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15eme édition du festival international cinéma et migration d’Agadir : le Bénin était à l’honneur

Le Festival International Cinéma et Migration d’Agadir est un festival qui se déroule de 15 ans dans la ville d’Agadir situé au sud du Maroc.  Depuis deux ans, le festival s’est ouvert sur l’Afrique. Ainsi, la Cote d’Ivoire et le Cameroun ont été reçu comme invités d’honneur. Cette année, le Bénin était sous les feux des projecteurs. Un hommage a été rendu au grand réalisateur béninois Sylvestre Amoussou, de nombreux reportages ont été réalisés sur la délégation béninoise et sur le cinéma béninois. Une soirée a été consacrée au Bénin durant ce festival. J’ai participé à ce beau festival, Voici le best of en image.

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La délégation béninoise à l’ouverture du festival

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Sandra Adjaho, actrice béninoise

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Sylvestre Amoussou, honoré durant la spéciale soirée « Bénin »

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Au milieu, l’actrice marocaine Fatima Boujou dans une tenue traditionnelle du Bénin

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Le drapeau du Bénin était sur le lieu du festival

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Bien sur on a fait du tourisme

Voici la célébration du Bénin en vidéo.

Critique : Rafiki, une classique histoire d’un amour

Rafiki est un film kenyan, co-écrit par Jenna Bass et Wanuri Kahiu, qui en est d’ailleurs la réalisatrice. Les auteurs y abordent  l’amour lesbien dans les rues de Nairobi. Le film, censuré au Kenya à cause de la thématique abordée, a été présenté au festival de Cannes 2018 dans la catégorie un certain regard et a été choisi comme film de clôture du Festival International de Film de Durban en Afrique du Sud.
Kena (Samantha Mugatsia) et Ziki (Sheila Munyiva) – les protagonistes du film– sont deux adolescentes et filles de politiciens qui s’affrontent pour les élections locales. Elles se rencontrent au cours de la campagne qui oppose leurs pères et tombent amoureuses malgré leurs différents styles de vie. Kena a des parents divorcés et souhaite devenir infirmière tandis que Ziki rêve de danse et de voyage.

Leur amour est traité avec assez de sensualité et les scènes d’amour présentées avec beaucoup de pudeur, incluant  une complicité entre les deux actrices qui oblige le spectateur à s’attacher à elles : les moments de complicité comme quand Kena initie Ziki au football, la partie où la pluie les oblige à se réfugier dans un camion…, assez de scènes romantiques qui vous donnent le frisson.    La caméra est constamment près du visage, ainsi transmettant de l’émotion.
Quant à l’intrigue du film, elle est assez classique et souffre peut-être d’un manque d’originalité. Rafiki imite le style de nombreux films commerciaux américains qui abordent le sujet des adolescents amoureux.
Ziki et Kena vivent heureuses dans leur relation, sortent ensemble en boite de nuit, dans la rue, sur des terrains de sport…La suite du film se devine aisément, les habitants de leur quartier encore très conservateurs et traditionnels leur font subir des violences psychologiques et physiques.

Rafiki, Wanuri Kahiu, Cornélia Glele, Jenna Bass,

Une scène de Rafiki. Kena et Ziki sont en boite de nuit.


Wanuri Kahiu met en face de son sujet principal, l’amour entre les deux filles, la politique et la religion, deux sujets qui font entièrement partie du quotidien des Africains. On peut remarquer dans certaines scènes qu’en Afrique, le point de vue de la religion compte avec le prédicateur qui reçoit dans son église le politicien en campagne, ou encore le prédicateur qui condamne et interdit l’amour homosexuel. Cela permet de comprendre le rôle des religions dans le contexte social en Afrique.
 

Emergence 2018 : Le comité veut faire une fête du cinéma en grand.

En décembre dernier, j’étais à Lomé pour le festival émergence, une semaine de bonheur que j’avais partagée avec vous Ici.
L’appel à films pour Emergence 2018, prévu pour se tenir 13 au 18 novembre prochain, est déjà ouvert à tous les jeunes réalisateurs. Vous trouverez le formulaire à remplir sur www.emergencefilmfestival.com

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Les lauréats de la dernière édition du festival émergence


Pourquoi vous devriez vous y intéresser?
-Cinéphiles, commencez à libérer votre agenda dès aujourd’hui pour célébrer à Lomé le cinéma Africain. Il y aura assez de projections de films, autant en compétition qu’en panorama (le festival existe depuis 2014 et a déjà projeté plus de 100 films);
Pour les acteurs ou ceux qui rêvent d’embrasser le métier d’acteur, le festival prévoit une master avec la directrice de casting,française, Fabienne Bichet et la grande comédienne burkinabé Kady Traoré. Vous l’avez déjà vue jouer dans des séries burkinabé tels que Ouaga Love, Trac à Ouaga,A nous la vie…;
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L’actrice burkinabé Kady Traoré


Pour les organisateurs de festivals culturels, il y aura également un atelier sur l’Organisation de festivals avec des Expert tels que Alex Moussa Sawadogo de Ouga Film Lab, André Ceuterick qui a fondé le Festival de Film d’Amour de Mons et le Festival du Film Francophone de Namur et François Akouabou Adianaga qui s’occupe des voyages , de l’accueil et du séjour des festivaliers au FESPACO;
Pour les techniciens de cinéma ou les aspirants techniciens, il y aura une master class sur la réalisation des effets spéciaux. Je vous recommande vivement cette master puisque je rêve secrètement d’un film avec spécial, digne du studio, fabriqué chez nous en Afrique.
Voilà un aperçu de ce que le producteur et réalisateur , Joël M’Maka Tchedjre, prévoit pour cette cinquième édition du festival Emergence et je vous assure d’ores et déjà que j’y serai, avec toutes les personnes qui effectueront le déplacement.
Comprenez-vous maintenant pourquoi le titre Emergence 2018 : Le comité veut faire une fête du cinéma en grand ? N’hésitez pas à partager cet article et surtout, invitez vos amis réalisateurs à déposer leurs films sur le site du festival Emergence.

5 raisons pour aller voir le film Lamb en projection au Bénin.  

 
Le samedi 5 mai 2018 à 19h, le film Lamb, du réalisateur éthiopien Yared Zeleke, sera projeté à l’espace Mayton sis à Abomey Calavi. Vous ne savez pas exactement pourquoi vous deviez voir Lamb ? Voici 5 bonnes raisons :
1– L’histoire  accrochant du film
Ce film, réalisé en 2015 et qui dure 94 minutes, raconte l’histoire d’Ephraïm  un jeune garçon éthiopien de 9ans, qui possède et adore une brebis appelé chuni. Ephraïm et Chuni passent toutes leurs journées ensemble. Après une famine ayant causé le décès de sa femme (la mère d’Ephraïm), le père du petit Ephraïm va en ville pour chercher du travail et confie l’enfant à son frère. Ephraïm n’aime pas cette nouvelle vie chez son oncle. Il décide de retrouver sa liberté le jour où l’oncle lui annonce qu’il devra sacrifier sa brebis pour le prochain repas de fête. Il veut partir et a donc besoin d’argent pour s’enfuir avec sa brebis. Il va enchainer plusieurs petits boulots afin de réunir la somme nécessaire. Va-t-il y parvenir ? Je vous laisse le découvrir par vous-mêmes.

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Rediat Amare dans le rôle de Ephraim


2– Le décor du film
Le film est beau grâce aux jeux, aux costumes des acteurs mais aussi aux décors. Il a été réalisé dans certains villages éthiopiens et offre aux cinéphiles la nature, les montagnes et une belle végétation. Je vous laisse la Bande annonce du film afin que vous ayez un aperçu de ce que je dis.

3- L’amour entre Ephraïm et sa brebis
C’est un film dramatique, et à l’écran tout se focalise sur l’amour entre un être humain et un animal. Ils sont tellement mignons ensemble qu’après le film, vous vous demanderez si vous donnez autant d’amour et d’amitié à vos amis.  Et ce n’est pas parce que le film est dramatique qu’il fait pleurer, il y a plusieurs séquences qui vont vous faire énormément rire.
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Ephraim et sa brebis Chuni


 
4- La suite de la soirée
Le film sera projeté dans le cadre de la Semaine de l’Europe au Bénin, qui va se dérouler du 04 au 12 Mai 2018. Après la projection, il y aura une Causerie-débat sur le thème « Les jeunes béninois face à l’Europe et au monde: peurs, attentes, et espoirs ». Les échanges seront modérés par Monsieur Fernand NOUWLIGBETO, docteur ès Lettres et un représentant de la Délégation de l’Union Européenne.
5- Le conte de fée derrière le film
Après le film, Yared Zeleke espérait que son film participe à un grand festival tel que Cannes. Mais après l’annonce de la sélection officielle, il a été déçu de ne pas avoir vu son film en lice. Il a, par la suite, été repêché dans la catégorie « un certain regard ». « Une magnifique surprise qui a illuminé ma journée, ma semaine, mon année, ma vie » a-t-il confié au magazine Jeune Afrique. Découvrez ici toute l’histoire de la sélection de son film au festival de Cannes.
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Le réalisateur du long métrage Lamb Yared Zeleke


Crédits photos: Festival de Cannes, Critikat, ALAIN JOCARD / AFP

Fiche du film :
Pays : Ethiopie, France, Norvège, Allemagne
Genre : Drame
Durée : 94 minutes
Productrice: Ama Ampadu
Distribution (acteurs) : Rediat Amare, Indris Mohamed, Surafel Teka

Festival Lagunimage 2018 : prenez le rendez-vous dès jeudi !

Le festival lagunimage se tiendra du 22 au 25 février prochain. C’est un festival qui a lieu tous les deux ans et qui existe depuis l’an 2000. Il est organisé par l’Association Lagunimage, fondée par la réalisatrice belge d’origine congolaise Monique Mbeka-Phoba. Le festival a connu une pause après l’édition de 2013 et revient cette année avec un éventail d’évènements digne d’un festival de films.
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«  Les métiers de l’audiovisuel et du cinéma » : c’est le thème de cette huitième édition. L’industrie du cinéma offrant plus d’une cinquantaine de métiers, des masters class et des formations sur les métiers du cinéma, qui ne sont pas très connus par ici et qui sont indispensables dans les productions sérieuses, auront lieu durant 5 jours. Si ces formations et master class peuvent vous aider à vous orienter, l’industrie du cinéma béninois ne vous dira que merci.
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Les masters Class
Il y en aura trois :
La première sera animée par Monique Mbeka-phoba. Elle fera une analyse comparée de trois courts métrages, de femmes cinéastes africaines : Sœur Oyo (réalisé par elle-même), Maman ( Maïmouna Doucouré ) et un troisième film réalisé par Akosuwa Adoma Owusu.
Arlesienne Sovi, l’une des meilleurs scripts de la sous-région, fera également une master class sur le métier de script. C’est le moment pour vous de découvrir ce métier, si vous ne le connaissiez pas.
La troisième master class sera animée par Aboubakar Badarou, sur le métier de régisseur au cinéma.

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Monique Mbeka-Phoba ©Brukmer


Les films
Au cours de ce festival, vous pourrez voir gratuitement des films réalisés par des béninois et des réalisateurs d’autres pays.
Vous aurez, par exemple, Bienvenue à Marly Gomont réalisé par Julien Rambaldi, un film dans lequel l’acteur béninois Sylvestre Amoussou a un rôle.
Bande de Fille de Céline Sciamma,Tey de Alain Gomis, La vie de château de Mody Barry, Mary Jane réalisé par le Camerounais Franck Olivier Ndema (qui sera d’ailleurs présent au festival). Cliquez ici pour avoir le programme complet des films à voir.
 
 

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Lieux de déroulement du festival Lagunimage
Les films seront projetés l’Institut Français de Cotonou, à l’espace Tchif, au Festhec, à l’espace Okpara culture, au Parking, à la place du marché de Godomey, au cercle et à l’ISMA.
Les masters class auront lieu à l’ISMA, à Video leader et à l’UPI ESTAC.
N’hésitez pas à vous offrir des soirées ciné en solo, entre amis ou en famille. Et surtout, partagez avec moi vos films coup de cœur.
Je partagerai avec vous le programme journalier du festival sur la page Facebook Ecranbenin

Trois films africains à voir à la St Valentin

Hello les cinéphiles amoureux ou célibataires ! J’espère que vous vous portez bien. Aujourd’hui, c’est la St Valentin et j’ai voulu, en cette période, voir des films d’amour africains afin de vous les proposer. Durant mes recherches, j’ai compris que les africains n’étaient pas vraiment dans le feeling «  ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Les réalisateurs optent, beaucoup plus, pour un mélange de drame et de romance. Je vous propose donc, dans ce billet, trois films que j’ai vus et qui parlent d’amour
Ben et Ara de Nnegest Likké (Cameroun/USA)
Ce film éthiopien et américain de 84 minutes est un mélange d’histoire d’amour et de religion. Il raconte l’histoire de Ben, un étudiant préparant un PhD en philosophie très poussé vers la raison et d’Ara, (rôle interprété par Constance Ejuma) une jeune femme musulmane qui ne jure que par Allah. La raison ou la foi ou encore l’amour ? Ce film est un mélange de tragédie et de magie. Ce n’est pas pour rien qu’il a remporté autant de prix dans les festivals (Festival international du film panafricain de Canne, écrans noirs, African Movie Academy…).

 
 
 
 Pacte de Joël Tchedré (Togo)
Si vous suivez Pacte, vous ne ferez jamais un pacte de sang, ni avec votre amoureux ni avec personne d’autre d’ailleurs . Dans ce film, on a affaire à un couple, lié par un pacte de sang pour la vie et la mort. La femme meurt et revient hanter son mari « préféré ». Elle est partout et le dérange sans cesse. Exaspéré, il se donne finalement la mort pour la rejoindre. Il dure 17 minutes et a été réalisé par le togolais Joel Tchedre. Le film a participé à plusieurs festivals tels que le FESPACO , le FESTICAB, et le Toukountchi au Niger.

Miranda de Blaise Ntedju (Cameroun)
David est beau et riche mais ne parvient pas à trouver une femme sincère pour l’aimer. Elles veulent toutes de son argent. Il finit par rencontrer Miranda, se déguise en pauvre et prend le nom de Valentin. Les deux filent le parfait Amour. Cependant, la mère de Miranda est contre cette relation. Pour elle, sa fille mérite mieux. Elle tente, sans succès, de la donner en mariage à un riche homme du village. Miranda découvrira plus tard que son Valentin lui avait menti sur sa situation financière et elle le rejette,se sentant trahie. Mais l’amour étant plus fort et sous l’influence de sa mère, elle retourne vers lui. Même si j’ai trouvé un peu brusque cette façon de dire Non et Oui par la suite, ça reste un beau film à voir en couple le 14 février pour ceux qui rêvent d’une soirée cinéma.

Ma liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à me proposer d’autres films africains sur la même thématique si vous en connaissez

Festico 2018 : Le festival pour rire, rire et rire

Partagez cet article jusqu’à ce qu’il parvienne au dernier réalisateur spécialisé dans le genre comique.
J’ai découvert depuis peu une nouvelle et belle génération d’humoristes africains sur facebook. Leur mode opératoire : de courtes vidéos qui vous font rire jusqu’à vous arracher parfois des larmes. Et parlant de rire, le Cameroun organise depuis 6 ans déjà un festival pour mettre en valeur les œuvres comiques. Alors cette année, Ecranbenin s’associe à ce festival africain du rire. L’appel à film est lancé depuis un moment et je souhaite la participation de plusieurs réalisateurs africains (il faut que l’Afrique gagne). Donc dans ce court billet, je vous fais découvrir le Festico.
Le Festico, qu’est-ce que c’est?
Le festival international du film d’humour et de comédie de Yaoundé FESTICO (festival des images comiques) existe depuis 2013. C’est un festival destiné uniquement aux œuvres comiques. Cela change un peu du drame auxquels les cinéphiles sont habitués dans les festivals.

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Badges Festico 2018


Particularité de la 6e édition du Festico ?
Cette année, il y aura une distinction spéciale dénommée Jean MICHE KANKAN, qui va récompenser l’ensemble de la carrière d’un artiste humoriste.
De plus, il y aura des projections de films comiques pour enfants en présence des élèves des établissements primaires afin de les initier au cinéma.
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Jean-Miché Kankan, artiste humoriste camerounais décédé le 13 février 1997


Quel genre d’œuvre peut être inscrit au Festico ?
Les drames sont d’office éliminés, on est d’accord. Par contre, les films comiques dans le genre fiction, comédie dramatique, satire, farce, burlesque, humour noir, documentaire, spot publicitaire, magazine, téléfilm, comédie musicale, sitcom, série tv, film d’animation, canular, gag, spectacle de stand up / one man show filmé, pièce de théâtre peu importe la durée, peuvent être soumis au comité de sélection du festival.
Comment y participer ?
Le festival est prévu pour se tenir du 2 au 5 Mai 2018 à Yaoundé au Cameroun. Pour participer, il suffit d’écrire via la boîte postale 2545 YAOUNDE-MESSA / CAMEROUN avec une fiche d’inscription et deux (2) DVD du film, avant le 15 avril 2018. Pour avoir la fiche d’inscription, cliquez Ici et pour obtenir le règlement général Ici.
Si vous avez des soucis, contactez, ecranbenin@gmail.com  ou engoferdinand@yahoo.fr ou encore feliciaasseh@gmail.com .
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Une réalisatrice présente son film durant la dernière édition du Festico


En attendant de vous retrouver à Yaoundé pour savoir quel film nous fera le plus rire, je vous souhaite une belle année 2018, une année pleine de rire et de succès.

L’incroyable histoire de Véronique Tshanda Beya.

Avec Vero, On a commencé à travailler sur cet article depuis Aout-Septembre 2017, mais j’ai tenu à le mettre comme dernier article sur le blog pour une seule raison : elle est l’actrice africaine de l’année et il faut clôturer avec elle (lol). On l’a vue sur toutes les chaînes et dans tous les magazines(enfin,ceux qui suivent l’actualité cinématographique) . Elle a interprété avec brio le rôle de Félicité dans le film éponyme réalisé par Alain Gomis. Cette femme forte, drôle et humble, grosse inconnue de tous avant 2017 a une histoire digne d’un conte de fées.
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Avant Félicité le casting…
Etre actrice a toujours été son rêve mais, n’ayant pas eu de soutien, elle a rangé ce rêve au placard. Elle a fait des études de science commerciale et de marketing. Sans boulot, elle a enchaîné de petits jobs, et fait du commerce « informel » dans sa ville Kinshasa. Une amie connaissant sa passion pour le théâtre, lui a proposé de participer au casting du film Félicité et elle a tenté sa chance. Deux mois, après elle n’avait toujours pas eu de suite et s’est imaginé un échec. Elle a finalement été invitée à passer un second casting puis un troisième et un quatrième et a obtenu le rôle principal du film devant des comédiens professionnels. Son incroyable histoire d’actrice commence là.

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Vero Beya pendant le tournage de Félicité


Félicité
Dans le Film d’ Alain Gomis, la belle congolaise incarne le rôle de Félicité, une chanteuse, mère d’un garçon de 16ans. Un jour son fils a un accident. Pour sauver, ce dernier d’une amputation, Félicité se lance dans une quête désespérée à travers la ville. Elle parcourt ses relations pour trouver l’argent nécessaire, elle est parfois prise en pitié, parfois très humiliée. Vero a brillement tenu le rôle, ce qui lui a valu sa fulgurante ascension.
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De la vente de vêtements aux tapis rouges et festivals
Après des séances de répétition, des mois de tournages et de post-production, le film a été présenté pour la première fois à Berlin en Allemagne. C’est le début des red-carpet pour notre star congolaise qui a ensuite enchaîné les apparitions sur plusieurs festivals, des passages à la télé et des interviews. Le film a eu un palmarès de ouf (grand prix du jury à la berlinade 2017, Etalon d’or de Yennenga au Fespaco 2017, nominé parmi les 9 films -sur 91-de la short liste de la catégorie du « meilleur film long métrage » en langue étrangère de la 90è Edition des oscars du cinéma aux Etats-Unis).
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Vero Beya sur Le Walk of Fame


2018…
L’actrice dont l’histoire rappelle celle de Rachel Mwanza (actrice congolaise aussi) a promis ne pas disparaitre des écrans. Elle va continuer dans l’arène cinématographique et aurait des surprises pour très bientôt. 2018 c’est dans quelques jours et on a hâte de voir ce que tu nous réserves Vero.
Crédit Photo: Page Facebook Vero Bea & Félicité

Festival Emergence 2017 : le palmarès

Emergence 2017, c’est complètement fini. C’est à Anoumou Amekudji (critique cinéma), Angela Aquereburu (productrice-réalisatrice), Emerson Ayivor (producteur) et Aymar Esse (réalisateur) qu’ a échu la tâche de récompenser les plus méritants parmi les 23 films en compétition.
Voici le palmarès de la 4ème édition du Festival Emergence :
Meilleur film fiction et Meilleure interprétation masculine : Pile à l’heure de l’Ivoirienne Mariam Doumbouya.
Le film, long de 16 minutes, raconte l’histoire de ZOKO un jeune ouvrier. Un jour, il emprunte la pinasse pour se rendre au boulot. Lors de la traversée, il tombe sous le charme du discours de ZEZE, un tradi-praticien qui vante les mérites d’un produit spécial dénommé ‘’Pile à l’heure’’. ZOKO l’achète en espérant l’utiliser avec sa nouvelle conquête, Bijou. Frustré par ses mésaventures passées, il décide de quadrupler la dose contrairement aux prescriptions de ZEZE. Malheureusement, une fois à l’hôtel, le surdosage provoque une terrible diarrhée qui l’empêche, à son grand désarroi, de concrétiser ses fantasmes. Cliquez là pour voir la Bande-annonce du film.

Meilleur film documentaire : Comme si on a plus de valeur de Clemens de Souza du Togo.
Personnellement, je pense que c’est le meilleur film du festival du point de vue histoire. C’est un documentaire de 26 minutes qui nous transporte dans l’univers des malades mentaux. Le réalisateur promène sa caméra dans les rues de Lomé et nous fait découvrir le quotidien de ces personnes que nous appelons péjorativement « les fous »

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Clemens de Souza (en chemise noire) meilleur réalisateur documentaire


Prix spécial du meilleur son destiné uniquement aux films togolais et meilleure Interprétation féminine : Brigitte du réalisateur togolais Gilbert Bararmna-Boukpessi
Dans le film, Nassiba Tchassanté interprète le rôle de la grande sœur courageuse. Ses parents sont décédés et elle doit se battre pour que son jeune frère survive à un cancer. Pour avoir l’argent nécessaire afin de le sauver, elle se propose comme mère porteuse d’un riche couple. Malheureusement, après l’accouchement elle connaît des complications et meurt en couches.
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Nassiba Tchassanté, meilleure interprétation féminine


Coup de cœur du jury : La peau de caméléon du réalisateur français Remy Jennequin
Ce film peint un militant togolais « caméléon ». Il est à la fois partisan du parti de Faure Gnassingbe et de celui de jean-Pierre Fabre. Il change de couleur et de discours mais un jour il devra choisir.
J’ai trouvé le film assez instructif et drôle avec un excellent jeu d’acteur. Mais je pense que pour un sujet aussi sensible que la politique, le réalisateur aurait pu utiliser des pseudonymes pour représenter les partis et les noms de leurs leaders contrairement au schéma qui nous a été présenté.
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Le preneur de son sur la production reçoit le prix pour Rémy Jennequin


Le prix spécial de la réalisatrice offert par l’association infos ciné est revenu à la réalisatrice malienne Hawa N’diaye pour le film documentaire L’absence.Le documentaire de 13minutes raconte l’histoire d’une jeune fille qui a souffert de l’absence de son père. Ce dernier est plus occupé par les affaires de la mosquée que par sa propre famille.
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Voilà le récapitulatif des vainqueurs de cette quatrième édition du Festival Émergences. Les Écureuils du Bénin n’ont pas eu de prix. Souhaitons leur donc bonne préparation et bonne chance pour la cinquième édition du festival qui est déjà en téléchargement.
 

Marthe-Carmelle Okoumassoun l'écureuil du Bénin au festival Emergence.

Le festival émergence est un festival de court-métrage fiction et documentaire qui se déroule chaque année au Togo. La quatrième édition du festival  démarre demain à Lomé au Togo. 23 films sont en compétitions pour obtenir les précieux lauriers du festival et dans la catégorie des films documentaires, le Bénin est représenté par le film Egba Omondjagoun. Réalisé par Marthe-Carmelle Okoumassoun, ce film dure 12minutes 59 secondes. A la veille de son départ pour Lomé, j’ai rencontré la jeune réalisatrice à qui j’ai posé quelques questions afin de faire découvrir son film au public béninois.

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Selfie de l’équipe de production pendant le tournage


En une phrase, qui est Marthe-Carmelle Okoumassoun ?
C’est une jeune fille qui se bat et qui a une licence en journalisme. Je suis également l’auteure-réalisatrice du film Egba Omondjagoun.
Parlant de Egba Omondjagoun, de quoi traite le film et pourquoi ce titre ?
C’est un documentaire qui parle du clan princier de Dassa. Ce clan n’est pas très connu et même certains fils de Dassa n’y connaissent pas grand chose. J’y ai alors consacré un film. Je l’ai ainsi titré parce que tout le monde dit généralement Omondjagoun mais la vraie appellation est Egba Omondjagoun parce qu’ils viennent de Egba au Nigéria.
A quel moment toi  as-tu découvert les Omondjagoun de Dassa ?
J’ai toujours eu connaissance de l’existence des Omandjagoun de Dassa vu que je suis originaire de cette ville. Mais, je ne savais pas vraiment grand-chose d’eux. Ce tournage a, de ce fait, eu d’abord sur moi-même l’effet escompté. J’ai véritablement découvert ce clan lors de la réalisation de mon film.
Comment s’est conçu le scénario du film et quel est le coût en terme de budget ?
Le film m’a couté un peu moins d’un million. Pour le scénario, j’ai écrit un dossier de production mais arrivée sur le terrain, j’ai fait face à d’autres réalités. J’ai alors travaillé en tenant compte de tous les paramètres présents.
Raconte nous une anecdote qui t’a marquée durant le tournage.
(Rire pendant un long moment) Une anecdote !!!!!! Une chose qui m’a marquée parmi tant d’autres , c’est quand on est allé à Tré. On devait grimper les collines, ça a pris 45min. Nous étions arrivés sur une sorte de clairière. J’étais heureuse d’être arrivée à destination mais notre guide nous a dit qu’on venait de faire la moitié du trajet. Là je me suis mise à pleurer. C’était d’ailleurs ça ma principale difficulté sur ce tournage ; il fallait beaucoup grimper et pour moi qui ne suis pas très sportive, c’était chaud.
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En route pour le sommet de la colline….


Tu défendras les couleurs du Bénin à Lomé dès demain dans le cadre du festival Emergence. Qu’est-ce que cela te fait ?
Je suis fière mais je stresse aussi beaucoup. Ce sont des amis qui m’ont informée de la sélection du film. J’ai ensuite consulté la liste et je me suis rendu compte que j’étais la seule béninoise en compétition. J’avoue que c’est stressant.
Parmi les autres films en compétition, lequel te fait peur ?
Je n’ai pas peur. Si mon film est meilleur à celui des autres, je gagnerai. Dans le cas contraire, je ne gagnerai pas de trophée mais j’aurais gagné en expérience. Je suis personnellement satisfaite parce que cette sélection est pour moi une victoire morale.
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Liste des films sélectionnés pour le Festival émergence 2017


Après Emergence, quel sera le destin du film ?
Ah !!! Je suis retournée à Dassa et on a complété le tournage avec des plans tournés en drone. Donc je vais remonter le film pour lui donner un nouveau visage. Après je vais l’envoyer à d’autres festivals.
Si vous ne pouvez pas vous déplacer jusqu’à Lomé vous voir le film en salle, vous pouvez le voir sur YouTube. cliquez là👇👇👇👇👇

 
 
 
 
 

Ouverture de rideau pour le Festival Bénindocs 2017

Du 15 au 22 novembre, le Bénin va connaître la quatrième édition du festival «  BéninDocs Festival International du Premier Film Documentaire ». C’est un festival de film documentaire organisé par l’association Africadoc-Bénin. Son but, c’est d’encourager la diffusion des premières œuvres documentaires auprès du public et faire connaître le travail des jeunes réalisateurs.
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Thème de l’édition 4
L’Edition de cette année a pour thème «  Résistance…Entre Ecueil, Survivre en Inventant ». Vous verrez donc des documentaires qui abordent les thématiques « comment faire le pont entre le traditionnel et le moderne, entre le passé et le futur ».
Marraine du festival
Penda Diouf, la jeune Auteure-dramatuge sénégalaise est la marraine du BéninDocs4. Elle a, à son actif, six pièces publiées. Elle a écrit « Poussière », sa première pièce, à 19ans et plusieurs autres pièces qui ont fait le tour du monde. Ses thèmes favoris d’écriture sont le racisme, le sexisme et l’oppression. Il est clair donc qu’elle a des choses à partager avec le public durant ce festival.
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Lieux de déroulement du Bénindocs4
Les films seront projetés à Porto-Novo (au palais des Migan et Aimonlonfidé) et à Cotonou (à l’institut Français et à l’ISMA) selon le programme sur l’image ci-dessous.

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Programme du Festival Benindocs4


Films à voir
Au total 23 films documentaires de création seront projetés au public béninois. Parmi ces films, j’ai trois coups de cœur que je vous recommande vivement.

  • Alpha Blondy, Un combat pour la liberté. C’est un film de 90 minutes (comme un match de foot) réalisé en 2010 par Dramane Cissé et Antoinette Delafin. Le film retrace la vie musicale, spirituelle et politique de l’artiste ivoirien. Il se bat pour la paix en Côte d’Ivoire et en Afrique et son arme, c’est la musique. C’est d’ailleurs le seul documentaire sur l’artiste jusqu’à ce jour.
  • Une démocratie africaine. C’est un film de 72 minutes réalisé en 2016 par Pierre Loti Simo. Dans le film, le réalisateur et son équipe nous emmènent dans un village du Cameroun ou la monarchie a toujours régné pour voir si la démocratie, tel que prônée aujourd’hui, peut cohabiter avec la monarchie. Ils nous font tout simplement découvrir la démocratie monarchique.
  • Marie Curie, Une femme sur le front. Pour les féministes et autres défenseurs de la femme, c’est le film qu’il vous faut. Dans ce film, Alain Brunard nous présente Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie. Elle a été une personne remarquable durant la guerre de 1914. En effet, grâce à sa fille et à l’aide d’un ami médecin, elle a équipé les camionnettes des soldats de matériels de radiographie. Son implication dans la survie des soldats dans cette guerre a rendu populaire la radiographie qui, dans le temps, était banalisée.

Voilà pour mes trois coups de cœurs. Je n’ai pas encore vu tous les films à l’affiche mais je suis sûre que je découvrirai d’autres films tout aussi intéressants que ceux cités. N’hésitez par suivre les projections du Bénindoc4 qui sont gratuites et surtout, partagez avec moi vos coups de cœur ici en commentaire ou sur la page facebook du blog Ecranbenin.

Clap Ivoire 2017 : le Bénin rentre avec un prix

Tenu à Abidjan du 04 au 08 septembre 2017, le festival international des films courts-métrages Clap Ivoire a connu la participation de 15 réalisateurs venus des pays de la Cedeao. Le Bénin était représenté avec un film documentaire « mon repos, ma vie » réalisé par Fidèle Kossou et une fiction « Mon Android »réalisé par Ganiath Lai-Yaya. Celui-ci a reçu un prix. 
Ecranbenin
Au terme de ces 5 jours où les participants ont reçu des masters class et effectué des visites dans des structures de production, les cinéastes béninoises rentrent au bercail avec le prix spécial du jury jeune espoir pour le film « mon Android ». Le Kodjo Eblouclé (plus grand prix de la compétition) est revenu à la réalisatrice sénégalaise Kadidjatou Sow pour son film  « une place dans l’avion ». Vous pouvez suivre le film de notre lauréate béninoise en suivant ce lien