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Cafétéria : Lancement de la sitcom béninoise ce 31 mars 2019.

Hello Ecranbenin people ;

Commençons cet article par un petit cours puisque j’ai utilisé un nouveau mot pas très connu du cinéphile lambda : « Sitcom »

La sitcom ou comédie de situation est une série, souvent de genre humoristique, qui se déroule généralement dans un décor unique. Vous rappelez-vous de Bisso Na Bisso avec Fafa et Freddy sur LC2 ? Voilà, c’est un exemple de sitcom.

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Fafa Rufino de Fafa et Freddy (c)Bossart

Aujourd’hui ce qui nous rassemble, c’est  Cafétéria, le nouveau-né du cinéma béninois. C’est une série de 35 épisodes de 06 minutes créée par Steven Boko  et Arielle Acakpo. Elle raconte le quotidien d’un patron de cafétéria qui  recrute deux employés. Ceux-ci lui causent tout le temps des problèmes mais, malheureusement, il ne peut les renvoyer puisqu’ils lui font du chantage à cause de son vice : celui d’être un coureur de jupons. A chaque épisode on assistera au quotidien des employés de la cafétéria et de leurs clients. Et tout, ceci dans un style humoristique.

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Une scène de Cafétéria

Alors où voir cafétéria ? Soyez parmi les premiers béninois à consommer cette nouvelle série béninoise en venant à la première le 31 mars prochain à 17h à CanalOlympia Wologuede. Les tickets d’entrée coûtent 3000 et 5000 francs et sont en vente au 61 36 24 34.

En attendant de vous retrouver à CanalOlympia, dégustez cet épisode de Cafétéria.

FESPACO 2019 : Deux films d’écoles représenteront le Bénin à ce cinquantenaire.

Du 23 février au 2 Mars 2019, Ouagadougou la capitale du Burkina Faso va vivre les 50 ans du plus grand festival de film et de télévision de l’Afrique. Le Bénin y sera représenté cette année avec seulement deux courts métrages d’écoles, contrairement à l’édition de 2017 à laquelle on était avec 8 films dont 7 en compétition.

A la veille de cette fête du cinéma africain, je vous propose de découvrir les deux films qui vont défendre nos couleurs nationales :

Incompris de Jaures Koukpemedji

Le film raconte l’histoire de Bryan, un jeune bachelier, qui rêve d’être artiste. Son désir est brisé par la volonté imposante et indiscutable de sa mère qui, elle, souhaite voir son fils devenir un médecin. Un bras de fer mère-fils est alors engagé.

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de Giscard Dah Fonton

Satya est une jeune fille de 17ans, orpheline de mère. Elle porte une grossesse de 8 mois dont Mélike âgé de 23ans est l’auteur. Satya vit dans la même maison que sa tante Merveille (interprété par Nadjibath Ibrahim), une jeune femme trentenaire, et Nan sa grand-mère. Merveille nourrit une haine à l’égard de Mélike pour une raison que seules Nan et elle connaissent. Nan demande à Merveille de changer de comportement envers le petit ami de sa nièce. Cette dernière n’y parvient qu’après une série d’évènements qui la renvoient dans son passé.

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Giscard et Jaurès, tous deux étudiants à l’Institut Supérieur des Métiers de l’Audiovisuels ISMA, seront donc nos porte-étendards à ce FESPACO.

Aussi, le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, étalon d’argent de Yennenga (2017), y assistera en tant que président du jury de la section court-métrage et films d’écoles.

Canal+ Benin Ecranbenin

Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou

Alors, si vous serez au FESPACO 2019, on peut s’y retrouver. Il suffit de m’envoyer un mail sur info@ecranbenin.net.  Et quand vous y serez, faites un tour au stand du Bénin au MICA afin de découvrir notre cinéma et ce que nous offrons en terme de tourisme.

Rendez-vous est pris donc à Ouaga Doux Goûts ( Ouagadougou).

 

Formation en jeux d’acteurs:Canal+ dévoile le potentiel artistique de 10 jeunes

La salle de cinéma Canal Olympia a abrité, du 04 au 08 février 2019, une séance de formation en jeux d’acteurs au profil des jeunes désireux. Ils étaient plus d’une centaine à s’inscrire mais seuls 10 d’entre eux ont pu bénéficier de cette formation initiée par Canal +, en collaboration avec le réalisateur Sylvestre Amoussou.

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Le réalisateur béninois Sylvestre Amoussou

Dans ses propos liminaires, Sylvestre Amoussou a rappelé que la tâche n’a pas été du tout aisée, mais que grâce à la volonté de tout un chacun des candidats, cela a été une réussite. Il a profité de l’occasion pour inviter le gouvernement à accompagner le cinéma béninois qui a beaucoup de problème pour son essor:  » J’ai du mal à concevoir que le gouvernement de mon pays ait du mal à faire développer le cinéma mais j’ai foi qu’on aura très vite des nouvelles, surtout avec ces nouveaux visages qui vont bientôt illuminer les plateaux de tournage de films au Bénin et à l’international. J’ai eu envie de prendre des jeunes qui n’ont pas encore assez d’expérience pour leur donner les bases du métier. Beaucoup de gens pensent qu’être acteur, c’est faire le guignol, c’est s’amuser. Non, c’est un métier. Je leur ai appris la technique, le travail vocal, comment s’approprier un personnage, comment faire un travail intérieur et d’autres choses inhérentes à un bon jeu d’acteur. Ils ont l’essentiel et je les aiderai du mieux que je peux à continuer de travailler », a déclaré Sylvestre Amoussou, réalisateur et formateur.

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Après cette formation, ces jeunes acteurs, désormais conscients de l’immensité de la tâche qui les attend, ont promis ne pas abandonner leur formation. Ils devront non seulement se perfectionner, mais aussi rendre sur scène les notions acquises avec professionnalisme. « Ce n’est pas facile de se mettre dans la peau du personnage qu’on est en train de jouer. Et moi déjà cette semaine,  j’ai appris et j’ai retenu comment passer d’une émotion à une autre », a confié Yves René M’Bemba, bénéficiaire.

Pour la responsable de l’institution, l’objectif de ce projet est de détecter, d’éclore et de soutenir les talents africains. « Nous avons décidé, depuis la fin de l’année dernière, de lancer des formations parce que l’Afrique est devenu un continent phare pour le groupe Canal + et qu’il faut savoir redonner où il y a des talents. De plus en plus, nos programmes sont africanisés puisque c’est ce qui fonctionne. il faut donc que les gens se reconnaissent à la télé et pour se reconnaître, il faut des personnes locales qui puissent jouer les rôles pour que vous, vous puissiez vous abonner pour vous reconnaître. Donc c’est vraiment dans la chaîne de notre Adn de pouvoir proposer ces formations. Si on arrive à trouver des partenaires, des structures, des institutions et des ministères qui veulent nous accompagner nous sommes preneurs pour travailler tous ensemble », a martelé Grace Loubassou, responsable chargée des relations institutionnelles.

Sylvestre Amoussou n’a pas manqué de crier son ras le bol par rapport à la non émergence du cinéma béninois et l’accompagnement du gouvernement « C’est la principale raison qui m’a poussé à faire connaître beaucoup de Béninois à travers mon film « L’orage africain » avec lequel j’ai été au Fespaco et qui a remporté l’étalon d’argent. Bientôt le Burkina célébrera 50 ans de cinéma du Fespaco et je suis président du jury dans la catégorie court métrage et films d’écoles ». Et il poursuit en disant  » j’y vais, pas pour dire que le Bénin est pays d’honneur, mais en tant que béninois.  » « J’ai l’impression que c’est quand tu évolues ailleurs que le Bénin te reconnait » a t’il fait savoir. Après une semaine de formation, apprenants et formateurs sont fiers du travail abattu. Un projet que Canal+ va certainement renouveler pour faire éclore d’autres talents du cinéma béninois.

Marina Hounnou (coll)

 

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Photo de famille des jeunes formés

 

Les films béninois sur l’ORTB dès le 21 janvier 2019!

Depuis 2017 que le blog existe, ce billet est le premier que j’écris avec beaucoup d’émotion et de fierté. En créant Ecranbenin, le rêve était de donner une bonne visibilité au cinéma béninois. Et, aujourd’hui, ce rêve est en train de devenir une réalité. La télévision nationale du Bénin a non seulement acheté des films béninois mais s’apprête à les diffuser pour le bonheur des téléspectateurs. Voici l’histoire:

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Tout a commencé par ce post

J’ai heureusement (ou malheureusement, ça dépend de qui voit) hérité du surnom « Grande Gueule » sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’un jour, alors que je taquinais des photographes, j’ai écrit un commentaire dans lequel j’ai accusé l’ORTB de ne pas diffuser les films béninois. J’ai alors été approchée par des responsables de la maison.

Au début, je flippais parce que je ne savais pas à quoi m’attendre. Je me suis donc rendue à la première réunion avec notre maman du cinéma béninois Christiane Chabi-Kao et la pétillante réalisatrice Kismath Baguiri. A cette réunion, loin de me blâmer, la responsable de l’ORTB que nous avions rencontrée était également d’accord sur le fait que notre télé devrait montrer nos productions et a proposé qu’on travaille sur ce projet.

Durant plusieurs mois, des cinéastes béninois et la télévision nationale ont travaillé en symbiose et vous verrez le résultat sur  vos écrans dès le 21 janvier 2019 juste après le journal télévisé de 20h.

Enfin, je pourrai servir une réponse aux nombreux messages que je reçois sur ecranbenin sur où et comment voir un film du Bénin.  Le plus dur est fait, les films béninois vont passer sur l’ORTB le reste est dans le camp des cinéphiles. C’est à vous maintenant de savourer ces films et de me dire surtout quand vous aimez et quand vous n’aimez pas. Progressivement, notre cinéma  prendra corps et dans quelques années, nous brillerons et révélerons notre pays.

Merci à l’ORTB pour cette belle aventure qu’elle permet aux cinéastes de vivre puisque le plus grand bonheur d’un réalisateur, c’est que son film soit vu.

Avec beaucoup d’amour et de fierté, je vous souhaite bon visionnage.

 

APPEL A FILMS FIFF COTONOU 2019

L’association ECRANBENIN a l’honneur de porter à la connaissance des femmes professionnelles du cinéma que les inscriptions pour la sélection des films de la 1ere  édition, prévue pour se tenir du 13 au 17 septembre 2019 , sont ouvertes.

La sélection comporte deux sections principales :

  • la section compétition officielle des films courts-métrages qui est réservée aux films de réalisatrices africaines

NB : Aucun film de plus de deux (02) ans d’âge au 31 Mai 2019 ne sera sélectionné.

  • la section hors compétition qui est ouverte aux films des cinéastes femmes du monde :

–  films abordant les problèmes auxquels les femmes sont confrontées;

– films mettant en exergue le savoir-faire ou le parcours d’une femme afin d’inspirer les autres femmes.

 

Toute inscription à la sélection implique l’acceptation des conditions et du règlement de la 1ere  édition du FIFF Cotonou https://www.ecranbenin.net/?page_id=63

Les dossiers d’inscription sont recevables à l’adresse électronique  au fiffcotonou@ecranbenin.net au plus tard le 31 Mai 2019

FIFF COTONOU

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Ciné229Awards 2018 : L’amour du cinéma et le patriotisme.

Il y a quelques mois, j’écrivais un article  pour vous raconter pourquoi j’aimais l’initiative #Ciné229Awards. L’édition 2 a eu lieu le samedi 8 décembre 2018 et je suis encore plus amoureuse de cet événement.

Pour avoir côtoyé les organisateurs, j’ai vu les différentes difficultés notamment financière qu’ils ont endurées. J’ai vu des jeunes qui, malgré le silence de plusieurs partenaires, ont refusé d’abandonner: ILS AIMENT LE CINÉMA  BÉNINOIS ET TIENNENT A CÉLÉBRER LEUR PAIRS.  ILS SONT PATRIOTES ET PENSENT QUE LE CINÉMA BÉNINOIS MÉRITE D’ETRE CÉLÉBRÉ.

Pari tenu. Le samedi 8, il n’y a eu que du feu au CanalOlympia Wologuede. La cérémonie a réuni plus de 500 personnes et je pense que la plupart, comme moi, sont repartis satisfaits de l’organisation.

Le grand prix de la soirée dénommé Grand prix DJIMON HOUNSOU a été décerné à Beaucéjour Akodjenou  du film Braquage à la béninoise (BALB). Son film a également obtenu quatre autres prix dont le prix de la meilleure photographie fiction (Geff Atindegla), le prix du meilleur montage fiction (George Gougnon), le prix du meilleur son fiction (Didier Guedou) et le prix de la meilleure interprétation féminine (Idayath Ibrahim).

En attendant l’édition 3, je vous prie de savourer les photos de cette belle soirée que Kismath Baguiri et sa team nous ont offert.

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15eme édition du festival international cinéma et migration d’Agadir : le Bénin était à l’honneur

Le Festival International Cinéma et Migration d’Agadir est un festival qui se déroule de 15 ans dans la ville d’Agadir situé au sud du Maroc.  Depuis deux ans, le festival s’est ouvert sur l’Afrique. Ainsi, la Cote d’Ivoire et le Cameroun ont été reçu comme invités d’honneur. Cette année, le Bénin était sous les feux des projecteurs. Un hommage a été rendu au grand réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, de nombreux reportages ont été réalisés sur la délégation béninoise et sur le cinéma béninois. Une soirée a été consacrée au Bénin durant ce festival. J’ai participé à ce beau festival, Voici le best of en image.

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La délégation béninoise à l’ouverture du festival

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Sandra Adjaho, actrice béninoise

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Sylvestre Amoussou, honoré durant la spéciale soirée « Bénin »

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Au milieu, l’actrice marocaine Fatima Boujou dans une tenue traditionnelle du Bénin

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Le drapeau du Bénin était sur le lieu du festival

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Bien sur on a fait du tourisme

Voici la célébration du Bénin en vidéo.

Ciné229Awards 2018: Les nominés

Le Ciné 229 Awards est une soirée, organisée par l’Association Terre d’ébène, au cours de laquelle , les acteurs du cinéma béninois sont célébrés. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. L’édition 2018 va se dérouler le 8 décembre prochain au CanalOlympia Wologuede. En attendant voici la liste des nominées dans les 16 catégories. Votez dès maintenant pour votre réalisateur préféré en  cliquant sur ce lien

1- MEILLEURE AFFICHE DE FILM (Documentaire)

  • Fidèl Hounhouede
  • Olivier Medjigbodo
  • Boris Kouakou
  • Prudence AdoukonouMULTI-PANEL - AFFICHE DOCUMENTAIRE.png

2- MEILLEURE AFFICHE DE FILM  (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • Beaucejour Akodjenou
  • Marie-Pierre Dossou

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3-  INTERPRÉTATION FÉMININE

  • Idayatou Ibrahim
  • Marielie Dangnivo
  • Mazidath Bello MULTI-PANEL - INTERPRETATION FEMININE.png

4-  INTERPRÉTATION MASCULINE

  • Julio Avanhoun
  • Thomas Chakla
  • Josué Otou

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5- MAQUILLAGE DE FILM

  • Leyla Adje-Chabi
  • Emeuraude Houenon
  • Eunice Adande
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6- MEILLEUR MONTAGE (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Bilal Bababodi
  • Boris Kouakou
  • rudence Adoukonou

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7- MEILLEUR MONTAGE (Fiction)

  • Olivier Kpossa
  • George Gougnon
  • Elodie Guedeme

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8- MEILLEURE MUSIQUE DE FILM (Fiction)

  • Esaie Dakossi
  • Didier Guedou
  • Raunad Sagbohan

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9- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Documentaire)

  • Eudon Houessou
  • Alain Nounagnon
  • Marcelin Alosse

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10- MEILLEURE PHOTOGRAPHIE (Fiction)

  • Lariaus Honvo
  • Geff Atindegla
  • Abraham Hounkanrin

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11- MEILLEURE RÉALISATION ( fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc Francisco

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12- MEILLEURE RÉALISATION (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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13-MEILLEUR SCENARIO  (Documentaire)

  • Gildas Dossou
  • Olivier Medjigbodo
  • Dieudonné Osse
  • Osée Adamassou

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14- MEILLEUR SCENARIO (Fiction)

  • Gédéon Djogbenou
  • Beaucejour Akodjenou
  • Mystourath Nouwatin
  • Loïc FranciscoMULTI-PANEL - SCENARIO FICTION.png

15-  MEILLEUR SON (Documentaire)

  • Amoureck Hounleba
  • Gaetan Akpasso
  • Marcelin Alosse
  • Hugues Bossoudaho

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16- MEILLEUR SON (Fiction)

  • Didier Guedou
  • Constant Tevoedjre
  • Jean-François Amehounkpe

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Voilà les nominés de l’édition 2018 du ciné229Awards. Vous aimez le travail de l’un d’eux? soutenez le en votant sur ce lien

Kutonu : Jacob, de l’étoile de rouge, raconte Cotonou

Depuis le 1er novembre 2018, la série Kutonou, réalisée par Aymar Ayeman Esse et produite par Jean Noel Bah, a débarqué sur A+.  Kutonou, comme Bamako, Niamey, Yaoundé et autres fait partie d’un coffret appelé  « Capitales Africaines ». J’étais à la première de cette série, j’y ai rencontré Aymar et Jean-Noel de Scénarii production. Interview

Qu’y a-t ’il à raconter sur Cotonou ?

Aymar : Il y a beaucoup de choses à raconter, d’une génération à une autre. Cotonou, je la raconte de mon point de vue et ce n’est pas forcément de cette manière que les ainés la raconteront. Sur Cotonou, il y a la révolution, les divers faits de société, la politique, etc. Dans la série, je peins l’histoire d’un jeune qui a créé une application qui s’appelle Kutonou. Sur cette application qui fonctionne comme un réseau social, il va ajouter tous ses amis avec  qui il a fait la Terminale B. Il l’a fait pour se venger d’eux parce que, quand ils étaient en classe, il a hérité du surnom « Le bègue ». Ce scénario, pour moi un prétexte, m’a permis d’aborder les thématiques des réseaux sociaux, les TICS, le vodou et la cybercriminalité qui, qu’on le veuille ou pas, fait partie des caractéristiques de Cotonou. L’autre originalité, c’est qu’on raconte Kutonou du point de vue de Jacob.

Jacob ? Euh, c’est qui ?

Aymar : Jacob, c’est le soldat qui est perché au sommet de l’étoile rouge. Tu te souviens ? Quand on était petit, on disait « Jacob descend la terre, n’est pas en haut. Donc, dans la série, je donne une voix à notre Jacob de l’étoile rouge et c’est lui, depuis son sommet, qui observe les Cotonois et raconte leur vie.

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C’est lui Jacob!!!!

Jean Noel Bah, tu as vu Kutonou. Mis à part Jacob et notre vodou, que retiens-tu de Cotonou ?

Jean-Noel : Cotonou est une ville très connectée avec internet, c’est la première chose que je retiens parce que le film est vraiment ancré dans cet univers. Je retiens également que le Bénin n’est pas en marge d’un certain nombre de fléaux qui sévissent,  notamment la cybercriminalité.  Et il y a le vodou qui est spécifique au Bénin. De plus Cotonou, ce n’est pas Abidjan, ce n’est pas Bamako, les architectures ne sont pas les mêmes, les comportements non plus, les accents, etc.

Parlant d’accent, Aymar, tu as fait un casting qui a dépassé les frontières du Bénin. On remarque dans ta série la présence de nombreux comédiens togolais.  Ces derniers ont-ils pu se comporter en Cotonois, surtout côté accent ?

Aymar : Lorsqu’on a lancé le casting, on ne savait pas qu’il y aurait des Togolais, des Burkinabé, des Sierras léonais. On a donc remarqué de bons acteurs parmi les togolais qui étaient là et voilà, ils ont été retenus. On a travaillé avec eux, surtout au niveau des accents. Tu l’as dit, nous sommes pays frères mais on a des accents très différents.  Après, il y a eu l’intégration avec les techniciens et acteurs du Bénin puis les choses sont allées vites. De plus, pour les langues locales, on partage le mina avec le Togo donc on a fait avec.

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Les principaux acteurs de la série KUTONU

Quels sont les acteurs qui t’ont épaté avec leur jeu ?

Aymar : Celle qui m’a le plus impressionné  c’est Nelly (Simliwa jessica) qui était vraiment timide durant le casting. Beaucoup lui disaient qu’elle ne pouvait pas, on lui a trouvé le rôle d’une fille timide et elle a vraiment assuré.

Ensuite Rose (Beatrice Alovor) qui bien tenu son rôle aussi et Gael Hounkpatin qui a joué le rôle de Patrice Akouegnon, un jeune multimilliardaire.

Sur le plateau c’était comment ? On m’a dit que vous tourniez la journée et faisiez le montage la nuit.

Aymar : Oui, c’est ce qu’on a fait parce qu’il y avait la pression du délai. Les équipes travaillaient en parallèle, cela nous a permis en début de  tournage de voir les erreurs qu’on avait. Il y avait, par exemple, le son qu’on a corrigé dans la suite des séquences. Ça nous a aussi permis de voir l’évolution des personnages.

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Kutonu pendant la post-production

 Kutonu, c’est combien d’épisodes et de CFA ?

Jean-Noël : C’est Aymar qui a dépensé l’argent, c’est lui qui peut le dire (rire).  En général je ne donne pas le coût de mes productions. Kutonu, c’est 26 épisodes de 26 minutes. Et ça coûte à peu près ce que ça coûte (rire). Tu sais ce qu’on injecte dans une production,  ça ne correspond pas forcément à ce que la série donne, surtout en Afrique.  Donc je n’aime pas avancer les chiffres. On travaille au rabais par ici.

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Selfie avec le réalisateur Aymar ESSE et le producteur Jean-Noel BAH

 

Pourquoi j’aime le ciné229 Awards

On est tous d’accord que pour faire du cinéma au Bénin, il faut s’armer de beaucoup de courage puisqu’il n’y a pas réellement un circuit de distribution pour nos films, et encore moins des festivals nationaux pour reconnaitre les œuvres des uns et des autres.
Ici, on se plaint quotidiennement de l’oubli du cinéma par tous les gouvernements qui passent, de nos salles qui sont devenus lieux de cultes, abris pour bestioles et autres.
Dans cette litanie de malchance, mauvaise foi ou malheur (je ne sais pas), il y a des jeunes qui osent et qui font avec les moyens qu’ils ont, quitte à un sponsor de les soutenir : c’est ça le Ciné229Awards. 

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Les trophées du Ciné229 Awards


Concrètement, qu’est-ce que c’est ?
C’est un gala, organisé par l’Association Terre d’ébène, lors duquel sont primés, depuis l’année dernière, les acteurs du cinéma béninois. Les meilleurs films, réalisateurs, acteurs et techniciens, tous les postes que nous utilisons usuellement au Bénin sont pris en compte par le comité d’organisation du Ciné229 Awards. Ceci vient donc insuffler une nouvelle dynamique à notre cinéma en instaurant l’esprit de compétition et donc la volonté de mieux faire.
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L’actrice béninoise Nadjibath Ibrahim a reçu l’année dernière le prix de la meilleure interprétation féminine.


Comment participer au ciné229Awards, édition 2018 ?
Vous aviez réalisé un film dernièrement ou aviez travaillé sur un projet comme acteur, cadreur, preneur de son, monteur, maquilleur… envoyez votre candidature en suivant les indications sur ce lien. Le deadline est pour le 09 septembre 2018 et la compétition est ouverte aux béninois uniquement.
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Envie de soutenir l’évènement ?
Comme je l’ai dit plus haut, c’est une initiative jeune et ils travaillent beaucoup sur fonds propre donc un petit coup de main pourra les soulager. Si vous avez envie d’aider ou de devenir partenaire de l’évènement, vous pouvez m’envoyer un mail sur ecranbenin@gmail.com je me chargerai de vous mettre en relation avec le comité d’organisation.
Alors quelqu’un a compris pourquoi j’aime le ciné229awards ?

Tout sur l'actrice béninoise Nadjibatou Ibrahim

BandeNadjibatou IBRAHIM fait partie des actrices émergentes de la zone ouest africaine. Je l’ai découverte dans le film Parinceste du réalisateur togolais Antonio Tchangai Palouki : j’avais été fascinée par son jeu d’acteur. Par la suite, je l’ai retrouvée dans plusieurs courts métrages, réalisés par les étudiants de l’ISMA. Elle a confirmé son talent en remportant le prix de la meilleure actrice béninoise lors des ciné229 awards. Vu que je rends hommage aux femmes cinéastes sur le blog en ce mois de mars, je suis allée la rencontrer afin que ceux qui ne la connaissent pas la découvrent. Interview
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Bonjour Nadjibath. Peux-tu faire une brève présentation de toi pour mes lecteurs ?
Nadjibatou IBRAHIM. Je suis commerciale de formation mais j’exerce dans le domaine culturel en tant qu’artiste comédienne, au théâtre et au cinéma. Je suis en couple et j’ai deux enfants.
Généralement, les gens commencent par le théâtre pour finir au cinéma mais toi, tu as fait l’inverse. La transition, ou plutôt, le mélange des deux arts, comment cela s’est-il effectué?
(Rire)…Ça n’a pas été difficile. J’ai commencé avec le cinéma en 2009 et j’ai fait mes premiers pas au théâtre avec Tola KOUKOUI, dans la pièce « Kondo le Requin », en 2016. Et ça m’a fait plaisir de travailler aux côtés d’un des plus grands du monde théâtral béninois. Je pense que le Théâtre et le Cinéma sont complémentaires et je compte bien évoluer dans les deux.

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Nadjibath sur un plateau de tournage


Y a-t-ils des comédiens d’autres générations qui t’inspirent ou qui t’ont inspirée ?
Bien sûr. Il faut toujours avoir des piliers sur lesquels s’appuyer et moi, je m’appuie sur les doyens Tola KOUKOUI et Ignace YETCHENOU, auprès desquels j’apprends beaucoup.
Beaucoup de passion quand on t’entend parler, mais est-ce facile d’être actrice au Bénin ?
Pas facile d’être actrice au Bénin, car certaines personnes dans notre société nous voient comme des ratés et d’autres nous traitent de dingues. Ils ne comprennent pas qu’on puisse décider de faire carrière dans le cinéma … Bref, je leur réponds que c’est une question de passion et que moi, j’ai fait mon choix!
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Nadjibath Ibrahim joue dans la nouvelle série KUTUNU du réalisateur béninois Aymar Esse


Dans quel grand film as-tu déjà joué ?
(Rire)… Pour moi, tous les films sont grands car il faut beaucoup d’efforts, et pas des moindres, pour faire un film. Mais j’ai eu la chance de travailler avec de grandes maisons de production telles que LAHA PRODUCTION, GANGAN PROD, et des réalisateurs tels que Ignace YETCHENOU, Aymar ESSE et Giscard DAH FONTON. J’ai également travaillé sur le projet ciné nomade et, dernièrement, avec le réalisateur togolais Joël M’BAKA TCHEDRE.
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Elle a le rôle principal dans le dernier court métrage du realo togolais Joël M’Baka Tchedre


Parlant de réalisateurs, avec qui as-tu vraiment apprécié la collaboration ?
Question piège (sourire ). J’apprécie tous les réalisateurs avec lesquels je travaille car, sur chacun des plateaux, pour moi, c’est une opportunité pour apprendre.
Quel est ton pire souvenir sur un plateau ?
Je n’en ai pas encore. Les souvenirs, j’en ai de bons jusque-là, pas de pire.
Est-ce que passer derrière la caméra (devenir réalisatrice) te tente ?
Oui, c’est en projet. Je compte faire de la réalisation dans quelques années et pour finir, produire: Actrice- Réalisatrice- Productrice, tel est mon plan de carrière.
Bonne chance Nadji. Tu étais au dernier FESPACO au Burkina Faso. Que manque t’il, selon toi, au cinéma béninois pour qu’il se hisse au rang des grandes nations de cinéma ?
Ma participation au FESPACO, l’année dernière, m’a permis de comprendre qu’au Bénin, nous souffrons d’une mauvaise organisation dans le monde culturel. Nous avons du potentiel chez nous mais nous ne savons pas l’exploiter.
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Nadjibath et Berni Goldblat le réalisateur du film Walai au Fespaco 2017


Et quel a été ton film coup de cœur à ce festival ?
Mon film coup de cœur pour cette édition du FESPACO est :  Frontières d’Apolline TRAORE, qui traduit les vraies réalités des frontières et met sur le tapis la force des femmes.

Bande annonce frontière☝☝☝☝