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Lucie Memba Bos, la fée du cinéma camerounais

Hello par ici !!! C’est le dernier article  de l’année. J’ai choisi à Ecranbenin de vous présenter à la fin de chaque année, une femme cinéaste qui m’a marquée. Après Vero Beya Tshanda l’année dernière, je nous emmène au Cameroun pour découvrir la fée du cinéma du 237. Et ce n’est pas moi qui la traite de fée, c’est son surnom.

Bonjour la fée camerounaise. Présente-toi pour mes lecteurs stp.

Merci à Ecranbenin  d’avoir pris la peine de m’inviter. Je suis Lucie Memba Bos, actrice et productrice camerounaise. Je fais des films en anglais et en français.

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Lucie était membre du jury au festival migration d’Agadir 2018

 

 

On parle beaucoup de toi en tant qu’actrice mais très peu toi comme productrice et c’est cette casquette qui m’intéresse. Alors, comment passe-t-on d’actrice à productrice ?

L’actorat est ma première casquette. J’ai commencé comme actrice. Puis film après film, j’ai constaté que la production était réduite et pas régulière au Cameroun.  Je  me suis dit qu’il ne fallait pas attendre à chaque fois qu’on m’appelle pour travailler et alors, j’ai décidé de produire des films dans lesquels je pourrai me mettre en valeur, avec des personnages qui me parlent véritablement. C’est comme cela que je suis passée d’actrice à productrice.

En tant que productrice, quelles sont les œuvres que tu as à ton actif ?

Mon premier bébé en tant que productrice s’appelle Paradis. Il a  été tiré de la série Paradis sur laquelle j’avais déjà travaillé. J’ai coproduit ensuite  Ntanapi, qui a eu le prix du meilleur film camerounais et de la meilleure actrice au festival Ecran noir en 2014. Mon label de production LMB production a également coproduit le premier film de guerre camerounais  la Patrie d’abord  de Thierry Ntarmak, dans lequel j’ai également joué le rôle principal.

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La Patrie d’abord fut nominé aux trophées francophones du cinéma 2017

 

 

Concrètement, qu’est-ce que le rôle du producteur sur les projets ?

Le producteur, c’est celui qui se bat pour trouver les moyens humains, financiers, techniques et même spirituels. Le producteur doit aider le film à passer de l’écriture à la réalisation. Il doit trouver tous les moyens dont le projet a besoin pour se matérialiser.

 

Est-ce difficile de trouver l’argent pour les films ?

(Rire) Absolument, surtout dans le contexte africain. C’est difficile partout dans le monde, Hollywood, Bollywood mais c’est pire en Afrique centrale parce qu’on n’a pas une véritable industrie, un canal de distribution des films ; du coup, les investisseurs n’ont pas envie d’y mettre de l’argent puisqu’ils ont peur de la rentabilité du film et c’est logique. Mais avec de la volonté et de la passion,  on arrive à se battre pour pouvoir produire des films. Et je crois que progressivement, nous deviendrons aussi géants que nos voisins du Nigéria qui ont commencé petitement.

Quelles doivent être les qualités d’un producteur ?

Question difficile parce que je crois que les qualités sont personnelles.  Mais je pense qu’être smart, être capable de convaincre les sponsors et de trouver les fonds sont les caractéristiques que tous les producteurs doivent avoir en commun. Le producteur porte une grande casquette, toute la chaine dépend de lui, donc il doit rentabiliser pour faire vivre son équipe. Il doit aussi avoir une bonne ligne éditoriale.

Quelle est la ligne éditoriale de LMB prod ? Ou es-tu ouverte à toutes sortes de projets ?

Je suis ouverte à toutes sortes de projets porteurs. Je travaille sur des projets qui parlent parce qu’un film qui ne vous parle pas finit dans le tiroir et ce n’est pas la place d’une œuvre d’art.

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On voit bien qu’elle aime l’art

Si un jeune béninois ou africain a un projet et est à la recherche d’un producteur pour son film, comment te contacte-t-il ?

A cause des difficultés financières, je ne produis que les films dans lesquels je joue.  Lorsque la boite de production grandira, je les produirai avec beaucoup de plaisir et ils pourront me joindre en passant par toi, Ecranbenin.

Dernière question : imagine toi séquestrée par des individus, ils serrent ton cou, tu vois la scène ? Et là ils te disent « Lucie, aujourd’hui tu dois choisir entre l’actorat et la production ».

(Rire) Ton schéma est bizarre hein. Question piège ! Je choisirai l’actorat parce que c’est un métier qui me passionne et dans lequel je m’épanouis. Je l’aime, c’est mon premier amour.

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Lucie et moi à la fin de l’entretien

Crédit photo: Page FB Lucie Memba Bos

APPEL A FILMS FIFF COTONOU 2019

L’association ECRANBENIN a l’honneur de porter à la connaissance des femmes professionnelles du cinéma que les inscriptions pour la sélection des films de la 1ere  édition, prévue pour se tenir du 13 au 17 septembre 2019 , sont ouvertes.

La sélection comporte deux sections principales :

  • la section compétition officielle des films courts-métrages qui est réservée aux films de réalisatrices africaines

NB : Aucun film de plus de deux (02) ans d’âge au 31 Mai 2019 ne sera sélectionné.

  • la section hors compétition qui est ouverte aux films des cinéastes femmes du monde :

–  films abordant les problèmes auxquels les femmes sont confrontées;

– films mettant en exergue le savoir-faire ou le parcours d’une femme afin d’inspirer les autres femmes.

 

Toute inscription à la sélection implique l’acceptation des conditions et du règlement de la 1ere  édition du FIFF Cotonou https://www.ecranbenin.net/ 

Les dossiers d’inscription sont recevables à l’adresse électronique  au fiffcotonou@ecranbenin.net au plus tard le 31 Mai 2019

FIFF COTONOU

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Ciné229Awards 2018 : L’amour du cinéma et le patriotisme.

Il y a quelques mois, j’écrivais un article  pour vous raconter pourquoi j’aimais l’initiative #Ciné229Awards. L’édition 2 a eu lieu le samedi 8 décembre 2018 et je suis encore plus amoureuse de cet événement.

Pour avoir côtoyé les organisateurs, j’ai vu les différentes difficultés notamment financière qu’ils ont endurées. J’ai vu des jeunes qui, malgré le silence de plusieurs partenaires, ont refusé d’abandonner: ILS AIMENT LE CINÉMA  BÉNINOIS ET TIENNENT A CÉLÉBRER LEUR PAIRS.  ILS SONT PATRIOTES ET PENSENT QUE LE CINÉMA BÉNINOIS MÉRITE D’ETRE CÉLÉBRÉ.

Pari tenu. Le samedi 8, il n’y a eu que du feu au CanalOlympia Wologuede. La cérémonie a réuni plus de 500 personnes et je pense que la plupart, comme moi, sont repartis satisfaits de l’organisation.

Le grand prix de la soirée dénommé Grand prix DJIMON HOUNSOU a été décerné à Beaucéjour Akodjenou  du film Braquage à la béninoise (BALB). Son film a également obtenu quatre autres prix dont le prix de la meilleure photographie fiction (Geff Atindegla), le prix du meilleur montage fiction (George Gougnon), le prix du meilleur son fiction (Didier Guedou) et le prix de la meilleure interprétation féminine (Idayath Ibrahim).

En attendant l’édition 3, je vous prie de savourer les photos de cette belle soirée que Kismath Baguiri et sa team nous ont offert.

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SOTIGUI  AWARDS 2018 : Découvrez le Palmarès complet

La troisième édition des SOTIGUI AWARDS a eu lieu le 1er Décembre 2018 au CanalOlymppia Yennenga.

La prestigieuse soirée qui se veut être les Oscars africains a connu la présence de célébrités du cinéma africain dont :

  • John Kani, acteur sud-africain interprète du rôle de roi Tchaka dans le blockbuster Black Panther

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  • Firmine Richard, actrice française qui a fait parler d’elle en 2018 grâce au livre du collectif « Noir n’est pas mon métier » et
  • Marie-Philomène Nga, actrice camerounaise, également du collectif « Noir n’est pas mon métier ».

Les membres du collège des SOTIGUI AWARDS après délibération ont décerné 13 prix aux meilleurs acteurs africains de 2018 :

  • SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique de l’ouest : Naky Sy Savané (Cote d’Ivoire)
  • SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique du nord : Abdelmonem Chouayet (Tunisie)
  • SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique centrale : Azah Awa Melvine (Cameroun)
  • SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique australe : Munya Chidzonga (Zimbabwe)
  • SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique de l’est : Hawa Alisa (Tanzanie)
  • SOTIGUI du meilleur acteur du Ghana/ Nigéria : Joseph Van Viker (Ghana)
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Joseph Van Viker

  • SOTIGUI du plus jeune acteur : Mélanie De Vales Rafael (Mozambique)
  • SOTIGUI du meilleur espoir : Margaret Mulubwa (Zambie)
  • SOTIGUI de la meilleure interprétation masculine Burkinabé : Salif Louis Kiekita
  • SOTIGUI de la meilleure interprétation féminine : Rihanata Zongo
  • SOTIGUI du public Burkina Faso : Moussa Guigma
  • SOTIGUI du meilleur acteur de la diaspora : Lupita Nyongo

Le SOTIGUI D’OR le plus grand prix de la soirée est attribué au tunisien Abdelomem Chouayet.

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Abdelomem Chouayet SOTIGUI D’OR 2018

15eme édition du festival international cinéma et migration d’Agadir : le Bénin était à l’honneur

Le Festival International Cinéma et Migration d’Agadir est un festival qui se déroule de 15 ans dans la ville d’Agadir situé au sud du Maroc.  Depuis deux ans, le festival s’est ouvert sur l’Afrique. Ainsi, la Cote d’Ivoire et le Cameroun ont été reçu comme invités d’honneur. Cette année, le Bénin était sous les feux des projecteurs. Un hommage a été rendu au grand réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, de nombreux reportages ont été réalisés sur la délégation béninoise et sur le cinéma béninois. Une soirée a été consacrée au Bénin durant ce festival. J’ai participé à ce beau festival, Voici le best of en image.

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La délégation béninoise à l’ouverture du festival

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Sandra Adjaho, actrice béninoise

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Sylvestre Amoussou, honoré durant la spéciale soirée « Bénin »

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Au milieu, l’actrice marocaine Fatima Boujou dans une tenue traditionnelle du Bénin

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Le drapeau du Bénin était sur le lieu du festival

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Bien sur on a fait du tourisme

Voici la célébration du Bénin en vidéo.

Ciné229Awards 2018: Les nominés

Le Ciné 229 Awards est une soirée, organisée par l’Association Terre d’ébène, au cours de laquelle , les acteurs du cinéma béninois sont célébrés. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. L’édition 2018 va se dérouler le 8 décembre prochain au CanalOlympia Wologuede. En attendant voici la liste des nominées dans les 16 catégories. Votez dès maintenant pour votre réalisateur préféré en  cliquant sur ce lien

1- MEILLEURE AFFICHE DE FILM (Documentaire)

  • Fidèl Hounhouede
  • Olivier Medjigbodo
  • Boris Kouakou
  • Prudence AdoukonouMULTI-PANEL - AFFICHE DOCUMENTAIRE.png

2- MEILLEURE AFFICHE DE FILM  (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • Beaucejour Akodjenou
  • Marie-Pierre Dossou

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3-  INTERPRÉTATION FÉMININE

  • Idayatou Ibrahim
  • Marielie Dangnivo
  • Mazidath Bello MULTI-PANEL - INTERPRETATION FEMININE.png

4-  INTERPRÉTATION MASCULINE

  • Julio Avanhoun
  • Thomas Chakla
  • Josué Otou

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5- MAQUILLAGE DE FILM

  • Leyla Adje-Chabi
  • Emeuraude Houenon
  • Eunice Adande
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6- MEILLEUR MONTAGE (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Bilal Bababodi
  • Boris Kouakou
  • rudence Adoukonou

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7- MEILLEUR MONTAGE (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • George Gougnon
  • Elodie Guedeme

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8- MEILLEURE MUSIQUE DE FILM (Fiction)

  • Esaie Dakossi
  • Didier Guedou
  • Raunad Sagbohan

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9- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Documentaire)

  • Eudon Houessou
  • Alain Nounagnon
  • Marcelin Alosse

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10- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Fiction)

  • Lariaus Honvo
  • Geff Atindegla
  • Abraham Hounkanrin

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11- MEILLEURE RÉALISATION ( fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc Francisco

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12- MEILLEURE RÉALISATION (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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13-MEILLEUR SCENARIO  (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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14- MEILLEUR SCENARIO (Fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc FranciscoMULTI-PANEL - SCENARIO FICTION.png

15-  MEILLEUR SON (Documentaire)

  • Amoureck Hounleba
  • Gaetan Akpasso
  • Marcelin Alosse
  • Hugues Bossoudaho

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16- MEILLEUR SON (Fiction)

  • Didier Guedou
  • Constant Tevoedjre
  • Jean-François Amehounkpe

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Voilà les nominés de l’édition 2018 du ciné229Awards. Vous aimez le travail de l’un d’eux? soutenez le en votant sur ce lien

Kutonu : Jacob, de l’étoile de rouge, raconte Cotonou

Depuis le 1er novembre 2018, la série Kutonou, réalisée par Aymar Ayeman Esse et produite par Jean Noel Bah, a débarqué sur A+.  Kutonou, comme Bamako, Niamey, Yaoundé et autres fait partie d’un coffret appelé  « Capitales Africaines ». J’étais à la première de cette série, j’y ai rencontré Aymar et Jean-Noel de Scénarii production. Interview

Qu’y a-t ’il à raconter sur Cotonou ?

Aymar : Il y a beaucoup de choses à raconter, d’une génération à une autre. Cotonou, je la raconte de mon point de vue et ce n’est pas forcément de cette manière que les ainés la raconteront. Sur Cotonou, il y a la révolution, les divers faits de société, la politique, etc. Dans la série, je peins l’histoire d’un jeune qui a créé une application qui s’appelle Kutonou. Sur cette application qui fonctionne comme un réseau social, il va ajouter tous ses amis avec  qui il a fait la Terminale B. Il l’a fait pour se venger d’eux parce que, quand ils étaient en classe, il a hérité du surnom « Le bègue ». Ce scénario, pour moi un prétexte, m’a permis d’aborder les thématiques des réseaux sociaux, les TICS, le vodou et la cybercriminalité qui, qu’on le veuille ou pas, fait partie des caractéristiques de Cotonou. L’autre originalité, c’est qu’on raconte Kutonou du point de vue de Jacob.

Jacob ? Euh, c’est qui ?

Aymar : Jacob, c’est le soldat qui est perché au sommet de l’étoile rouge. Tu te souviens ? Quand on était petit, on disait « Jacob descend la terre, n’est pas en haut. Donc, dans la série, je donne une voix à notre Jacob de l’étoile rouge et c’est lui, depuis son sommet, qui observe les Cotonois et raconte leur vie.

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C’est lui Jacob!!!!

Jean Noel Bah, tu as vu Kutonou. Mis à part Jacob et notre vodou, que retiens-tu de Cotonou ?

Jean-Noel : Cotonou est une ville très connectée avec internet, c’est la première chose que je retiens parce que le film est vraiment ancré dans cet univers. Je retiens également que le Bénin n’est pas en marge d’un certain nombre de fléaux qui sévissent,  notamment la cybercriminalité.  Et il y a le vodou qui est spécifique au Bénin. De plus Cotonou, ce n’est pas Abidjan, ce n’est pas Bamako, les architectures ne sont pas les mêmes, les comportements non plus, les accents, etc.

Parlant d’accent, Aymar, tu as fait un casting qui a dépassé les frontières du Bénin. On remarque dans ta série la présence de nombreux comédiens togolais.  Ces derniers ont-ils pu se comporter en Cotonois, surtout côté accent ?

Aymar : Lorsqu’on a lancé le casting, on ne savait pas qu’il y aurait des Togolais, des Burkinabé, des Sierras léonais. On a donc remarqué de bons acteurs parmi les togolais qui étaient là et voilà, ils ont été retenus. On a travaillé avec eux, surtout au niveau des accents. Tu l’as dit, nous sommes pays frères mais on a des accents très différents.  Après, il y a eu l’intégration avec les techniciens et acteurs du Bénin puis les choses sont allées vites. De plus, pour les langues locales, on partage le mina avec le Togo donc on a fait avec.

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Les principaux acteurs de la série KUTONU

Quels sont les acteurs qui t’ont épaté avec leur jeu ?

Aymar : Celle qui m’a le plus impressionné  c’est Nelly (Simliwa jessica) qui était vraiment timide durant le casting. Beaucoup lui disaient qu’elle ne pouvait pas, on lui a trouvé le rôle d’une fille timide et elle a vraiment assuré.

Ensuite Rose (Beatrice Alovor) qui bien tenu son rôle aussi et Gael Hounkpatin qui a joué le rôle de Patrice Akouegnon, un jeune multimilliardaire.

Sur le plateau c’était comment ? On m’a dit que vous tourniez la journée et faisiez le montage la nuit.

Aymar : Oui, c’est ce qu’on a fait parce qu’il y avait la pression du délai. Les équipes travaillaient en parallèle, cela nous a permis en début de  tournage de voir les erreurs qu’on avait. Il y avait, par exemple, le son qu’on a corrigé dans la suite des séquences. Ça nous a aussi permis de voir l’évolution des personnages.

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Kutonu pendant la post-production

 Kutonu, c’est combien d’épisodes et de CFA ?

Jean-Noël : C’est Aymar qui a dépensé l’argent, c’est lui qui peut le dire (rire).  En général je ne donne pas le coût de mes productions. Kutonu, c’est 26 épisodes de 26 minutes. Et ça coûte à peu près ce que ça coûte (rire). Tu sais ce qu’on injecte dans une production,  ça ne correspond pas forcément à ce que la série donne, surtout en Afrique.  Donc je n’aime pas avancer les chiffres. On travaille au rabais par ici.

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Selfie avec le réalisateur Aymar ESSE et le producteur Jean-Noel BAH

 

Recap formation en acting

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Ecranbenin a organisé une formation en actorat pour 10 jeunes femmes. Elle a eu lieu les 24 et 25 mars 2018 et 10 jeunes femmes ont été formées en actorat. Durant la formation qu’a donné Carole Lokossou et Kismath Baguiri, les filles ont fait du sport (beaucoup pensaient que l’actorat c’était du maquillage et des tapis rouges, hihihi). Elles ont appris à jouer seule (monologue), elles ont appris à jouer ensemble, elles ont eu des techniques pour entrer dans la peau des personnages, etc. Suivez ici le reportage, réalisé par Médard Vianou, pour récapituler les deux jours de formation.
https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=178551752771251&id=126209954672098
 
Merci à toutes les personnes qui ont accompagné cette première activité physique de Ecranbenin. Merci à Btech Space, Black Feeling production, EIDA consulting, Awalé Afriki, Beninculture, Maquis chez Nad, Assan Salami, Loukman, Tidjani, Irmine Ayihounton,Karell Attolou, Marina Hounnou, Carole Lokossou, et Médard Vianou grâce à qui cette formation a été un succès.
 

Tout sur l'actrice béninoise Nadjibatou Ibrahim

BandeNadjibatou IBRAHIM fait partie des actrices émergentes de la zone ouest africaine. Je l’ai découverte dans le film Parinceste du réalisateur togolais Antonio Tchangai Palouki : j’avais été fascinée par son jeu d’acteur. Par la suite, je l’ai retrouvée dans plusieurs courts métrages, réalisés par les étudiants de l’ISMA. Elle a confirmé son talent en remportant le prix de la meilleure actrice béninoise lors des ciné229 awards. Vu que je rends hommage aux femmes cinéastes sur le blog en ce mois de mars, je suis allée la rencontrer afin que ceux qui ne la connaissent pas la découvrent. Interview
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Bonjour Nadjibath. Peux-tu faire une brève présentation de toi pour mes lecteurs ?
Nadjibatou IBRAHIM. Je suis commerciale de formation mais j’exerce dans le domaine culturel en tant qu’artiste comédienne, au théâtre et au cinéma. Je suis en couple et j’ai deux enfants.
Généralement, les gens commencent par le théâtre pour finir au cinéma mais toi, tu as fait l’inverse. La transition, ou plutôt, le mélange des deux arts, comment cela s’est-il effectué?
(Rire)…Ça n’a pas été difficile. J’ai commencé avec le cinéma en 2009 et j’ai fait mes premiers pas au théâtre avec Tola KOUKOUI, dans la pièce « Kondo le Requin », en 2016. Et ça m’a fait plaisir de travailler aux côtés d’un des plus grands du monde théâtral béninois. Je pense que le Théâtre et le Cinéma sont complémentaires et je compte bien évoluer dans les deux.

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Nadjibath sur un plateau de tournage


Y a-t-ils des comédiens d’autres générations qui t’inspirent ou qui t’ont inspirée ?
Bien sûr. Il faut toujours avoir des piliers sur lesquels s’appuyer et moi, je m’appuie sur les doyens Tola KOUKOUI et Ignace YETCHENOU, auprès desquels j’apprends beaucoup.
Beaucoup de passion quand on t’entend parler, mais est-ce facile d’être actrice au Bénin ?
Pas facile d’être actrice au Bénin, car certaines personnes dans notre société nous voient comme des ratés et d’autres nous traitent de dingues. Ils ne comprennent pas qu’on puisse décider de faire carrière dans le cinéma … Bref, je leur réponds que c’est une question de passion et que moi, j’ai fait mon choix!
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Nadjibath Ibrahim joue dans la nouvelle série KUTUNU du réalisateur béninois Aymar Esse


Dans quel grand film as-tu déjà joué ?
(Rire)… Pour moi, tous les films sont grands car il faut beaucoup d’efforts, et pas des moindres, pour faire un film. Mais j’ai eu la chance de travailler avec de grandes maisons de production telles que LAHA PRODUCTION, GANGAN PROD, et des réalisateurs tels que Ignace YETCHENOU, Aymar ESSE et Giscard DAH FONTON. J’ai également travaillé sur le projet ciné nomade et, dernièrement, avec le réalisateur togolais Joël M’BAKA TCHEDRE.
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Elle a le rôle principal dans le dernier court métrage du realo togolais Joël M’Baka Tchedre


Parlant de réalisateurs, avec qui as-tu vraiment apprécié la collaboration ?
Question piège (sourire ). J’apprécie tous les réalisateurs avec lesquels je travaille car, sur chacun des plateaux, pour moi, c’est une opportunité pour apprendre.
Quel est ton pire souvenir sur un plateau ?
Je n’en ai pas encore. Les souvenirs, j’en ai de bons jusque-là, pas de pire.
Est-ce que passer derrière la caméra (devenir réalisatrice) te tente ?
Oui, c’est en projet. Je compte faire de la réalisation dans quelques années et pour finir, produire: Actrice- Réalisatrice- Productrice, tel est mon plan de carrière.
Bonne chance Nadji. Tu étais au dernier FESPACO au Burkina Faso. Que manque t’il, selon toi, au cinéma béninois pour qu’il se hisse au rang des grandes nations de cinéma ?
Ma participation au FESPACO, l’année dernière, m’a permis de comprendre qu’au Bénin, nous souffrons d’une mauvaise organisation dans le monde culturel. Nous avons du potentiel chez nous mais nous ne savons pas l’exploiter.
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Nadjibath et Berni Goldblat le réalisateur du film Walai au Fespaco 2017


Et quel a été ton film coup de cœur à ce festival ?
Mon film coup de cœur pour cette édition du FESPACO est :  Frontières d’Apolline TRAORE, qui traduit les vraies réalités des frontières et met sur le tapis la force des femmes.

Bande annonce frontière☝☝☝☝

L’incroyable histoire de Véronique Tshanda Beya.

Avec Vero, On a commencé à travailler sur cet article depuis Aout-Septembre 2017, mais j’ai tenu à le mettre comme dernier article sur le blog pour une seule raison : elle est l’actrice africaine de l’année et il faut clôturer avec elle (lol). On l’a vue sur toutes les chaînes et dans tous les magazines(enfin,ceux qui suivent l’actualité cinématographique) . Elle a interprété avec brio le rôle de Félicité dans le film éponyme réalisé par Alain Gomis. Cette femme forte, drôle et humble, grosse inconnue de tous avant 2017 a une histoire digne d’un conte de fées.
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Avant Félicité le casting…
Etre actrice a toujours été son rêve mais, n’ayant pas eu de soutien, elle a rangé ce rêve au placard. Elle a fait des études de science commerciale et de marketing. Sans boulot, elle a enchaîné de petits jobs, et fait du commerce « informel » dans sa ville Kinshasa. Une amie connaissant sa passion pour le théâtre, lui a proposé de participer au casting du film Félicité et elle a tenté sa chance. Deux mois, après elle n’avait toujours pas eu de suite et s’est imaginé un échec. Elle a finalement été invitée à passer un second casting puis un troisième et un quatrième et a obtenu le rôle principal du film devant des comédiens professionnels. Son incroyable histoire d’actrice commence là.

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Vero Beya pendant le tournage de Félicité


Félicité
Dans le Film d’ Alain Gomis, la belle congolaise incarne le rôle de Félicité, une chanteuse, mère d’un garçon de 16ans. Un jour son fils a un accident. Pour sauver, ce dernier d’une amputation, Félicité se lance dans une quête désespérée à travers la ville. Elle parcourt ses relations pour trouver l’argent nécessaire, elle est parfois prise en pitié, parfois très humiliée. Vero a brillement tenu le rôle, ce qui lui a valu sa fulgurante ascension.
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De la vente de vêtements aux tapis rouges et festivals
Après des séances de répétition, des mois de tournages et de post-production, le film a été présenté pour la première fois à Berlin en Allemagne. C’est le début des red-carpet pour notre star congolaise qui a ensuite enchaîné les apparitions sur plusieurs festivals, des passages à la télé et des interviews. Le film a eu un palmarès de ouf (grand prix du jury à la berlinade 2017, Etalon d’or de Yennenga au Fespaco 2017, nominé parmi les 9 films -sur 91-de la short liste de la catégorie du « meilleur film long métrage » en langue étrangère de la 90è Edition des oscars du cinéma aux Etats-Unis).
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Vero Beya sur Le Walk of Fame


2018…
L’actrice dont l’histoire rappelle celle de Rachel Mwanza (actrice congolaise aussi) a promis ne pas disparaitre des écrans. Elle va continuer dans l’arène cinématographique et aurait des surprises pour très bientôt. 2018 c’est dans quelques jours et on a hâte de voir ce que tu nous réserves Vero.
Crédit Photo: Page Facebook Vero Bea & Félicité