grande Gueule » sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’un jour, alors que je taquinais des photographes, j’ai écrit un commentaire dans lequel j’ai accusé l’ORTB de ne pas diffuser les films béninois. J’ai alors été approchée par des responsables de la maison.

Au début, je flippais parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me suis donc rendue à la première réunion avec notre maman du cinéma béninois Christiane Chabi-Kao et la pétillante réalisatrice Kismath Baguiri. A cette réunion, loin de me blâmer, la responsable de l’ORTB que nous avions rencontrée était également d’accord sur le fait que notre télé devrait montrer nos productions et a proposé qu’on travaille sur ce projet.

Durant plusieurs mois, des cinéastes béninois et la télévision nationale ont travaillé en symbiose et vous verrez le résultat sur  vos écrans dès le 21 janvier 2019 juste après le journal télévisé de 20h.

Enfin, je pourrai servir une réponse aux nombreux messages que je reçois sur ecranbenin sur où et comment voir un film du Bénin.  Le plus dur est fait, les films béninois vont passer sur l’ORTB le reste est dans le camp des cinéphiles. C’est à vous maintenant de savourer ces films et de me dire surtout quand vous aimez et quand vous n’aimez pas. Progressivement, notre cinéma  prendra corps et dans quelques années, nous brillerons et révélerons notre pays.

Merci à l’ORTB pour cette belle aventure qu’elle permet aux cinéastes de vivre puisque le plus grand bonheur d’un réalisateur, c’est que son film soit vu.

Avec beaucoup d’amour et de fierté, je vous souhaite bon visionnage.

 

APPEL A FILMS FIFF COTONOU 2019

L’association ECRANBENIN a l’honneur de porter à la connaissance des femmes professionnelles du cinéma que les inscriptions pour la sélection des films de la 1ere  édition, prévue pour se tenir du 13 au 17 septembre 2019 , sont ouvertes.

La sélection comporte deux sections principales :

  • la section compétition officielle des films courts-métrages qui est réservée aux films de réalisatrices africaines

NB : Aucun film de plus de deux (02) ans d’âge au 31 Mai 2019 ne sera sélectionné.

  • la section hors compétition qui est ouverte aux films des cinéastes femmes du monde :

–  films abordant les problèmes auxquels les femmes sont confrontées;

– films mettant en exergue le savoir-faire ou le parcours d’une femme afin d’inspirer les autres femmes.

 

Toute inscription à la sélection implique l’acceptation des conditions et du règlement de la 1ere  édition du FIFF Cotonou https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Les dossiers d’inscription sont recevables à l’adresse électronique  au fiffcotonou@ecranbenin.net au plus tard le 31 Mai 2019

FIFF COTONOU

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Ciné229Awards 2018 : L’amour du cinéma et le patriotisme.

Il y a quelques mois, j’écrivais un article  pour vous raconter pourquoi j’aimais l’initiative #Ciné229Awards. L’édition 2 a eu lieu le samedi 8 décembre 2018 et je suis encore plus amoureuse de cet événement.

Pour avoir côtoyé les organisateurs, j’ai vu les différentes difficultés notamment financière qu’ils ont endurées. J’ai vu des jeunes qui, malgré le silence de plusieurs partenaires, ont refusé d’abandonner: ILS AIMENT LE CINÉMA  BÉNINOIS ET TIENNENT A CÉLÉBRER LEUR PAIRS.  ILS SONT PATRIOTES ET PENSENT QUE LE CINÉMA BÉNINOIS MÉRITE D’ETRE CÉLÉBRÉ.

Pari tenu. Le samedi 8, il n’y a eu que du feu au CanalOlympia Wologuede. La cérémonie a réuni plus de 500 personnes et je pense que la plupart, comme moi, sont repartis satisfaits de l’organisation.

Le grand prix de la soirée dénommé Grand prix DJIMON HOUNSOU a été décerné à Beaucéjour Akodjenou  du film Braquage à la béninoise (BALB). Son film a également obtenu quatre autres prix dont le prix de la meilleure photographie fiction (Geff Atindegla), le prix du meilleur montage fiction (George Gougnon), le prix du meilleur son fiction (Didier Guedou) et le prix de la meilleure interprétation féminine (Idayath Ibrahim).

En attendant l’édition 3, je vous prie de savourer les photos de cette belle soirée que Kismath Baguiri et sa team nous ont offert.

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In the search of  Voodoo : Djimon Hounsou alterne documentaire et grand reportage.

Rétablir l’histoire du Vodou, c’est la mission que s’est donné l’acteur et producteur béninois Djimon Hounsou en prenant une nouvelle casquette : celle de réalisateur.  «  Le vodoun est une part de notre tradition, de notre culture » dixit Djimon Hounsou

Deux fois nominés aux oscars, Djimon fait partie de la distribution de grands films américains tels que Blood Diamond, Fast and Furious 7, Gladiator.  Son premier film est In the search of Voodoo : Root to heaven, un long métrage documentaire, réalisé sur le Vodoun béninois en  2018. Ce film a  été co-écrit avec le scénariste et monteur américain  Thompson Douglas.

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Djimon Hounsou

 

Après l’avant-première à Lomé (Togo) et quelques festivals parcourus dans le monde, le film a été projeté lors du There Global Festival Celebrating Benin afin de faire découvrir au public américain le mythe du Vodou présent au Bénin. L’auteur traite de la thématique en toute neutralité, sans un réel point de vu.

Le film ressemble donc plus à un reportage qu’à un documentaire. Il veut comprendre le Vodoun, il va à la rencontre de divers adeptes de Vodoun qui lui racontent leurs affinités avec les dieux vodoun et les avantages à être adepte du Vodoun. En Face, Djimon Hounsou met des prêtres catholiques, des imams et des scientifiques qui sont, pour la plupart, contre le Vodoun. Cette dualité empêche de connaitre le point de vu réel de l’auteur même si son titre « A la recherche du Vodoun : des racines aux paradis » tente de nous dire qu’il veut restaurer l’image du Vodoun qui a été sali durant des siècles par la colonisation et les religions exogènes.

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Sur le plan technique, les images sont très colorées et dynamiques, les plans sont variés et agréables à voir. Le réalisateur nous propose même une petite scène assez intéressante,  qui n’était pas prévue et que son équipe a vécue pendant le tournage. Une façon de nous dire « on écrit le film mais c’est le terrain qui commande ».  Le son également est une grande réussite, avec en sus la voix d’un Djimon Hounsou narrateur qui captive l’attention durant les 65 minutes que dure le film.

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un Egun Egun dans in the search of VOODOO

In The Search of Vodoo est le film parfait à voir si vous voulez en apprendre plus sur le vodou. Cela vous aidera à vous faire votre propre opinion sur cette entité.

crédit photos: http://www.insearchofvoodoo.com

15eme édition du festival international cinéma et migration d’Agadir : le Bénin était à l’honneur

Le Festival International Cinéma et Migration d’Agadir est un festival qui se déroule de 15 ans dans la ville d’Agadir situé au sud du Maroc.  Depuis deux ans, le festival s’est ouvert sur l’Afrique. Ainsi, la Cote d’Ivoire et le Cameroun ont été reçu comme invités d’honneur. Cette année, le Bénin était sous les feux des projecteurs. Un hommage a été rendu au grand réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, de nombreux reportages ont été réalisés sur la délégation béninoise et sur le cinéma béninois. Une soirée a été consacrée au Bénin durant ce festival. J’ai participé à ce beau festival, Voici le best of en image.

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La délégation béninoise à l’ouverture du festival

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Sandra Adjaho, actrice béninoise

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Sylvestre Amoussou, honoré durant la spéciale soirée « Bénin »

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Au milieu, l’actrice marocaine Fatima Boujou dans une tenue traditionnelle du Bénin

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Le drapeau du Bénin était sur le lieu du festival

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Bien sur on a fait du tourisme

Voici la célébration du Bénin en vidéo.

Ciné229Awards 2018: Les nominés

Le Ciné 229 Awards est une soirée, organisée par l’Association Terre d’ébène, au cours de laquelle , les acteurs du cinéma béninois sont célébrés. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. L’édition 2018 va se dérouler le 8 décembre prochain au CanalOlympia Wologuede. En attendant voici la liste des nominées dans les 16 catégories. Votez dès maintenant pour votre réalisateur préféré en  cliquant sur ce lien

1- MEILLEURE AFFICHE DE FILM (Documentaire)

  • Fidèl Hounhouede
  • Olivier Medjigbodo
  • Boris Kouakou
  • Prudence AdoukonouMULTI-PANEL - AFFICHE DOCUMENTAIRE.png

2- MEILLEURE AFFICHE DE FILM  (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • Beaucejour Akodjenou
  • Marie-Pierre Dossou

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3-  INTERPRÉTATION FÉMININE

  • Idayatou Ibrahim
  • Marielie Dangnivo
  • Mazidath Bello MULTI-PANEL - INTERPRETATION FEMININE.png

4-  INTERPRÉTATION MASCULINE

  • Julio Avanhoun
  • Thomas Chakla
  • Josué Otou

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5- MAQUILLAGE DE FILM

  • Leyla Adje-Chabi
  • Emeuraude Houenon
  • Eunice Adande
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6- MEILLEUR MONTAGE (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Bilal Bababodi
  • Boris Kouakou
  • rudence Adoukonou

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7- MEILLEUR MONTAGE (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • George Gougnon
  • Elodie Guedeme

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8- MEILLEURE MUSIQUE DE FILM (Fiction)

  • Esaie Dakossi
  • Didier Guedou
  • Raunad Sagbohan

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9- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Documentaire)

  • Eudon Houessou
  • Alain Nounagnon
  • Marcelin Alosse

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10- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Fiction)

  • Lariaus Honvo
  • Geff Atindegla
  • Abraham Hounkanrin

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11- MEILLEURE RÉALISATION ( fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc Francisco

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12- MEILLEURE RÉALISATION (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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13-MEILLEUR SCENARIO  (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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14- MEILLEUR SCENARIO (Fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc FranciscoMULTI-PANEL - SCENARIO FICTION.png

15-  MEILLEUR SON (Documentaire)

  • Amoureck Hounleba
  • Gaetan Akpasso
  • Marcelin Alosse
  • Hugues Bossoudaho

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16- MEILLEUR SON (Fiction)

  • Didier Guedou
  • Constant Tevoedjre
  • Jean-François Amehounkpe

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Voilà les nominés de l’édition 2018 du ciné229Awards. Vous aimez le travail de l’un d’eux? soutenez le en votant sur ce lien

Kutonu : Jacob, de l’étoile de rouge, raconte Cotonou

Depuis le 1er novembre 2018, la série Kutonou, réalisée par Aymar Ayeman Esse et produite par Jean Noel Bah, a débarqué sur A+.  Kutonou, comme Bamako, Niamey, Yaoundé et autres fait partie d’un coffret appelé  « Capitales Africaines ». J’étais à la première de cette série, j’y ai rencontré Aymar et Jean-Noel de Scénarii production. Interview

Qu’y a-t ’il à raconter sur Cotonou ?

Aymar : Il y a beaucoup de choses à raconter, d’une génération à une autre. Cotonou, je la raconte de mon point de vue et ce n’est pas forcément de cette manière que les ainés la raconteront. Sur Cotonou, il y a la révolution, les divers faits de société, la politique, etc. Dans la série, je peins l’histoire d’un jeune qui a créé une application qui s’appelle Kutonou. Sur cette application qui fonctionne comme un réseau social, il va ajouter tous ses amis avec  qui il a fait la Terminale B. Il l’a fait pour se venger d’eux parce que, quand ils étaient en classe, il a hérité du surnom « Le bègue ». Ce scénario, pour moi un prétexte, m’a permis d’aborder les thématiques des réseaux sociaux, les TICS, le vodou et la cybercriminalité qui, qu’on le veuille ou pas, fait partie des caractéristiques de Cotonou. L’autre originalité, c’est qu’on raconte Kutonou du point de vue de Jacob.

Jacob ? Euh, c’est qui ?

Aymar : Jacob, c’est le soldat qui est perché au sommet de l’étoile rouge. Tu te souviens ? Quand on était petit, on disait « Jacob descend la terre, n’est pas en haut. Donc, dans la série, je donne une voix à notre Jacob de l’étoile rouge et c’est lui, depuis son sommet, qui observe les Cotonois et raconte leur vie.

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C’est lui Jacob!!!!

Jean Noel Bah, tu as vu Kutonou. Mis à part Jacob et notre vodou, que retiens-tu de Cotonou ?

Jean-Noel : Cotonou est une ville très connectée avec internet, c’est la première chose que je retiens parce que le film est vraiment ancré dans cet univers. Je retiens également que le Bénin n’est pas en marge d’un certain nombre de fléaux qui sévissent,  notamment la cybercriminalité.  Et il y a le vodou qui est spécifique au Bénin. De plus Cotonou, ce n’est pas Abidjan, ce n’est pas Bamako, les architectures ne sont pas les mêmes, les comportements non plus, les accents, etc.

Parlant d’accent, Aymar, tu as fait un casting qui a dépassé les frontières du Bénin. On remarque dans ta série la présence de nombreux comédiens togolais.  Ces derniers ont-ils pu se comporter en Cotonois, surtout côté accent ?

Aymar : Lorsqu’on a lancé le casting, on ne savait pas qu’il y aurait des Togolais, des Burkinabé, des Sierras léonais. On a donc remarqué de bons acteurs parmi les togolais qui étaient là et voilà, ils ont été retenus. On a travaillé avec eux, surtout au niveau des accents. Tu l’as dit, nous sommes pays frères mais on a des accents très différents.  Après, il y a eu l’intégration avec les techniciens et acteurs du Bénin puis les choses sont allées vites. De plus, pour les langues locales, on partage le mina avec le Togo donc on a fait avec.

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Les principaux acteurs de la série KUTONU

Quels sont les acteurs qui t’ont épaté avec leur jeu ?

Aymar : Celle qui m’a le plus impressionné  c’est Nelly (Simliwa jessica) qui était vraiment timide durant le casting. Beaucoup lui disaient qu’elle ne pouvait pas, on lui a trouvé le rôle d’une fille timide et elle a vraiment assuré.

Ensuite Rose (Beatrice Alovor) qui bien tenu son rôle aussi et Gael Hounkpatin qui a joué le rôle de Patrice Akouegnon, un jeune multimilliardaire.

Sur le plateau c’était comment ? On m’a dit que vous tourniez la journée et faisiez le montage la nuit.

Aymar : Oui, c’est ce qu’on a fait parce qu’il y avait la pression du délai. Les équipes travaillaient en parallèle, cela nous a permis en début de  tournage de voir les erreurs qu’on avait. Il y avait, par exemple, le son qu’on a corrigé dans la suite des séquences. Ça nous a aussi permis de voir l’évolution des personnages.

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Kutonu pendant la post-production

 Kutonu, c’est combien d’épisodes et de CFA ?

Jean-Noël : C’est Aymar qui a dépensé l’argent, c’est lui qui peut le dire (rire).  En général je ne donne pas le coût de mes productions. Kutonu, c’est 26 épisodes de 26 minutes. Et ça coûte à peu près ce que ça coûte (rire). Tu sais ce qu’on injecte dans une production,  ça ne correspond pas forcément à ce que la série donne, surtout en Afrique.  Donc je n’aime pas avancer les chiffres. On travaille au rabais par ici.

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Selfie avec le réalisateur Aymar ESSE et le producteur Jean-Noel BAH

 

Pourquoi j’aime le ciné229 Awards

On est tous d’accord que pour faire du cinéma au Bénin, il faut s’armer de beaucoup de courage puisqu’il n’y a pas réellement un circuit de distribution pour nos films, et encore moins des festivals nationaux pour reconnaitre les œuvres des uns et des autres.
Ici, on se plaint quotidiennement de l’oubli du cinéma par tous les gouvernements qui passent, de nos salles qui sont devenus lieux de cultes, abris pour bestioles et autres.
Dans cette litanie de malchance, mauvaise foi ou malheur (je ne sais pas), il y a des jeunes qui osent et qui font avec les moyens qu’ils ont, quitte à un sponsor de les soutenir : c’est ça le Ciné229Awards. 

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Les trophées du Ciné229 Awards


Concrètement, qu’est-ce que c’est ?
C’est un gala, organisé par l’Association Terre d’ébène, lors duquel sont primés, depuis l’année dernière, les acteurs du cinéma béninois. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. Ceci vient donc insuffler une nouvelle dynamique à notre cinéma en instaurant l’esprit de compétition et donc la volonté de mieux faire.
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L’actrice béninoise Nadjibath Ibrahim a reçu l’année dernière le prix de la meilleure interprétation féminine.


Comment participer au ciné229Awards, édition 2018 ?
Vous aviez réalisé un film dernièrement ou aviez travaillé sur un projet comme acteur, cadreur, preneur de son, monteur, maquilleur… envoyez votre candidature en suivant les indications sur ce lien. Le deadline est pour le 09 septembre 2018 et la compétition est ouverte aux béninois uniquement.
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Envie de soutenir l’évènement ?
Comme je l’ai dit plus haut, c’est une initiative jeune et ils travaillent beaucoup sur fonds propre donc un petit coup de main pourra les soulager. Si vous avez envie d’aider ou de devenir partenaire de l’évènement, vous pouvez m’envoyer un mail sur ecranbenin@gmail.com je me chargerai de vous mettre en relation avec le comité d’organisation.
Alors quelqu’un a compris pourquoi j’aime le ciné229awards ?

Nicole Dadjo, maquilleuse  de cinéma : « C’est un terrain quasi vierge »

Nicole Annick Dadjo est esthéticienne et maquilleuse sur les plateaux de films et exerce le métier depuis plusieurs décennies. Elle a été maquilleuse sur tous les films de Prince ogoudjobi (le réalisateur de la série Deuxième chance qui passe actuellement sur A+) et a également travaillé sur plusieurs autres productions béninoise, burkinabé, anglaise ; etc. Nicole enseigne le maquillage dans les écoles de cinéma. Elle m’a invité à suivre un de ses cours, l’interview a été réalisée juste après.
 
 
Nicole, qu’est-ce que le maquillage plateau et en quoi diffère-t-il du maquillage simple ?
Le maquillage plateau est un maquillage qui se fait au cinéma. Il tient compte du scénario. Quand le maquilleur reçoit le scénario, il le lit, fait son propre dépouillement et crée des maquillages en fonction de ce qui est écrit dans le scénario.  Il fait des effets au besoin, réalise le maquillage en fonction de l’éclairage du plateau et du lieu du tournage. Il faut donc avoir des notions de cinéma, être créatif, être rapide et avoir de la finesse alors que dans un maquillage simple on se contente juste de maquiller le sujet selon l’évènement.
Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce métier ?
Au début, je détestais le maquillage. Je ne me maquillais même pas. Puis j’ai eu un boulot et dans la boîte, le maquillage était exigé. Plus tard, je me suis intéressée au cinéma et j’ai travaillé sur la production du film  Voyage à Ouaga . Sur le plateau, j’ai rencontré une grande maquilleuse qui s’appelle Amy Zouré. J’ai été fascinée par son travail. J’ai donc décidé de faire du maquillage plateau. Je me suis inscrite pour la formation à Paris-Bénin Esthétique et  j’ai ensuite bossé sur le tas pendant deux années. J’ai notamment travaillé sur les plateaux du réalisateur nigérian Tundé Kelani. Après, j’ai complété ma formation dans une école française à Arras. A tout ça, s’ajoutent les livres que j’achète, les recettes que je teste.

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Du miel, du café et d’autres ingrédients secrets pour fabriquer le faux sang pour les plaies


Quel est le projet sur lequel tu as eu du plaisir à travailler ?
J’éprouve du plaisir sur tous mes projets mais mon préféré reste Le retour du roi mais le film n’est pas encore sorti. J’aime ce projet parce que j’ai vraiment fait du progrès côté création. Je me suis surpassée et ça me rend vraiment fière.
Parlant fierté, qu’est-ce qui te rend vraiment fière dans ton métier ?
Je suis fière quand je finis mon travail sur un plateau et les gens disent « Waooh ! Le maquillage est beau. C’est vraiment réussi…»  ça me rend très fière. L’autre chose qui me rend fière, c’est partager ma connaissance avec les personnes que je forme.
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Un étudiant content après qu’on ai réalisé sur lui un saignement du nez et un hématome ? il devait pleurer normalement pour faire le jeu mais trop content du résultat il a tout le temps rigolé


En maquillage que réussis-tu le plus ?
Les plaies (rire) je les réussis, et à chaque fois, j’arrive à créer une nouvelle technique de plaie. Je crée aussi des matériels locaux parce que c’est cher d’importer des trucs d’Europe. Je n’utilise plus le latex par exemple mais je continue de faire des plaies. Je fabrique moi-même les pâtes à modeler.
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Elle adore réaliser les plaies. Pendant le cours ses élèves ont eu droit à plusieurs techniques, celle de la pâte à modeler, celle du coton, celle de la cigarette…


Qu’est ce qui serait assez fort pour te dissuade d’exercer ton métier.
(Longue réflexion) je ne sais pas. Je n’ai pas encore trouvé un truc qui réduit mon amour pour le maquillage plateau. J’ai du plaisir à maquiller.
Quelles écoles recommanderais-tu à quelqu’un qui voudrait embrasser cette carrière ?
Au Bénin et en Afrique, je n’en connais pas vraiment. Je lui recommanderais de se faire former sur le tas d’abord et ensuite compléter sa formation en Europe. Mais si la personne dispose de moyens, elle peut directement aller dans une école en Europe. Je recommande aussi de se faire former en esthétique parce que c’est important de connaître la peau sur laquelle on veut travailler afin de ne pas irriter les gens. il y a aussi Youtube aujourd’hui elle pourra voir les tutoriels. Il faut aussi faire beaucoup de stage afin d’avoir la main.
Ok !trouve-t-on  vraiment du travail dans ce domaine ?
C’est un terrain assez vierge. Il n’y a pas beaucoup de maquilleurs dans l’industrie donc c’est vraiment facile d’avoir à faire. De plus, avec toutes les écoles de formations en réalisation, c’est sûr qu’il y aura de plus en plus de tournage.
Dernière question pour toi, les maquilleurs sont-ils bien payés sur les plateaux ?
Le maquilleur est payé au même titre que les autres techniciens. 50 milles franc CFA la journée. Mais au Bénin ce n’est pas toujours ça.
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Nicole montre la réalisation d’un maquillage du jour à ses étudiants


 
 
 

Marthe-Carmelle Okoumassoun l'écureuil du Bénin au festival Emergence.

Le festival émergence est un festival de court-métrage fiction et documentaire qui se déroule chaque année au Togo. La quatrième édition du festival  démarre demain à Lomé au Togo. 23 films sont en compétitions pour obtenir les précieux lauriers du festival et dans la catégorie des films documentaires, le Bénin est représenté par le film Egba Omondjagoun. Réalisé par Marthe-Carmelle Okoumassoun, ce film dure 12minutes 59 secondes. A la veille de son départ pour Lomé, j’ai rencontré la jeune réalisatrice à qui j’ai posé quelques questions afin de faire découvrir son film au public béninois.

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Selfie de l’équipe de production pendant le tournage


En une phrase, qui est Marthe-Carmelle Okoumassoun ?
C’est une jeune fille qui se bat et qui a une licence en journalisme. Je suis également l’auteure-réalisatrice du film Egba Omondjagoun.
Parlant de Egba Omondjagoun, de quoi traite le film et pourquoi ce titre ?
C’est un documentaire qui parle du clan princier de Dassa. Ce clan n’est pas très connu et même certains fils de Dassa n’y connaissent pas grand chose. J’y ai alors consacré un film. Je l’ai ainsi titré parce que tout le monde dit généralement Omondjagoun mais la vraie appellation est Egba Omondjagoun parce qu’ils viennent de Egba au Nigéria.
A quel moment toi  as-tu découvert les Omondjagoun de Dassa ?
J’ai toujours eu connaissance de l’existence des Omandjagoun de Dassa vu que je suis originaire de cette ville. Mais, je ne savais pas vraiment grand-chose d’eux. Ce tournage a, de ce fait, eu d’abord sur moi-même l’effet escompté. J’ai véritablement découvert ce clan lors de la réalisation de mon film.
Comment s’est conçu le scénario du film et quel est le coût en terme de budget ?
Le film m’a couté un peu moins d’un million. Pour le scénario, j’ai écrit un dossier de production mais arrivée sur le terrain, j’ai fait face à d’autres réalités. J’ai alors travaillé en tenant compte de tous les paramètres présents.
Raconte nous une anecdote qui t’a marquée durant le tournage.
(Rire pendant un long moment) Une anecdote !!!!!! Une chose qui m’a marquée parmi tant d’autres , c’est quand on est allé à Tré. On devait grimper les collines, ça a pris 45min. Nous étions arrivés sur une sorte de clairière. J’étais heureuse d’être arrivée à destination mais notre guide nous a dit qu’on venait de faire la moitié du trajet. Là je me suis mise à pleurer. C’était d’ailleurs ça ma principale difficulté sur ce tournage ; il fallait beaucoup grimper et pour moi qui ne suis pas très sportive, c’était chaud.
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En route pour le sommet de la colline….


Tu défendras les couleurs du Bénin à Lomé dès demain dans le cadre du festival Emergence. Qu’est-ce que cela te fait ?
Je suis fière mais je stresse aussi beaucoup. Ce sont des amis qui m’ont informée de la sélection du film. J’ai ensuite consulté la liste et je me suis rendu compte que j’étais la seule béninoise en compétition. J’avoue que c’est stressant.
Parmi les autres films en compétition, lequel te fait peur ?
Je n’ai pas peur. Si mon film est meilleur à celui des autres, je gagnerai. Dans le cas contraire, je ne gagnerai pas de trophée mais j’aurais gagné en expérience. Je suis personnellement satisfaite parce que cette sélection est pour moi une victoire morale.
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Liste des films sélectionnés pour le Festival émergence 2017


Après Emergence, quel sera le destin du film ?
Ah !!! Je suis retournée à Dassa et on a complété le tournage avec des plans tournés en drone. Donc je vais remonter le film pour lui donner un nouveau visage. Après je vais l’envoyer à d’autres festivals.
Si vous ne pouvez pas vous déplacer jusqu’à Lomé vous voir le film en salle, vous pouvez le voir sur YouTube. cliquez là?????

 
 
 
 
 

Ouverture de rideau pour le Festival Bénindocs 2017

Du 15 au 22 novembre, le Bénin va connaître la quatrième édition du festival «  BéninDocs Festival International du Premier Film Documentaire ». C’est un festival de film documentaire organisé par l’association Africadoc-Bénin. Son but, c’est d’encourager la diffusion des premières œuvres documentaires auprès du public et faire connaître le travail des jeunes réalisateurs.
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Thème de l’édition 4
L’Edition de cette année a pour thème «  Résistance…Entre Ecueil, Survivre en Inventant ». Vous verrez donc des documentaires qui abordent les thématiques « comment faire le pont entre le traditionnel et le moderne, entre le passé et le futur ».
Marraine du festival
Penda Diouf, la jeune Auteure-dramatuge sénégalaise est la marraine du BéninDocs4. Elle a, à son actif, six pièces publiées. Elle a écrit « Poussière », sa première pièce, à 19ans et plusieurs autres pièces qui ont fait le tour du monde. Ses thèmes favoris d’écriture sont le racisme, le sexisme et l’oppression. Il est clair donc qu’elle a des choses à partager avec le public durant ce festival.
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Lieux de déroulement du Bénindocs4
Les films seront projetés à Porto-Novo (au palais des Migan et Aimonlonfidé) et à Cotonou (à l’institut Français et à l’ISMA) selon le programme sur l’image ci-dessous.

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Programme du Festival Benindocs4


Films à voir
Au total 23 films documentaires de création seront projetés au public béninois. Parmi ces films, j’ai trois coups de cœur que je vous recommande vivement.

  • Alpha Blondy, Un combat pour la liberté. C’est un film de 90 minutes (comme un match de foot) réalisé en 2010 par Dramane Cissé et Antoinette Delafin. Le film retrace la vie musicale, spirituelle et politique de l’artiste ivoirien. Il se bat pour la paix en Côte d’Ivoire et en Afrique et son arme, c’est la musique. C’est d’ailleurs le seul documentaire sur l’artiste jusqu’à ce jour.
  • Une démocratie africaine. C’est un film de 72 minutes réalisé en 2016 par Pierre Loti Simo. Dans le film, le réalisateur et son équipe nous emmènent dans un village du Cameroun ou la monarchie a toujours régné pour voir si la démocratie, tel que prônée aujourd’hui, peut cohabiter avec la monarchie. Ils nous font tout simplement découvrir la démocratie monarchique.
  • Marie Curie, Une femme sur le front. Pour les féministes et autres défenseurs de la femme, c’est le film qu’il vous faut. Dans ce film, Alain Brunard nous présente Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie. Elle a été une personne remarquable durant la guerre de 1914. En effet, grâce à sa fille et à l’aide d’un ami médecin, elle a équipé les camionnettes des soldats de matériels de radiographie. Son implication dans la survie des soldats dans cette guerre a rendu populaire la radiographie qui, dans le temps, était banalisée.

Voilà pour mes trois coups de cœurs. Je n’ai pas encore vu tous les films à l’affiche mais je suis sûre que je découvrirai d’autres films tout aussi intéressants que ceux cités. N’hésitez par suivre les projections du Bénindoc4 qui sont gratuites et surtout, partagez avec moi vos coups de cœur ici en commentaire ou sur la page facebook du blog Ecranbenin.

Dans la peau d’une assistante réalisatrice

J’ai participé au tournage de fin  de film de Gande Audrey journaliste documentariste. Son film met en valeur les poteries de la localité de Sè (petit village situé au sud-ouest du Bénin). La réalisatrice a mis en place, une short équipe de cadreur, preneur de son, gestionnaire de production. Non non je n’étais pas sur le tournage pour bavarder ou pour jouer les kpakpatos, j’y étais en tant que qu’assistante réalisatrice. Je vous raconte. 

Ecran

l’équipe de tournage☺☺☺☺


Alors on a pris le départ de Cotonou avec beaucoup de retard pour des raisons logistiques.  Une fois dans le village de Sè, on est passé au commissariat pour signaler notre position aux autorités et en suite début de tournage. On a tourné en majorité, les plans de situation, les plans de coupe… et on a mis fin à la journée à 18h avec une belle fatigue.
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Fin de tournage. On partage un repas en groupe.


 
Couac le logement trouvé par la réalisatrice n’était pas adéquat. On a décampé malgré la fatigue et après quelques heures de recherches, on a trouvé une nouvelle maison pour la couchette grâce à des contacts que j’avais dans le village.
 
 
Deuxième jour de tournage. La réalisatrice a mis les petits plats dans les grands pour nous faire faire le travail de deux jours en un . On a donc pu finir le tournage ce jour-là. L’expérience fut belle car cela m’a permis de rencontrer des femmes dévouées, battantes qui transforment la terre en objet d’art et ustensile. J’ai même appris à faire quelques petits pots.

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Je vous dirai quand le film sortira.