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La mort au coin de la rue, un film de Fidèle Kossou

La mort au coin de la rue est un film documentaire de 26 minutes, réalisé par la journaliste-réalisatrice Fidèle Kossou. C’est son deuxième film après Mon repos, Ma vie, qui était dans la sélection officielle du festival clap Ivoire 2017.

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Fidèle Kossou, réalisatrice


La mort au coin de la rue sera en avant-première le  samedi 3 mars 2018, à l’espace Tchif de Cotonou  à  partir de 19h, et sera suivi d’un débat avec la réalisatrice qui exposera les conditions du tournage.
Le film traite de la vindicte populaire. Loin d’être un documentaire qui ennuie, il est dynamique entre images d’archive, extraits de film et témoignage de personne ayant subi et manqué la mort après une vindicte.  La mort au coin de la rue, c’est beaucoup d’émotions et la réalisatrice a même fait participer le slameur béninois Kmal, pour slamer l’une des histoires. J’avoue qu’il faut avoir une sacrée force pour ne pas fondre en larmes. Hormis les séquences sur la vindicte populaire, il comporte aussi d’autres histoires, comme celles sur le colonel Devy, les disparitions de sexe et sur les vieilles sorcières.

La qualité technique du film est également acceptable. L’image, le son et le montage du film ont été bien faits et, croyez-moi, vous ne verrez pas les 26 minutes passer.  Cependant, pour les personnes sensibles, il y a certaines images à éviter puisqu’on parle de vindicte populaire. Des images illustratives un peu choquantes ont été montrées. Prenez donc vos dispositions.
Les billets du film sont à 1000 francs CFA. Ecranbenin a offert cinq billets à certains de ces abonnés. Il s’agit de :

  • René Atcha
  • Sandra Adjaho
  • Lucrèce d’Almeida
  • Géovanny Laurias
  • Raoul Avadete

 

« Capoeira », le film de Samson Adjaho sur le puissant héritage africain en avant-première

Le 31 janvier prochain ne sera pas un jour ordinaire à l’espace Tchif de Cotonou. Il y aura, ce jour, l’avant-première du film documentaire «  Capoeira, puissant héritage africain ». Le film est produit par   Mamoudou Fassassi et réalisé par Samson Adjaho qui nous avait parlé il y a quelques semaines du métier de réalisateur. C’est donc pour nous l’occasion d’apprécier le travail de ce réalisateur. J’ai suivi le film en exclusivité et j’ai fait une interview afin de vous mettre dans le bain de ce à quoi vous aurez droit lors de sa projection.
De quoi parle le film ?
Capoeira puissant héritage africain, est un film documentaire de 30 minutes. Il parle du parcours de combattant de Mamoudou Fassassi, contremaitre et pratiquant de la Capoeira. C’est un jeune passionné de capoeira qui a tout sacrifié pour cet art. J’ai voulu aussi relier l’histoire des aïeuls des origines à cette danse qui raconte le vaillant parcours de nos aïeuls.

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Mamoudou Fassassi contremaître de la capoeira


Comment le projet est-il né ?
Je pratiquais une danse, cousine de la capoeira, qu’on appelle le moringue. J’ai créé ensuite une troupe pour cette danse-là. Mamoudou Fassassi faisait partie de mes élèves. Je l’ai trouvé attentif et visionnaire. Je lui ai confié par la suite la gestion du groupe. On s’est revus longtemps après ; Moi étant cinéaste, on a eu l’idée de faire un film sur la danse pour la faire connaître aux Béninois. Dix ans après, il m’a appelé pour me rappeler qu’on n’avait toujours pas fait notre film. On s’est vus et avec une caméra et une lumière, on l’a tourné.
Qu’est-ce que ça fait de faire un film sur le producteur de son film ?
(Rire) Il n’y a pas un sentiment particulier. C’est un film que j’ai co-produit. C’est vrai qu’en tant que producteur, il avait un certain veto mais quand vous avez la même vision que celui qui produit votre film, généralement ça passe. On n’est pas toujours d’accord sur certains points mais en fin de compte, tout s’est bien passé.
L’équipe du film est vraiment restreinte. Est-ce un choix ou une contrainte financière ?
L’une des particularités majeures du documentaire, c’est qu’il ne nécessite pas de gros moyens. Il est vrai que les moyens n’étaient pas suffisants pour le film mais on n’a pas été inquiet puisqu’on ne sort pas le grand jeu pour ce genre de film.
Il y a quelques erreurs dans le film, notamment la variation du son par moment. Est-ce également un choix ?
Oui il y a des erreurs avec le son, ou lors des interviews. On voit, par exemple, un interviewé regarder un peu trop haut et ainsi de suite. J’ai vu ces erreurs et j’ai laissé passer parce que dans ce film on est plus focus sur le message que sur l’aspect technique. Notre ambition, c’est que tous les enfants du Bénin découvrent cette danse qui a un rapport avec nos racines plutôt que d’être attachés au twerk et autres.
Il y a des extraits d’autres films utilisés dans le film. Quels arrangements avez-vous fait avec les producteurs de ces films?
Vous savez, quand vous respectez le droit moral et que vous ne dépassez pas 8 à 10 secondes d’une œuvre que vous citez et qui est en harmonie avec votre œuvre, vous n’avez pas de problème. C’est ce que nous avons fait dans le film. Nous avons utilisé de courts extraits en citant les auteurs.
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Extrait utilisé dans le film


Vous êtes apparu deux fois dans l’oeuvre. Qui a dirigé l’équipe pendant que vous répondiez aux questions de l’interview ?
Je n’avais pas d’assistant réalisateur donc malgré ma position d’interviewé, je dirigeais l’équipe. C’était amusant. Je faisais cadrer et je vérifiais le plan avant de répondre aux questions.
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Dans le second plan du film où on vous voit, vous jouiez à la PlayStation. Quel est le lien avec la capoeira ?
Je m’identifie beaucoup au personnage d’Eddy Gordo, qui est le personnage mythique capoeira du jeu vidéo Tekken. Cette image, c’est pour montrer comment cette danse a évolué jusqu’à atteindre une dimension planétaire. Tous les enfants qui jouent aux jeux vidéo connaissent la capoeira à travers Eddy Gordo. C’est un film qui rassemble toutes les sensibilités pour montrer aux jeunes que ce personnage qu’ils ont l’habitude de voir, transmet la même émotion que ce dont nous parlons.
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Eddy Gordo tekken 6 ©creative uncunt


L’écriture, le tournage, la post-production ont duré combien de temps ?
Toutes ces étapes ont pris environ une dizaine de mois. L’écriture a pris environ deux mois. On a tourné à Cotonou, Dassa, Agoué ; ça a pris un peu de temps. Et la post-production a duré environ 6 mois. On n’a pas bossé sous pression.
Votre film sera en avant-première le 31 Janvier à l’Espace Tchif de Cotonou. Après cette grande projection, quel sera son destin ?
Le destin du film, c’est éventuellement les festivals ; c’est surtout les projections dans toutes les villes et dans tous les villages du Bénin. Faire connaître l’histoire de la capoeira, les chants de la capoeira, les danses de la capoeira à chaque enfant du Bénin. C’est vraiment ça le grand objectif.
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Où voir un film à Cotonou ?

La grosse question qu’on me posait quand j’ai parlé de création d’un blog dédié au cinéma, c’est : « existe-t’il des salles de cinéma au Bénin ?»
Alors en guise de premier article post  lancement, j’ai fait une liste non exhaustive de quelques endroits où on peut voir des films à Cotonou et environs.
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1. Institut Français de Cotonou. L’ex CCF propose au public béninois deux séances de projection par semaine. Il s’agit de Ciné mômes tous les mercredis à 16h (films destinés aux enfants et pour lesquels l’entrée est gratuite pour les adhérents de moins de 12ans) et le Mardi c’est ciné, chaque mardi soir. Ces projections sont faites pour tous avec, parfois en bonus, la participation des réalisateurs. L’entrée est libre et gratuite.
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2. Val’s Plazza. Le centre commercial Val’s Plazza fait des projections les mercredis, les samedis et les dimanches. La session pour enfants a lieu les mercredis et les dimanches à 16h et celle pour adultes les mercredis, les samedis et les dimanches à 20h. Les billets pour voir les films à Val’s Plazza coûtent 3000f donnant droit à un grand bol de pop-corn.

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Les ciné pass de Val’s Plazza


3. Le Centre. Le centre est situé à Atropocodji et propose aux cinéphiles les Vendredis du cinéma. Comme le nom l’indique, les projections ont lieu chaque vendredi à 19h30. L’entrée y est également libre et gratuite.
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4.L’Espace Tchif. Après sa fermeture temporaire, il a rouvert ses portes et propose dorénavant une soirée cinéma chaque mercredi à partir de 20h. Le billet d’entrée coûte 1000 F et vous aurez la chance d’y suivre régulièrement des films réalisés par des béninois et des africains.
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5.Play Zone. Eh benh c’est la totale à playZone. Les projections ont lieu tous les jours de 18h à 3h du matin et le billet pour aller voir les films coûte 2000F.
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Bonus
Ouais ! Il y a un bonus. Le Canal Olympia!!!! Vous connaissez ? C’est une salle de cinéma du groupe Vivendi. Il existe dans plusieurs pays d’Afrique et la salle du Bénin sera bientôt inaugurée à wologuede.
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Alors, envie de voir un film ? Par quelle salle allez-vous commencer ?
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